Critikat

Second tour

par Josué Morel

Les trois derniers films d’Albert Dupontel (9 mois fermes, Au revoir là-haut, Adieu les cons) ont fait de l’ancien trublion une figure respectable dans le paysage hexagonal. Désormais capable de réunir entre un et deux millions de spectateurs à chaque « historiette » (c’est ainsi qu’il aime à appeler ses films), il a dans le même temps fait main basse sur…

Adieu les cons

par Josué Morel

Quels sont au juste les « cons » auxquels Dupontel dit adieu ? La police, bien sûr, qui en prend pour son grade dès la première scène, mais aussi plus largement l’administration et le monde numérisé, peuplé de zombies, qui dans les transports en commun restent béatement rivés sur des smartphones. C’est peu ou prou la seule idée d’écriture du…

Au revoir là-haut

par Benoît Smith

Après 9 mois ferme, Au revoir là-haut confirme qu'Albert Dupontel cinéaste tend à laisser derrière lui ses atours surfaits de pourfendeur punk (Bernie, Le Créateur) pour viser un artisanat plus proche du mainstream. Les grimaces de sale gosse de ses personnages se sont assagies, et sa mise en scène, hier en quête frénétique d'effet "in your face", s'est mue en…

9 mois ferme

par Vincent Avenel

Dès les premières images, 9 mois ferme intrigue : le prologue du film, dans les coulisses du palais de justice, est l'occasion d'un plan-séquence fluide, aérien, vertigineux, qui semble pointer dans une direction inattendue. Albert Dupontel, le furieux réalisateur de Bernie et du Créateur, se préoccupe à présent de forme. Son dernier film est ainsi à la fois un festival…

Le Vilain

par Romain Genissel

Depuis son dernier opus, Enfermés dehors, le cinéma cartoonesque d’Albert Dupontel tend à arrondir les angles et semble même se repaître d’une approche candide et « féerique » que l’on jugera très éloignée des folies punkisantes de l’auteur de Bernie. Est-ce son exil dans la cour des personnages de Jeunet qui participe à donner aux derniers films de Dupontel cet…

Enfermés dehors

par Ariane Beauvillard

C'est dans un trafic urbain bruyant, rapide et réglé qu'Albert Dupontel a choisi de placer l'action de son dernier film: son SDF vit dans un cabanon de la périphérie, hors d'une ville au fonctionnement millimétré, et devient malgré lui un redresseur de torts, un joli cœur, un super-héros aux dents jaunes. Entre l'image tremblante digne d'un film Dogma raté et…