Critikat

Deux pianos

par Josué Morel

Devant le nouveau film d’Arnaud Desplechin, on se demande si on a déjà vu un mélodrame aussi conceptuellement misogyne – au sens où la misogynie n’est pas ici qu’une affaire de regard ou de dialogues, mais une force agissante qui réglemente le récit et conditionne sa bascule centrale. Car si Deux pianos, comme son titre l’indique, est un concerto organisé…

Spectateurs !

par Marin Gérard

L’intérêt du projet hybride de Desplechin tient davantage à sa part d’autofiction cinéphile qu’à son versant de documentaire sur le cinéma. En douze chapitres, Spectateurs ! alterne entretiens avec des cinéphiles et des cinéastes, vulgarisation théorique et souvenirs de jeunesse (encore !) à travers le personnage récurrent de Paul Dédalus, ici incarné par quatre acteurs différents. Si ces deux facettes se mélangent parfois (de…

Spectateurs !

par Marin Gérard

L’intérêt du projet hybride de Desplechin tient davantage à sa part d’autofiction cinéphile qu’à son versant de documentaire sur le cinéma. En douze chapitres, Spectateurs ! alterne entretiens avec des cinéphiles et des cinéastes, vulgarisation théorique et souvenirs de jeunesse (encore !) à travers le personnage récurrent de Paul Dédalus, ici incarné par quatre acteurs différents. Si ces deux facettes se mélangent parfois (de…

Frère et sœur

par Marin Gérard

Hasard du calendrier cannois, nous avons découvert quasi coup sur coup Un beau matin de Mia Hansen-Løve et Frère et sœur d'Arnaud Desplechin. Si les filmographies de ces deux cinéastes s'inscrivent dans le sillon d'un certain cinéma français littéraire et sentimental, et qu'ils accueillent ici ce grand acteur qu'est Melvil Poupaud, il existe une différence fondamentale entre leurs œuvres. Là…

Frère et sœur

par Marin Gérard

Hasard du calendrier cannois, nous avons découvert quasi coup sur coup Un beau matin de Mia Hansen-Løve et Frère et sœur d'Arnaud Desplechin. Si les filmographies de ces deux cinéastes s'inscrivent dans le sillon d'un certain cinéma français littéraire et sentimental, et qu'ils accueillent ici ce grand acteur qu'est Melvil Poupaud, il existe une différence fondamentale entre leurs œuvres. Là…

Tromperie

par Josué Morel

On évoquait, lors du dernier Festival de Cannes, le goût du cinéma d'auteur international en général, et français en particulier, pour l'autofiction. Ce film-ci ressemble même à une autofiction au carré : Desplechin adapte Tromperie de Philip Roth, sans qu’on ait l’impression d’un dépaysement géographique ou linguistique (Bruno Podalydès incarne pourtant le romancier américain, et Léa Seydoux son amante britannique).…

Tromperie

par Josué Morel

Tiens, (encore !) une autofiction. Et même une autofiction au carré : Desplechin adapte Tromperie de Philip Roth, sans qu’on ait l’impression d’un dépaysement géographique ou linguistique (Bruno Podalydès incarne pourtant le romancier américain, et Léa Seydoux son amante britannique). Et pour cause : non seulement le jeu de Podalydès n’est pas sans évoquer celui de Mathieu Amalric, acteur fétiche du cinéaste…

Roubaix, une lumière

par Corentin Lê

Dans Roubaix, une lumière, la résolution d’une enquête policière passe par l’association de deux figures antinomiques, Louis et Daoud, et le concours de deux corps impliqués dans l’émergence de la vérité : les forces de l’ordre et les accusées. Cette complémentarité témoigne d’une recherche d’un nouvel équilibre dans le cinéma d’Arnaud Desplechin, dont ce détour vers le film noir permet, comme nous…

L’angle mort (Roubaix)

par Corentin Lê

Dans Roubaix, une lumière, la résolution d’une enquête policière passe par l’association de deux figures antinomiques, Louis et Daoud, et le concours de deux corps impliqués dans l’émergence de la vérité : les forces de l’ordre et les accusées. Cette complémentarité témoigne d’une recherche d’un nouvel équilibre dans le cinéma d’Arnaud Desplechin, dont ce détour vers le film noir permet,…

Roubaix, une lumière

par Josué Morel

« Un film dirigé par Arnaud Desplechin » nous dit le générique de fin. Que déduire de cette formulation ? Peut-être moins que le film organise un chaos (le style nerveux et pris sur le vif qu’il adopte) ou s'en remet à ses acteurs (dont les visages et les profils détonnent là aussi dans le cinéma de Desplechin) qu'il ne s'achemine, comme…

Les Fantômes d’Ismaël

par admin

Qui connaît un peu la filmographie d’Arnaud Desplechin se doutera que Les Fantômes d’Ismaël n’est pas que le mélo aux accents bergmaniens que l’habile campagne promotionnelle du film souhaite tant vendre. Chez Desplechin, une piste narrative peut en cacher mille autres, et les effets de chausse-trappes, de miroirs déformants et de poupées gigognes sont autant de tours de passe-passe que…

Les Fantômes d’Ismaël

par Fabien Reyre

Qui connaît un peu la filmographie d’Arnaud Desplechin se doutera que Les Fantômes d’Ismaël n’est pas que le mélo aux accents bergmaniens que l’habile campagne promotionnelle du film souhaite tant vendre. Chez Desplechin, une piste narrative peut en cacher mille autres, et les effets de chausse-trappes, de miroirs déformants et de poupées gigognes sont autant de tours de passe-passe que…

Trois souvenirs de ma jeunesse

par Adrien Dénouette

Cette année à Cannes, deux géniteurs d’action heroes cultes viennent tremper leur mythologie dans un bain de jouvence. Le premier – on ne se lasse pas d’en parler – c’est bien sûr George Miller, qui offre à son Mad Max fétiche une renaissance doublée d’un retour aux sources (très profondes) du film d’action. Le second, c’est Trois souvenirs de ma…

Jimmy P. (Psychothérapie d’un Indien des plaines)

par Théo Ribeton

Figure déjà en sommeil dans son cinéma éminemment psychanalytique (il donnait discrètement son nom à la thérapeute de Rois et Reine), Georges Devereux éclot avec Jimmy P. en plein centre de la galaxie d’Arnaud Desplechin. Il en incarne en fait le phénix : l’éclatant basculement qui voit Mathieu Amalric, éternel infirme d’une œuvre obsédée par les plaies de l’esprit, devenir…

Jimmy P.

par Théo Ribeton

Jimmy P. (sous-titré « Psychothérapie d’un Indien des plaines » d’après l’ouvrage original) marque le retour d’Arnaud Desplechin sur la figure de Georges Devereux, déjà librement esquissée dans Rois et reine où le thérapeute de Mathieu Amalric, bien qu’incarné par une femme noire, prenait le nom de l’anthropologue. Inversion des rôles : le Blanc reprend la panoplie du savant –…

Un conte de Noël

par Ariane Beauvillard

Arnaud Desplechin est un majestueux représentant national à Cannes : son dernier film, Un conte de Noël, montre avec une grande diversité de formes et de tons la déliquescence d'une famille. Le casting est impressionnant, le traitement du sujet l'est également : d'une part, la réussite totale du portrait tient à l'équilibre de chacun des personnages et de ses séquences.…

Rois et reine

par Claudine Le Pallec Marand

Rois et reine est un film «de famille» : du père trop aimant dans l'enfance de Nora, au père généreux et juste d'Ismaël, en passant par la volonté d'un père et le refus de l'autre d'adopter un fils et l'incapacité de Nora à être mère. Dans l'une des dernières scènes du film, un homme et un enfant visitent le Musée…