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Josué Morel, Marin Gérard, Bastien Gens
Pour ce nouvel épisode de L'ombre d'un doute, trois membres de la rédaction débattent de La Voix de Hind Rajab de Kaouther Ben Hania et Frankenstein de Guillermo del Toro. Disponible également sur Spotify, Deezer, Apple Podcasts et Pocket Casts. Avec : Bastien Gens, Marin Gérard et Josué Morel. Enregistrement et montage : Bastien Gens. Musique : Emile Petitperrin. ©…
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Josué Morel
Au sein de la filmographie très inégale de Guillermo del Toro, Nightmare Alley constituait une plaisante surprise. Ce n’était certes pas la seule exception (Blade 2 et les deux premières saisons de The Strain se distinguaient un peu au milieu de films plus surchargés), mais elle mettait en sourdine la propension du cinéaste à confondre mise en scène et direction…
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Corentin Lê
En prenant comme emblème de son anthologie un cabinet de curiosités où sont entreposés d’étranges artefacts liés chacun à une petite histoire fantastique, Guillermo del Toro remet au goût du jour la forme de la nouvelle horrifique, en particulier telle que pratiquée par H.P. Lovecraft, l’une des figures tutélaires de la série. Au sortir d’une décennie de cinéma d’horreur gentrifié…
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Josué Morel
Si Valentin Denis a exprimé ici un certain nombre de réserves sur Nightmare Alley, le film a plutôt convaincu d’autres rédacteurs de la revue, y compris parmi les plus réfractaires au style de Guillermo del Toro. Cela méritait bien que l’on y revienne. On ne s’y attendait pas : si Nightmare Alley annonçait la poursuite d’un sillon maniériste tracé par…
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Simon Denis
Depuis maintenant trois films, Guillermo del Toro semble s’être lancé dans une série d’hommages obséquieusement appuyés au cinéma américain classique : après la période de ses films mexicains, puis celle des films hollywoodiens (Blade II, Hellboy, Hellboy II et Pacific Rim) césurée par l’espagnol Labyrinthe de Pan, vient donc à présent celle qu’on pourra appeler la période des films « méta-hollywoodiens »,…
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Damien Bonelli
À Jean-Pierre Jeunet qui l’accusait d’avoir plagié Delicatessen et Amélie Poulain pour La Forme de l’eau, Guillermo del Toro se serait défendu en invoquant leur dette commune vis-à-vis de Terry Gilliam, l’iconolâtre en perte de vitesse du cinéma contemporain. Assurément, le Français et le Mexicain auront, tout au long de leurs carrières respectives, fait fructifier le goût de l’imagerie foisonnante…
par
Josué Morel
De Guillermo del Toro, cinéaste inégal mais parfois inspiré, on peut apprécier la veine joueuse et amoureuse du cinéma de genre – dont le tropisme vampirique (Blade 2 ainsi que la série The Strain) constituerait le modeste mais réjouissant sommet –, tout en grimaçant devant ses films plus empesés. Crimson Peak semble se tenir sur la brèche entre ces deux…
par
Benoît Smith
Robots géants contre sauriens titanesques. Ou comment un cinéaste mexicain faisant comme chez lui - ou presque - à Hollywood y recrée et partage avec brio sa fascination de geek pour la culture populaire japonaise. C'est grand (en taille), c'est impressionnant, c'est trépidant, c'est généreux... et - au risque de la contradiction - c'est à peu près tout. Dire cela, ce n'est…
par
Matthieu Santelli
Dans cette suite du premier Hellboy, Guillermo del Toro, affranchi des conventions hollywoodiennes qui le contraignaient un peu lourdement à introduire cet univers issu d’un comic-book culte, se lâche un peu. À l’instar d’un Burton qui imprégnait sa liberté créatrice acquise avec Edward aux mains d’argent sur le second Batman, le réalisateur mexicain apporte ici l’imaginaire élaboré dans ses films…
par
Vincent Avenel
Imaginé avant tous ses autres films, Le Labyrinthe de Pan est l'aboutissement d'un projet scénaristique datant de la jeunesse de Guillermo del Toro. N'ayant plus, après Mimic et Hellboy, à prouver sa maîtrise des ficelles du blockbuster fantastique, il revient dans la veine plus personnelle, visuellement riche, sombre et dérangeante de L'Échine du diable. Espagne, 1944. Alors que le franquisme…