Critikat

Honey Don’t

par Fabrice Fuentes

Voilà à présent sept années que les frères Coen ont décidé d’œuvrer chacun de leur côté. Ce nouvel élan ne s’avère en rien salutaire tant leur filmographie, déjà inégale, est depuis essentiellement entachée de mauvais films. Honey Don’t ne risque pas d’infléchir la tendance : dans la droite ligne de Drive-Away Dolls, le nouveau film d’Ethan Coen se rêve en…

Drive-Away Dolls

par Damien Bonelli

Malgré une photo et une direction artistique rutilantes, The Tragedy of Macbeth, le premier film de Joel Coen sans son frère Ethan n’a guère marqué les esprits. Dénué de toute prétention artistique, celui d’Ethan sans Joel a cependant toutes les chances de passer directement aux oubliettes. Remake saphique de Thelma et Louise, Drive-Away Dolls est le fruit de l’imagination de…

Fragments confinement #3

par La rédaction

Chaque semaine durant le confinement, nos rédacteurs profitent de rediffusions télévisées pour évoquer quelques films marquants. Element of Crime de Lars Von Trier Disponible en replay sur OCS jusqu'au 31/12/2020. L’un des tous premiers plans d’Element of Crime capte, en plongée verticale, le courant d’une eau épaisse et boueuse. Se succèdent sous nos yeux les immondices qu’elle charrie : quelques…

Fragments choisis (Les années 2010)

par La rédaction

Le retour du refoulé (Good Time) Comme dans les précédents films des frères Safdie, Good Time pénètre dans la ville pour explorer une âme écorchée – en l’occurrence Nick (Ben Safdie, d’une sincérité désarmante), jeune handicapé mental dont le regard vide révèle la détresse. Au début du film, la caméra effectue ainsi un zoom avant sur un building new-yorkais, puis…

Ave César !

par Josué Morel

Drôle de film qu'Ave César !, qui marque le retour des frères Coen à leur veine comique tout en constituant à l’échelle de leur filmographie une étape moins anodine qu’il n’y paraît au premier œil. Ave, César ! est un film sur la croyance dans le temple du faux : le premier plan qui s’ouvre sur une croix illuminée fait…

Inside Llewyn Davis

par Julien Marsa

Le seizième film de Joel et Ethan Coen, qui a remporté le Grand Prix du jury au dernier Festival de Cannes, constitue une belle surprise. Au sein d'une filmographie qui souffle le chaud et le froid, les deux cinéastes viennent ici affirmer un regard très personnel, moins grinçant, et surtout proche de leur personnage. Inside Llewyn Davis vient pourtant dessiner…

Inside Llewyn Davis

par Arnaud Hée

Dimanche à Cannes, pas de repos pour les braves : c'est rattrapage, avec la reprise des films de la compétition. Direction les frères Coen, dont la présentation le week-end dernier semble déjà appartenir à une époque lointaine – comme on dit ici : beaucoup d'eau est depuis tombée sur la Croisette. J'en ai globalement entendu le plus grand bien d'Inside…

True Grit

par Ariane Beauvillard

Si les frères Coen ont souvent joué avec les références du western, ils franchissent ici un cap en réalisant le remake d'un film mineur d'Henry Hathaway, 100 dollars pour un shérif, dont le principal intérêt était la présence d'un John Wayne imposant. Mais, affaiblie par un scénario poussif et une distance glaçante, la fratrie ne réussit pas, malgré quelques apports,…

A Serious Man

par Camille Pollas

Après le sursaut de No Country for Old Men, et l’oubliable Burn After Reading, les frères Coen ne remontent pas la pente. En se penchant sur leurs souvenirs d’enfance, ils composent une comédie moins grandiloquente que l’univers de leurs débuts. Le père de famille juif du Middle West dont la vie apparaît tout à coup très compliquée fait sourire, le…

Burn After Reading

par Emmanuel Didier

La filmographie des frères Coen s’envisage selon différentes entrées. Ces seuils sont connus : la comédie lourdingue bas-du-front (Ladykillers, Intolérable cruauté), la comédie mi-absurde, mi-poétique (O Brother, The Big Lebowski), et la tragicomédie de haut vol (Barton Fink, Fargo). D’un ridicule assumé, Burn After Reading penche sans sourciller vers la première catégorie, prouvant par l’absurde que l’on peut très bien…

Burn After Reading

par Oscar Duboy

Voilà le film le plus attendu de cette Mostra (hors compétition), bien qu’il arrive en réalité d’entrée de jeu; avouons d’emblée que nos attentes sont comblées. Coupables d’alterner parfois les grands films avec des œuvres un peu embarrassantes comme Ladykillers, cette fois les Coen semblent avoir trouvé le secret de la constance. Après No Country for Old Men, Burn after…

No Country for Old Men

par Ariane Beauvillard

S'étant essayés à la comédie sympathique avec Intolérable cruauté et Ladykillers, les frères Coen penchent plutôt vers l'époque Fargo pour leur dernier film. Oublié du palmarès de Cannes, il commence à rafler les prix aux Golden Globes en attendant les Oscars. Comme son titre l'indique, No Country for Old Men étudie au travers de Bell, un vieux shérif un peu…

Chacun son cinéma

par Arnaud Hée

Pour son 60e anniversaire, le festival de Cannes convoque ses champions palmés ou primés autour d'un thème : la salle de cinéma. 33 courts-métrages de 3 minutes défilent, indépendants les uns des autres, simplement liés par cette seule thématique. Alors ? Inégal forcément, c'est la règle. Mais beaucoup de cinéastes ont à dire, à transmettre et donnent à penser sur…

Paris, je t’aime

par Ariane Beauvillard

Même les plus rétifs de l'agglomération parisienne ne peuvent pas ignorer les immenses possibilités cinématographiques qu'offre une telle diversité de quartiers, d'architectures et de populations: la déception est d'autant plus grande que la grande absente est Paris elle-même. Aucune vision de l'espace n'est proposée dans la plupart des courts métrages, aucune représentation un tant soit peu nouvelle des lieux topiques…