par
Jean-Sébastien Massart
Révisons Carpenter : la mini-rétrospective que le distributeur Splendor Films consacre, à partir du 12 avril, au cinéaste américain, nous offre l'occasion de revoir cinq films réalisés entre 1970 et 1988. À côté de Dark Star, son moyen-métrage de fin d’études, le corpus se compose de deux dystopies (New York 1997 et Invasion Los Angeles) et de deux autres films plus…
par
Fabien Hagege, Thomas Grignon, Marin Gérard
Pour ce nouvel épisode d'Hatari, trois de nos rédacteurs reviennent sur Halloween : La Nuit des masques, le chef d’œuvre de John Carpenter. Avec : Marin Gérard, Thomas Grignon et Fabien Hagege. Présentation : Marin Gérard. Réalisation, image et montage : Étienne Cimetière-Cano.
par
Damien Bonelli
Avant que la télévision n’enregistre leur destruction, le cinéma a-t-il vraiment su mettre en scène les tours jumelles du World Trade Center ? Vingt ans plus tard, la question mérite d’être posée, tant les twin towers restent indissociables de cette funeste matinée du 11 septembre 2001, qui continue de faire écran à toute autre représentation. À y regarder de près,…
par
Matthieu Santelli
Quand John Carpenter sort Assaut en 1976, il ne rencontre qu'indifférence et mépris de la part de la critique et du public américain. Drôle de pays qui sait faire des films mais qui ne sait pas les regarder. Ou plutôt qui les regarde mal, qui préfère leur motif à leur destination, qui les fétichise au lieu de les observer. Le…
par
Corentin Lê
Sans en avoir repris textuellement les écrits, John Carpenter fait partie des quelques cinéastes dont la filmographie dresse des ponts avec l'œuvre d'H. P. Lovecraft. La célèbre créature de The Thing ou l’asile de L’Antre de la folie s'en inspirent par exemple directement, mais la relation entre le maître de l'horreur et le reclus de Providence ne saurait se limiter…
par
La rédaction
Chaque semaine depuis la fermeture des salles de cinéma, nos rédacteurs profitent de rediffusions télévisées pour évoquer quelques films marquants. Fog de John Carpenter Disponible en replay sur Ciné +. L'une des nombreuses idées de génie de Fog est de faire durer le générique dix minutes, sans que la narration avance (nous sommes simplement témoins des divers incidents que causent…
par
Adrien Mitterrand Munch
Pour ce premier numéro, L'image suivante explore le rapport entre le regard et le feu dans le cinéma de John Carpenter. De film en film, les flammes de la violence et de la colère se transforment en pièges qui attirent l'attention des personnages puis contaminent leur vision. Les caméras subjectives nous condamnent ainsi au rang d'insectes attirés par la lumière…
par
Adrien Mitterrand Munch
Derrière un titre évoquant la science-fiction des années 1950 (They Live en version originale), se cache l’une des apothéoses de la filmographie de John Carpenter. À la sortie du film, le réalisateur d’Halloween n’est pourtant plus considéré comme le grand espoir du cinéma hollywoodien depuis un bon moment, éclipsé par de jeunes cinéastes qui se sont bien mieux accommodés du…
par
Adrien Mitterrand Munch
Interrogé sur ses premières envies de cinéma, John Carpenter parle d’un rendez-vous manqué : "J’ai voulu faire ce métier pour réaliser des westerns. Mais au moment où j’ai été en capacité de le faire, le western était mort." Est-ce ce constat qui l’a conduit à écrire en 1980 son New York 1997 ? On peut y voir le désir d’ouvrir…
par
Matthieu Santelli
"Longuement à pleins yeux, je restai là, scrutant Les ténèbres ! rêvant des rêves qu’aucun homme N’osa jamais rêver !" Le Corbeau, Edgar Allan Poe (1845), traduit par Maurice Rollinat Au début du film, deux étudiantes en physique qui se baladent dans leur campus californien évoquent le célèbre chat de Schrödinger – une expérience de pensée imaginée par le physicien Erwin Schrödinger…
par
Sylvain Blandy
"Je ne sais pas ce qui est arrivé à Antonio Bay cette nuit. Quelque chose est sorti du brouillard et a tenté de nous détruire. À un moment, ça a disparu. Ça pourrait revenir. Regardez par-delà l'horizon, dans l'obscurité, cherchez le brouillard." Ce qui caractérise le regard américain dans sa configuration mythique, le regard conquérant du pionnier ou du colon,…
par
Louis Barroy
Halloween s’ouvre sur un générique — plastiquement porté par un zoom avant sur une citrouille éclairée de l’intérieur — dont l’objet peut être ressaisi de deux façons. La première tendance consiste à priver la citrouille de tout contexte (de fait, elle émerge du noir comme d’un fond sans fond) et à transformer chacun de ses éléments constitutifs (trous, traits, épaisseur,…
par
Benoît Smith
À célébrer John Carpenter pour sa place maîtresse dans le cinéma d'horreur et fantastique, on en oublierait presque que la racine de son désir de filmer est une cinéphilie ayant baigné dans la série B et le western, marquée notamment par les films de Howard Hawks, auteur ayant lui-même tracé sa route à travers les genres. C'est pourquoi l'apparition, dans…
par
Vincent Avenel
Quatre types sont dans un vaisseau spatial, le Dark Star. Ça fait plus de vingt ans qu'ils sont là, à vadrouiller aux quatre coins de l'univers pour faire péter des planètes. Leurs noms sont inscrits sur leurs uniformes, mais eux-mêmes ne s'en rappellent plus. À tout prendre, ils s'en moquent un peu. Coincés dans le Dark Star, les quatre personnages…
par
Mathieu Macheret
Si L'Antre de la folie ne marque pas exactement le sommet de l'œuvre de John Carpenter, comme on l'a un peu vite affirmé – The Thing (1982) reste indétrônable –, c'est assurément un film passionnant et qui contient parmi les plus belles scènes tournées par le cinéaste. Celui-ci tente beaucoup de choses, pousse son classicisme dans ses derniers retranchements, fait…
par
Vincent Avenel, Matthieu Santelli, Benoît Smith
Au fil d'une carrière cinématographique longue de trente-cinq ans, John Carpenter n'aura jamais battu sa coulpe, multipliant les films autour d'une certaine idée du cinéma qui ne se sera jamais éloignée d'une vision sociale et politique du monde – une tendance qui lui aliène, aujourd'hui encore, une bonne partie du public, mais dont l'intransigeance intellectuelle et artistique lui assure un vivier…
par
Matthieu Santelli
Avec ce film d’horreur adapté (pour la seconde fois) d’une nouvelle de John W. Campbell Jr Who Goes There ?, John Carpenter réalise un film nihiliste et sans compromis, proche de l’Alien de Ridley Scott bien que beaucoup plus abstrait. Au-delà du ton apocalyptique et du sous-texte sur l’apparition du SIDA, on peut voir dans The Thing l’étrange relation que…
par
Vincent Avenel, Matthieu Santelli
La création de Masters of Horror, dans la veine des séries toujours plus populaires, est un mini-événement car son concept ne s'appuie pas sur un postulat scénaristique étirable à l'infini mais, chose rare, met en avant les réalisateurs de chaque épisode, faisant de la mise en scène le seul vrai argument commercial. Elle tisse ainsi un pont entre le petit…