par
Robin Vaz
Après une première adaptation de Dostoïevski (Une femme douce), Robert Bresson retrouve l’œuvre de l’écrivain russe avec Quatre nuits d’un rêveur, tiré des Nuits blanches. Transposée dans le Paris de 1971, l’intrigue suit la rencontre nocturne de Jacques (Guillaume des Forêts) et Marthe (Isabelle Weingarten) sur le Pont Neuf, au moment où cette dernière s’apprête à se jeter dans la…
par
Sylvain Blandy
Les éditions Potemkine livrent ce mois-ci des copies restaurées d’Au Hasard Balthazar et de Mouchette au format Blu-ray, ce qui nous donne l’occasion de redécouvrir deux jalons splendides de la carrière de Robert Bresson (pour une lecture approfondie des films en question, nous renvoyons aux textes de Marie Gueden, mentionnés plus haut). Outre la qualité des copies, fraîchement restaurées, l’intérêt…
par
Florian Guignandon
Deuxième long métrage de Robert Bresson, Les Dames du bois de Boulogne sort en France fin 1945, après un tournage rendu difficile par les derniers jours de la guerre. Transposition contemporaine d’un épisode de Jacques le Fataliste de Diderot, servi par les fantastiques dialogues de Jean Cocteau, le film, s’il n’est pas encore tout à fait représentatif de l’esthétique bressonienne,…
par
Ariane Beauvillard
Adapté en 1950 sans la lecture espérée de Bernanos, mort deux ans auparavant, le Journal d'un curé de campagne réalisé par Robert Bresson n'aurait sans doute pas déplu à l'écrivain par excellence du doute. Du roman, Bresson a retenu l'ancrage terrestre, l'essentialité, l'âpre réalité d'un monde perdu sans qu'aucun moralisme n'entre en ligne de compte. Loin du prosélytisme dont certains…
par
Marie Gueden
La possibilité donnée par Tamasa de revoir en copie restaurée Mouchette (1967) fait honneur à l’importante postérité du film de Bresson qu'elle permet de mesurer à l'aune d'aujourd'hui, film à propos duquel Tarkovski, grand admirateur de ce dernier, parlait d’un véritable « pouvoir de fascination », prophétisant : « Et je suis certain que dans plusieurs décades, ce film sera…
par
Marie Gueden
L’année 1966 qui vit sortir sur les écrans Au hasard Balthazar il y a près de 50 ans fut une année en tout point prodigieuse, année majeure dans l’histoire contemporaine de la France qualifiée d’annus mirabilis, année magique ; on trouve la même année une sorte de grand écart entre La Grande Vadrouille de Gérard Oury et Pierrot le fou…
par
Florian Guignandon
Réalisé par Robert Bresson en 1969, Une femme douce ressort aujourd’hui sur les écrans. Adapté d’une nouvelle éponyme de Dostoïevski, le film relate l’histoire d’un homme qui, après le suicide de sa femme, se remémore leur vie commune. Finalement peu connu comparé au reste de la filmographie de Bresson, Une femme douce est pourtant un chef d’œuvre empreint d’une intensité…
par
Guillaume Morel
Film court (1h05), unité de lieu et d’action, Procès de Jeanne d’Arc frappe par ses soustractions, ce que Robert Bresson s’y refuse à faire. Si l’austérité définit habituellement le cinéma Robert Bresson, Procès de Jeanne d’Arc en est peut-être l’exemple le plus singulier. Mais le film nous rappelle surtout que cette austérité, plus qu’une posture, se base toujours sur des…
par
Florian Guignandon
Reprise en salle du deuxième film de Robert Bresson. L'occasion de voir ou de revoir un film admirable, qui contient déjà les thèmes chers au cinéaste, et qui annonce la radicalité prochaine de l'aspect formel de son œuvre. Le style cinématographique de Bresson est tellement frappant et tellement ancré dans les mémoires, du moins de ceux qui le connaissent, que…