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Clémence Duhornay
Le nouveau film de Carla Simón n’est pas sans lien avec Été 93, son premier long-métrage, qui creusait déjà une veine autobiographique : comme la petite Frida et désormais l’héroïne de Romería, la cinéaste n’a jamais connu ses parents, tous deux morts du SIDA dans les années 1980. Dès le début de son voyage en Galice pour rencontrer la famille…
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Josué Morel
Valeur sentimentale, émotion paradoxale. Disons d’emblée que le nouveau film de Joachim Trier témoigne, par l’attention qu’il porte à ses acteurs et actrices (en particulier le trio formé par Stellan Skarsgård, Renate Reinsve et Elle Fanning), d'une certaine vibration qui ne faisait qu'affleurer dans ses précédents films, trop écrits et charmeurs. Ces travers, Trier ne les a pas complètement supprimés,…
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Josué Morel
Un soir de septembre 2015 à Venise, je me souviens avoir assisté à la projection presse de La Rivière sans fin d’Oliver Hermanus, présenté en compétition. Jamais je n’ai vu, encore à ce jour, un film être aussi mal reçu par une salle : huées copieuses, mines furax à la sortie, exaspération collective d’avoir vu la Mostra programmer un film…
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Corentin Lê, Clémence Duhornay
Cannes, jour 8. Deux de nos rédacteurs discutent de Romería de Carla Simón, présenté en compétition. Avec une carte blanche consacrée à Un simple accident de Jafar Panahi. Avec : Corentin Lê et Clémence Duhornay. Réalisation et montage : Étienne Cimetière-Cano.
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Josué Morel
Ce n’est pas la première fois que Martone réalise le biopic d’un écrivain (Leopardi). Ce n’est pas non plus la première fois qu’il brosse un portrait atmosphérique (Nostalgia) : Fuori (« dehors ») raconte les semaines suivant la sortie de prison de Goliarda Sapienza, écrivaine alors presque inconnue dans son propre pays, et qui ne connaîtra le succès qu’une dizaine d’années…
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Corentin Lê
C’est un plan récurrent dans le cinéma de Jafar Panahi : une caméra filme un couple à l’avant d’une voiture tandis qu’un enfant se tient à l’arrière. Mais cette scène archétypale est ici rapidement perturbée par un aléa – le véhicule vient de percuter un chien. Il s’agit du « simple accident » donnant son titre au film, qui amène…
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Josué Morel, Corentin Lê
Cannes, jour 7. Deux de nos rédacteurs discutent d'Alpha de Julia Ducournau, présenté en compétition. Avec une carte blanche consacrée à Exit 8 de Genki Kawamura. Avec : Corentin Lê et Josué Morel. Réalisation et montage : Étienne Cimetière-Cano.
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Josué Morel
Jusqu’ici, Ducournau avait aux yeux de la critique l’aura d’une première de la classe : un court remarqué (Junior), un premier long plébiscité (Grave) et une palme précoce (Titane). Cannes aime bien le storytelling, les ascensions et les chutes fulgurantes, et invente donc un nouveau chapitre au roman de la cinéaste : son troisième long, celui qui devait confirmer son statut…
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Josué Morel
Si Les Aigles de la République raconte un complot, son moteur est plus encore la fausse piste. Mêlant fiction et réel (le récit intègre la figure d’al-Sissi, actuel dictateur de l’Égypte, au sein d’une trame inventée), le film commence comme une comédie : George Fahmy, l’acteur le plus connu du pays (Fares Fares, comédien fétiche de Tarik Saleh), mais bonhomme…
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Josué Morel, Marin Gérard
Cannes, jour 6. Deux de nos rédacteurs discutent de The Phoenician Scheme de Wes Anderson, présenté en compétition. Avec une carte blanche consacrée à Magellan de Lav Diaz. Avec : Marin Gérard et Josué Morel. Et Pierre-Jean Delvolvé pour la carte blanche. Réalisation et montage : Étienne Cimetière-Cano.
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La rédaction
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Josué Morel, Corentin Lê
Cannes, jour 5. Deux de nos rédacteurs discutent de Nouvelle vague de Richard Linklater, présenté en compétition. Avec une carte blanche consacrée à Miroirs no. 3 de Christian Petzold. Avec : Corentin Lê et Josué Morel. Et Clémence Duhornay pour la carte blanche. Réalisation et montage : Étienne Cimetière-Cano.
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Josué Morel
The Phoenician Scheme sort l’artillerie lourde au bout de quelques secondes seulement. À bord d’un avion, Zsa-zsa Korda (Benicio del Toro), un riche industriel qui doit sa réussite à son don pour la magouille, semble sur ses gardes, comme s’il se préparait à l’imminence d’une catastrophe. La menace, instillée par la bande-son d’Alexandre Desplat (sa plus belle partition à ce…
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Marin Gérard
Après un passage par le documentaire (Portraits fantômes), le retour à la fiction de Kleber Mendoça Filho prolonge, dans le sillage de Bacurau, thriller (assez lourd) flirtant avec l’anticipation, le désir de détourner le cinéma de genre pour le faire basculer vers la fable politique. Son titre, L’Agent secret, fait dans cette perspective presque office de fausse piste : d’espionnage, il ne sera…
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Josué Morel
« Assez » : c’est le dernier mot prononcé dans Die, My Love, et il résume bien l’entreprise d’épuisement à laquelle s’est attelé le film. La fatigue du personnage de Grace (Jennifer Lawrence), dont le post-partum se confond avec la démence, n'a d'égal que celle du spectateur : le cinéma de Lynne Ramsay, ce n’est pas nouveau, veut approcher au plus près…
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Corentin Lê
À la fin de Renoir, une réplique a valeur de note d’intention : « Quels ont été les moments marquants ? » demande à Fuki sa professeure d’anglais, après les vacances estivales que vient de passer la petite fille à Tokyo. À la façon d'un diaporama, avec des scènes très brèves et entrecoupées d’ellipses, le montage du film autobiographique de…
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Josué Morel
Redoutable projet que celui de Linklater, qui revient sur la gestation d’À bout de souffle en même temps qu’il ambitionne de pasticher l’esthétique du Godard première manière – on y reviendra toutefois, ce n’est pas si net. Redoutable, car l’équation à multiples facteurs est en principe, mais aussi dans les faits, pratiquement insoluble : peut-on faire un film godardien sur…
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Corentin Lê, Marin Gérard
Cannes, jour 4. Deux de nos rédacteurs discutent d'Eddington d'Ari Aster, présenté en compétition. Avec une carte blanche consacrée à Que ma volonté soit faite de Julia Kowalski. Avec : Corentin Lê et Marin Gérard. Et Pierre-Jean Delvolvé pour la carte blanche. Réalisation et montage : Étienne Cimetière-Cano.
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Robin Vaz
Dès ses premières séquences, La Petite dernière cultive une impression de déjà-vu : des dialogues adolescents crus sur la sexualité, une altercation dans les couloirs, où la jeune Fatima (Nadia Melliti) s’énerve après que l’un de ses camarades l’a traitée de lesbienne… Adapté du roman éponyme de Fatima Daas, le troisième long d’Hafsia Herzi est peut-être avant tout un remake, ou…
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Corentin Lê, Pierre-Jean Delvolvé
Cannes, jour 3. Deux de nos rédacteurs discutent de Sirāt d'Óliver Laxe, présenté en compétition. Avec une carte blanche consacrée à La Rire et le couteau de Pedro Pinho. Avec : Corentin Lê et Pierre-Jean Delvolvé. Et Marin Gérard pour la carte blanche. Réalisation et montage : Étienne Cimetière-Cano.