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Théo Ribeton
Tout boursouflé par l’obsession de « l’étiquette », le cinéma de costumes a bien des raisons d’ennuyer voire d’agacer. Il est si rituel, carnaval répétitif d’étoffes sophistiquées, de décors ornementés, mais aussi de dialogues surécrits, à la littéralité machinale, et même de caractères humains : n’est-ce pas toujours le même bras de fer mollasson entre conservateurs et libertaires, les mêmes…
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Théo Ribeton
Georges Pierret est le patron d’une société de construction de bateaux de luxe que la crise financière, et la frilosité bancaire qui en résulte, mettent peu à peu en péril. Si la clientèle et le milieu sont fortunés, la « masse salariale » (délicieux terme inhumain) est bel et bien prolétaire. La conjoncture lui impose des compromis auxquels même lui,…
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Théo Ribeton
Nous ne sommes plus qu’à quelques encablures de la fin du festival, et les premières impressions générales commencent à se dessiner. Notamment, au niveau de la sélection officielle, le sentiment d’une certaine platitude : plusieurs films non pas ratés, certes, mais juste très anodins, presque déjà oubliés – Dictado, Was bleibt. À la lumière de ce début de bilan, nous…
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Théo Ribeton
Nous nous attendions à un énième (même si c’est souvent un plaisir) film explorant la question de la fiction et de la façon dont ceux qui la pratiquent (notamment lorsqu’il s’agit d’amateurs) s’y projettent jusqu’à se redéfinir, s’étudier. Nous pensions donc que ces prisonniers italiens (accusant tous de longues peines) expérimenteraient dans leur création du Jules César de Shakespeare de…
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Théo Ribeton
Pas d’annonce mensongère dans le titre du film d’Edwin : Postcards from the Zoo ne dépasse pas le stade de la carte postale, raconte strictement rien, et semble justement s’y complaire. Parmi les animaux du parc animalier où elle travaille, Lana a une préférence pour la girafe, pour son élégance et son maintien. Pendant ce temps (ou peut-être est-ce un…
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Théo Ribeton
Le hasard fait parfois bien les choses : il nous a conduits à assister successivement (et presque sans interruption) à Putjowka w Schisn de Nikolaï Ekk, premier film parlant de l’histoire du cinéma soviétique, et à This Ain’t California, documentaire sur le skateboard en Allemagne de l’Est dans les années 1980. Au-delà d’une amusante coïncidence (le grand écart « ère…
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Théo Ribeton
Même avec des réserves de fond, il y avait auparavant de quoi apprécier au moins une certaine joliesse dans les films de Zhang Yimou, très finement chorégraphiés. En s’attaquant cette fois à un événement de l’histoire moderne – le massacre de civils chinois perpétré par l’armée japonaise lors de la prise de Nankin en 1937 –, par le biais d’une…
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Théo Ribeton
Énième film abordant le conflit nord-irlandais, Shadow Dancer sera vite oublié. Il n’étudie ni son ampleur historique et politique (Le vent se lève), ni un cas individuel extrême (Hunger) ; bref, à comparer avec les récentes percées – même controversées – du cinéma dans les Troubles, le film de James Marsh fait trois pas de mouche et s’éclipse. Prenant pour…
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Théo Ribeton
C’est l’histoire d’un mariage arrangé entre un vieux bougre et une adolescente, et leur nuit de noces. Ils ne se sont jamais rencontrés. Elle est encore une enfant, avec même l’espièglerie que ce ménage aura tôt fait d’écraser. Lui est un idiot, tout à la perpétuation de cette bonne vieille habitude, mais pas vraiment méchant. Nous passerons sur l’artillerie lourde…
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Théo Ribeton
On aurait pu penser que le désir de réalisation ne naîtrait chez un producteur qu’à la faveur d’un projet si personnel qu’il n’envisagerait pas de le confier à quelqu’un d’autre (même plus talentueux), ou si unique qu’il se priverait difficilement de sa paternité. C’est pour ces raisons que ce passage derrière la caméra d’Antonio Chavarrías est une surprise et une…
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Théo Ribeton
Cette nuit-là, cinq adolescents s’introduisent par effraction dans une maison. C’est le point de départ choisi par Kirsten Sheridan pour développer un film sur la base de l’improvisation. La maison est opulente : elle fait office de page blanche. Très vite, ces jeunes hommes et femmes prennent possession des lieux, ou plutôt, ils s’en affranchissent. Leur seule présence dans cette…
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Théo Ribeton
Le pitch génialement stupide, à différents degrés de concision (« des survivants du IIIème Reich fomentent leur vengeance sur la face cachée de la lune » ou tout simplement « des nazis dans l’espace ») était sur toutes les lèvres dès l’annonce de la programmation. Les places s’arrachaient furieusement, mais nous avons réussi à nous en procurer une (presque héroïquement).…
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Théo Ribeton
Nos deux premiers films vus à Berlin sont étrangement cousins. Tous deux sont documentaires, autobiographiques, et a fortiori, ils associent à leur création même une quête personnelle de l’auteur. Ils sont tous deux des expériences où la caméra, plus qu’un simple moyen d’expression, donne au cinéaste des clés qui l’aident à se découvrir lui-même, tout en rendant compte de cette…
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Théo Ribeton
Zoé Chantre est mal fichue. Entre de sévères migraines chroniques et une colonne vertébrale tordue, sa vie est ponctuée de soucis de santé qui s’aggravent ou s’améliorent cycliquement, de séjours à l’hôpital, de régimes draconiens : bref, une lutte. Mais aussi, depuis son jeune âge, Zoé dessine, bricole, invente. Par son énergie créative, elle expulse tout, tantôt dans un flot…
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Théo Ribeton
Stephanie Plum, vendeuse de lingerie débrouillarde et bien roulée, est parachutée chasseuse de primes. Sa cible numéro un : Joe Morelli, un flic assassin en cavale, bien roulé lui aussi, qui s’avère être un de ses amours de lycée. On retrouve dans ce schéma une énième déclinaison de la formule hollywoodienne éprouvée qui consiste à propulser dans un univers d’hommes…
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Théo Ribeton
Annoncé comme un brûlot réaliste jeté à l’intérieur du système éducatif américain, Detachment tapine pendant une interminable heure et demie en quête d’un bouc émissaire, et n’est finalement rien de moins qu’une grossière bouillie abjectement démonstrative et voyeuriste. De quelles pincettes faut-il se munir quand on visionne un film s’intéressant à un sujet social ? Inutile de s’encombrer de trop…
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Théo Ribeton
Pour son cinquième film, le premier depuis sept ans, Patricia Mazuy revient au sujet de l’équitation en s’intéressant à un milieu tout à fait unique : le dressage. Entre primitivité du lien homme-animal et feux aveuglants de l’univers des concours, la cinéaste s’applique assez patiemment, documente avec soin les gens et les lieux, et livre un film sensible et élégant…
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Théo Ribeton
Lors de sa sortie en février dernier, L’Étrange Affaire Angélica avait quelque peu divisé la critique. Pourtant, l’entame du film convainc presque unanimement, dotée d’une grâce toute poétique, d’une force très singulière. L’image de cette belle défunte qui se réveille et sourit est presque aussi prégnante chez le spectateur que chez Isaac, le photographe condamné à tomber amoureux de la…
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Natacha Seweryn, Théo Ribeton
Du 6 au 13 décembre 2011, le festival Kinopolska rendait hommage au cinéma polonais, réunissant une compétition de fiction contemporaine et une rétrospective de films en lien avec le Festival de Cannes. Théo Ribeton, rédacteur chez Critikat.com était à cette occasion membre du jury, présidé par Andrzej Żuławski. Les fictions contemporaines (par Théo Ribeton) Pour la première fois donc, le…
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Théo Ribeton
Réalisateur réputé pour des œuvres d’animation plutôt originales, Le Château des singes en tête, Jean-François Laguionie revient sur les écrans avec une œuvre aux possibilités très élargies. Bien que doté d’un univers modulable par ses propres personnages, où la frontière entre le créateur et sa création se déplace constamment, Le Tableau n’est quand même pas aussi ludique qu’on pouvait l’espérer.…