Pas d’annonce men­songère dans le titre du film d’Edwin : Post­cards from the Zoo ne dépasse pas le stade de la carte postale, racon­te stricte­ment rien, et sem­ble juste­ment s’y com­plaire. Par­mi les ani­maux du parc ani­malier où elle tra­vaille, Lana a une préférence pour la girafe, pour son élé­gance et son main­tien. Pen­dant ce temps (ou peut-être est-ce un flash­back), une adorable fil­lette se promène toute seule entre les enc­los, de l’aube jusqu’au soir. Un jour, un cow-boy magi­cien appa­raît, et Lana part avec lui. Mais lors d’un tour de magie, il dis­paraît défini­tive­ment, elle devient donc masseuse dans un salon éro­tique.

Vous ne com­prenez pas ce qui relie tous ces élé­ments et où le cinéaste veut en venir ? Nous non plus. L’honnêteté nous pousse à pré­cis­er que ce syn­op­sis aurait pu annon­cer un objet sur­réal­iste porté par un vent de lib­erté, ou une unité styl­is­tique ; un film léger mais habile du type de The Plea­sure of Being Robbed par exem­ple. Il n’en est rien : Post­cards from the Zoo reste dans une rel­a­tive plat­i­tude esthé­tique, se reposant trop sou­vent sur les mignon­ner­ies des ani­maux ou d’une fil­lette. C’est une mélopée trop hype, trop sûre d’elle, pour con­va­in­cre d’une vraie can­deur de fond.