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Pierre-Jean Delvolvé
Les premières séquences de Que ma volonté soit faite, deuxième long-métrage de Julia Kowalski, font redouter une énième itération d’une stratégie consistant à maquiller, par de petites touches opportunistes, une chronique réaliste en film de genre. Une ferme, une famille marquée par un traumatisme et, très vite, des vaches malades : on pense évidemment à Petit Paysan d’Hubert Charuel. Le…
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Pierre-Jean Delvolvé
La mort n’existe pas, nouveau long-métrage d’animation de Félix Dufour-Laperrière présenté à la Quinzaine des cinéastes, n’est jamais plus convaincant que lorsqu’il fait de son titre un véritable programme plastique. Ainsi de cette scène où un mouton, dévoré par une meute de loups, gambade de nouveau après que sa chair s'est lentement reconstituée. Résurrections et réapparitions jalonnent l’errance d’Hélène, une…
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Pierre-Jean Delvolvé
Dans la dernière partie de Voyages en Italie, Sophie Letourneur (Sophie) et Philippe Katerine (Jean-Phi) se retrouvaient dans leur lit conjugal, munis d’un enregistreur pour se remémorer leurs vacances siciliennes. Le dispositif se révélait méta, puisqu’avec ces enregistrements, le film de vadrouille initialement conjugué au présent mutait a posteriori en écrin à souvenirs. L’Aventura semble reprendre les choses exactement là…
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Pierre-Jean Delvolvé
L’héroïne mal aimable d’Aimer Perdre porte un drôle de nom de famille, a priori trompeur. Car Armande Pigeon (María Cavalier-Bazan) n’a rien d’une pigeonne, bien qu'elle recueille un oiseau blessé. Au contraire, c’est elle qui n’a de cesse de dépouiller, trahir et manipuler les personnages qu’elle rencontre ou accompagne. L’urgence économique n’explique pas tout de son comportement : le moteur…
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Pierre-Jean Delvolvé
Cinq ans après The Irishman, The Alto Knights se présente comme un nouvel adieu de Robert De Niro au genre qui fit en partie sa renommée, le film de gangsters. Mais si Scorsese livrait une méditation hantée par le vieillissement, Barry Levinson propose quant à lui un best-of indigeste et paresseux des classiques de l’acteur. Le (tout) petit intérêt du…
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Pierre-Jean Delvolvé
Un mois à peine après Presence, Steven Soderbergh retrouve déjà le chemin des écrans. The Insider (traduction « française » improbable : Black Bag est son titre original) voudrait renouer avec l’esprit léger de la trilogie Ocean. L’intrigue, concoctée par David Koepp (comme celle de Presence), est celle d’un film d’espionnage on ne peut plus classique. Un agent secret (Michael…
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Pierre-Jean Delvolvé
Il y a une chose qu’on ne peut pas enlever à Steven Soderbergh, quand bien même ses films récents se sont montrés plutôt ternes : celui de maintenir un rythme de production stakhanoviste. L’alternance de petits objets expérimentaux – les quelques films tournés entièrement à l’iPhone (Paranoïa, High Flying Bird) – et de récréations plus clinquantes pour stars hollywoodiennes (Logan…
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Pierre-Jean Delvolvé
Mel Gibson n’a jamais caché sa personnalité tumultueuse, allant même jusqu’à prétendre en interview qu’il est habité par un alter ego sanguinaire, surnommé « Bjorn ». Ce serait « un guerrier viking, venu des temps les plus sombres », manifestation de son énergie débordante et de ses instincts primaires. De fait, c’est peut-être lorsqu’il laisse libre cours à ses visions…
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Pierre-Jean Delvolvé
En marge d’une rétrospective à la Cinémathèque française, Mathieu Macheret décrivait F. W. Murnau comme « le grand poète de la nuit ». Il ajoutait : « La nuit murnaldienne agit comme un renversement des règnes et des équilibres » où la réalité « cesse d’être familière pour libérer l’entrelacs des forces occultes qui grouillaient au-dedans ». Nosferatu le vampire…
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Josué Morel, Corentin Lê, Pierre-Jean Delvolvé
Pour ce nouvel épisode d'Hatari, trois de nos rédacteurs reviennent sur le cinéma d'horreur en 2024, à partir de Smile 2, The Substance et Terrifier 3. Avec : Pierre-Jean Delvolvé, Corentin Lê et Josué Morel. Image et montage : Clément Colliaux.
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Pierre-Jean Delvolvé
En haut d’un donjon, une flaque d'eau reflète à l’envers le chapeau d’une sorcière qui, sous cet angle, fait alors penser à une tornade. Dans ce plan-séquence inaugural, c’est comme si la « tornade » Elphaba, la célèbre « Wicked Witch », s’abattait en effet sur le monde coloré d’Oz (dont la couleur apparaissait justement dans le film de Victor…
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Pierre-Jean Delvolvé
Pour son premier long-métrage, Alexis Langlois revendique un désir d’hybridation en entrelaçant culture populaire et underground queer, rires bouffons et larmes romantiques, spectacle trivial et mélancolie sentimentale. De prime abord, iel semble avoir trouvé le meilleur écrin pour ce projet. Narrant de manière rétrospective l’histoire d’amour passionnée de Mimi Madamour – une chanteuse pop victorieuse d’un télécrochet type « Nouvelle…
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Pierre-Jean Delvolvé
Alors que les films américains soutenus depuis deux ans par la Quinzaine des Cinéastes partagent tous un certain goût de la marge, Good One (qui faisait partie de la sélection cette année aux côtés d’Eephus et de Noël à Miller’s Point) se démarque d’abord par une esthétique ouvertement lisse et émaillée de quelques scories du teen movie indépendant. Dans les…
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Pierre-Jean Delvolvé
Smile premier du nom reposait sur un concept minimaliste : après avoir assisté à l’étrange suicide d’une patiente qui, au moment de son geste fatidique, arborait un terrifiant sourire, une psychiatre surmenée était assaillie de visions peuplées par le même rictus. De fil en aiguille, elle comprenait qu’elle était, comme la défunte, la victime d’une malédiction lancée par une entité…
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Pierre-Jean Delvolvé
En 2013, Xavier Dolan réalisait un clip estampillé « choc » pour Indochine. Leur titre « College Boy » accompagnait une succession d'images au style sulpicien (entre le noir et blanc et les nombreux ralentis) pour dénoncer le harcèlement scolaire, avec comme acmé une crucifixion dans une cour de récréation. S’il serait sans doute excessif d'en faire une matrice esthétique, on voit pourtant, depuis…