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Pierre-Édouard Peillon
Assez paradoxalement, l'adrénaline à laquelle se dope le cinéma de Jaume Collet-Serra n'a jamais été stimulée par la frayeur d'un grand saut dans le vide – un plongeon vers de nouvelles formes d'épouvante ou de suspense – mais tranquillement cueillie sur les chemins déjà parcourus par ses aînés. De sa première réalisation, La Maison de cire, remake d'un remake (L'Homme…
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Pierre-Édouard Peillon
Huis-clos intégralement dédié aux cours dispensés à l'intérieur d'une école de clowns, Tout va bien n'en demeure pas moins un film politique : en se repliant sur la formation d'une poignée d'élèves, le documentaire de Pablo Rosenblatt et Émilie Desjardins fait de cet espace restreint un laboratoire marginal où l'on apprend à manier avec art l'échec et la bizarrerie – ces…
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Pierre-Édouard Peillon
Entre un traitement par homéopathie et une stratégie de gavage, il vaut mieux choisir. For Those in Peril, premier long-métrage du jeune réalisateur écossais Paul Wright, essaie de combiner ces deux approches en rentrant, à petit pas, dans la psyché vacillante de l'unique survivant d'un naufrage, tout en essayant d'accélérer sa course avec un empilement d'images esbroufeuses qui, plutôt que…
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Pierre-Édouard Peillon
Pendant toute la durée de la 64ème Berlinale, Critikat.com sera sur place pour vous rendre compte des films présentés au festival. Une page consacrée à nos découvertes berlinoises vous permettra de suivre « en direct » un échantillon des différentes programmations proposées à l'occasion de cette édition 2014. Et, comme les années précédentes, Critikat.com est le fier partenaire de Berlinale im Dialog,…
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Pierre-Édouard Peillon
Animé par une ambition métonymique, le projet des Rayures du zèbre tient en quelques mots : proposer une radiographie des relations entre l'Europe et l'Afrique noire à travers la rencontre et le parcours d'un couple de personnages – José (Benoît Poelvoorde), agent de footballeur belge sur le déclin, et Yaya, jeune joueur malien talentueux (Marc Zinga). Cette petite entreprise montée en…
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Pierre-Édouard Peillon
Comme le laissaient prévoir son titre et son pitch, inutile d'entrer dans Match retour si l'on n'a pas vu le match aller (si l'on n'a pas préalablement été faire un petit détour du côté de chez Rocky Balboa et Raging Bull). Pour preuve, le film ne se déroulera pas intégralement devant nos yeux – tout occupé qu'il est à surfer…
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Pierre-Édouard Peillon
Particulièrement friand des œuvres d'Olivier Adam (déjà quatre romans portés à l'écran en douze ans de carrière pour l'écrivain), le cinéma français peinait un peu à se retenir devant ce buffet sentimental faisant l'étalage de vies brisées dans la France des « lisières ». Ivres de larmes hystériques et gavés de têtes d'affiches, Je vais bien, ne t'en fais pas…
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Pierre-Édouard Peillon
Largement tributaire de l'alchimie grinçante qui électrisait les relations très « je t'aime, moi non plus » du couple que formaient déjà Emmanuelle Devos et Mathieu Amalric, il y a dix-huit ans, dans Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle), Arrête ou je continue de Sophie Fillières refait vibrer, avec humour et mélancolie, la corde dissonante d'un amour en bout de…
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Pierre-Édouard Peillon
La vraie chance de découvrir Boyhood en festival ce n'est, bien évidemment, pas celle d'avoir une dérisoire primeur, mais plutôt celle de se laisser surprendre par le déploiement d'un projet sans précédent et encore relativement peu médiatisé de notre côté de l'Atlantique. En même temps, on aurait aussi pu s'y attendre tant Richard Linklater nous a habitué à son goût…
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Pierre-Édouard Peillon
Sorte de Lost surexcité en milieu urbain, The Midnight After rassemble, dans une scène d'exposition au montage frénétique, seize personnages dans un mini-bus avant de leur faire subir une aventure teintée de surnaturel et, surtout, barbouillée d'un épais mystère résistant à toute explication cohérente : alors que le mini-bus se dirige vers le district hongkongais de Tai Po, l'humanité semble s'être…
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Pierre-Édouard Peillon
Reprendre les quatorze stations du chemin de croix pour y crucifier une adorable adolescente parce qu'elle est issue d'une famille de catholiques intégristes et ainsi montrer que, oui, la religion tue, voilà peu ou prou le projet particulièrement rudimentaire de Kreuzweg (chemin de croix). Troisième long-métrage du jeune réalisateur allemand Dietrich Brüggemann dont la filmographie est encore inédite en France,…
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Pierre-Édouard Peillon
Alors que la traduction d'un titre peut souvent agir comme un miroir déformant, transformer une poignée de mots en une caricature aussi peu précise qu'une restauration de Cecilia Giménez, celle du quatrième long-métrage de Małgorzata Szumowska a le grand mérite d'être non seulement fidèle à la version originale (W imię... , "au nom de..."), mais également de présenter d'un même…
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Pierre-Édouard Peillon
Lorgnant très ouvertement du côté de la filmographie de Woody Allen (de l'aveu même du réalisateur Vincent Lannoo), Les Âmes de papier pense avoir trouvé en Stéphane Guilllon un équivalent français au cinéaste-acteur new-yorkais. Pourquoi pas. Verbeux et gesticulant, traînant un regard de chien battu d'un bout à l'autre du film, l'humoriste a la panoplie du pessimiste geignard et pince-sans-rire.…
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Pierre-Édouard Peillon
Dans la famille des projets qui fleurent bon la France d'antan, voici la transposition sur grand écran de la série Belle et Sébastien. Assez logiquement, c'est à Nicolas Vanier que la Gaumont a confié les rênes de cette adaptation : même s'il s'agit du premier tournage dans l'Hexagone pour ce touche-à-tout (explorateur, conférencier, écrivain et réalisateur), ses films précédents -…
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Pierre-Édouard Peillon
Dans ses rares réalisations, Valérie Lemercier passe au tamis de la comédie une poignée de « caractères » bourgeois, voulant révéler la vanité d'un esprit de classe prétendument supérieure. Ainsi balancés dans l'arène boulevardière, les snobs, les aristos et autres nantis perdent de leur superbe – et c'est toujours une belle revanche de voir les prétentions des happy few se…
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Pierre-Édouard Peillon
Jackass était une émission curieuse : diffusée sur MTV, forteresse imprenable de la culture mainstream américaine, elle avait tout d’un bouge pestilentiel où une poignée de loustics offraient le spectacle d’une certaine bouffonnerie masochiste. Pas toujours enthousiasmantes, ces cabrioles devenues cultes ont au moins eu le mérite d’inoculer le virus de l’échec à des spectateurs gavés de performances et de…