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Nicolas Journet
Après Les Femmes du 6ème étage, voici une nouvelle comédie centrée sur le personnel de service des immeubles chics parisiens. Frais, léger, le premier film de Ruben Alves n’en reste pas moins une sorte de téléfilm amélioré un peu perdu sur grand écran. Il y a des films malins qui trouvent un sujet porteur, parce que véhicule d’émotions simples, et…
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Nicolas Journet
Sophie Letourneur poursuit son petit bonhomme de chemin dans l’art et essai français. Elle creuse toujours son sillon de la comédie girly. Avec une maîtrise de plus en plus affirmée qui laisse entrevoir de jolies choses pour l’avenir. Ils ne sont pas des dizaines à marquer leur territoire dans le cinéma hexagonal dit d’auteur. Une partie des nouveaux talents n’arrivent…
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Nicolas Journet
Nadir Moknèche poursuit sa mise en avant de la femme arabe. Cette fois, il délaisse la chronique à la Almodovar qui caractérisait ses précédents films pour un polar tendu. Le résultat tient la route, bien qu’un peu scolaire. Il n’est pas si fréquent d’avoir sous les yeux une narration aussi dense que celle de Goodbye Morocco. Le quatrième long-métrage de…
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Nicolas Journet
Film-pudding comme on ne croyait plus en voir que sous la patte de Josée Dayan, le film pense tendre vers Tim Burton, mais ne fait que démontrer les limites d’un certain cinéma français dit populaire. On aurait tellement aimé y croire. Voir un film français adaptant l’un des chefs d’œuvre de la littérature française et le moderniser, lui apporter un…
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Nicolas Journet
Tom Cruise et sa productrice Paula Wagner ressuscitent le film de "vigilante", dérive ultra-droitière du film noir qui aurait mieux fait de rester cantonnée à Charles Bronson et aux années 1970. Un bon film peut donner de mauvaises idées. Le succès de Drive a rappelé que le film noir urbain pouvait toucher le public. Christopher McQuarrie en a tenu compte…
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Nicolas Journet
Bizarrement placé en ouverture de la Semaine de la critique, le premier long métrage de Rufus Norris est une jolie petite chose vaine misant sur la fraîcheur de son héroïne, Eloise Laurence, sans raconter quoi que ce soit de consistant. Drôle d’été pour le cinéma anglais. Après le gentillet La Part des anges, voici le tout aussi insignifiant Broken. Il…
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Nicolas Journet
Portrait de femme à la Une femme sous influence, prolongeant la réflexion de Meurtre d’un bookmaker chinois sur le rôle de l’artiste en société, Opening Night est peut-être le film le plus construit de John Cassavetes, tendu au cordeau, délivrant une ode à la liberté d’une puissance inouïe. Tourné en 1977, Opening Night succède à Meurtre d’un bookmaker chinois dans…
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Nicolas Journet
Par sa figure mystérieuse, atypique dans la chanson française, Nino Ferrer méritait bien un film. Ce court long métrage n’est peut-être pas forcément celui qu’on attendait, mais en retournant à l’adolescence de la star de la chanson, Thomas Bardinet signe un agréable marivaudage à trois. L’aventure est singulière, réalisée en dehors des codes cinématographiques habituels, dans la vitesse, sans grand…
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Nicolas Journet
On pouvait penser qu’Étienne Chatiliez avait fait le tour la thématique de l’échange de bébés. Lorraine Lévy reprend le flambeau sur un mode plus dramatique. Cette fois, ce n’est plus un riche et un pauvre qui sont inversés, mais un Palestinien et un Israélien… En s’appuyant sur un présupposé aussi boiteux, le film sombre inévitablement dans la guimauve, tout juste…
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Nicolas Journet
Très référencé (Hitchcock, Simenon…), adaptation d’un roman de Didier Decoin, le nouveau Lucas Belvaux confirme l’attrait du réalisateur pour les faits divers racontés façon conte moral. Le résultat est décevant, le film souffre d’un esprit de sérieux qui plombe un beau sujet sur la lâcheté humaine. 38 témoins commence fort. Les plans d’exposition sont puissants. Des cargos arrivent à quai.…
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Nicolas Journet
Les livres d’entretiens sont rarement des sommets littéraires. L’alternance de questions-réponses donne souvent l’impression d’une interview prolongée noyant tout point de vue dans une sorte d’efficacité journalistique. Le genre comporte des exceptions à la règle, le Hitchcock/Truffaut bien sûr, ou plus récemment le petit opuscule d’Emmanuel Burdeau sur Judd Apatow. Il faut être clair : L'Esprit libre – Jean-Claude Carrière…
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Nicolas Journet
Le polar taiseux est à la mode. Drive en est la version la plus réussie du moment. Pour sa part, Another Silence ne fait que copier un genre qu’il ne maîtrise que l’espace de quelques séquences. Toute la première partie se déroulant au Canada – à Toronto pour être précis – tient on ne peut plus la route. Marie-Josée Croze…
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Nicolas Journet
Passons les visuels d’une grande laideur (étonnant car l’affiche pour la ressortie d’Extérieur, nuit était on ne peut plus réussie), passons l’absence de bonus dignes de ce nom (une interview lambda de Bruno Wolkowitch), ce double DVD consacré au réalisateur Jacques Bral détient un joyau en son sein : Extérieur, nuit justement. C’est un de ces longs-métrages qui ne rentrent…
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Nicolas Journet
Petit polar de série B, trop prévisible pour vraiment emballer, Un tigre parmi les singes vaut surtout pour la prestation haut de gamme de Toni Servillo. Après Gomorra, Il Divo, et le récent Una Vita Tranquilla, il confirme son statut de star incontournable du cinéma italien. Il suffit d’arpenter les travées d’un marché du film – à Cannes, Berlin, ou…
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Nicolas Journet
Faute d’un scénario suffisamment charnu, empêtré dans sa noirceur esthétisante, Carré blanc rejoint Dante 01 et Eden Log parmi les tentatives ratées de SF à la française. Dans une année cinématographique, il y a peu de courts-métrages qui marquent, qui imposent le nom d’un réalisateur sur lequel il faudra compter. Le Pays des ours fut de ceux-là. Bien qu’il remonte…
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Nicolas Journet
Matt Porterfield suit les codes du cinéma indépendant américain, avec une image soignée, de bons acteurs, et un goût affirmé pour l'improvisation. Mais son mélange entre documentaire (le quotidien désenchanté d'une banlieue de Baltimore) et fiction (la mort d'un adolescent par overdose et ses répercussions sur sa famille ainsi que ses amis) tourne vite à l'exercice de style. Putty Hill…
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Nicolas Journet
Pas franchement novateur dans ses thématiques (l'adolescence et ses tourments), trop touffu dans ses références et maladroit dans ses dialogues, La Lisière n'en est pas moins un pont intéressant avec la "nouvelle vague allemande", adoptant sa forme glacée pour mettre en place une atmosphère "lynchienne" plutôt maîtrisée. Qu’il traite de ses prémices (Tomboy), de son cœur torturé (Des filles en…
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Nicolas Journet
Film d’actrice pur jus, écrit et réalisée par une actrice (Feo Aladag), portée par une actrice (Sibel Kekkili) de grand talent, L’Étrangère est un premier film de bonne tenue, noyant malheureusement ses indéniables qualités formelles comme narratives dans un excès de pathos. Voir Sibel Kekilli en tête d’affiche renvoie à un souvenir cinéphile très personnel. De ceux rares qui resteront…
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Nicolas Journet
Après Mondovino, Jonathan Nossiter passe à la fiction en dressant le portrait foutraque et lourdingue d’une poignée d'expatriés au Brésil. Pris au second degré, son film n’en a pas moins une liberté rassérénante. Les premières séquences font craindre le pire. L’image est laide, numérique qualité amateur, bien que l’œuvre de Lubomir Bakchev, le chef opérateur d’Abdellatif Kechiche. Tout semble improvisé,…
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Nicolas Journet
L’Étranger en moi aura pris son temps. Deux ans après avoir été sélectionné à la Semaine de la critique, le voici enfin en salles. Typique de la nouvelle vague allemande, sur la forme (lumière naturelle) comme sur le fond (défense farouche du vivre ensemble), le deuxième long métrage d’Emily Atef est un joli petit film d’amour et de rédemption. L’Étranger…