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Nicolas Journet
La figure de Sherlock Holmes a connu une nouvelle jeunesse ces dernières années avec la série anglaise co-signée Steven Moffat. Par une inscription de l’univers de Conan Doyle dans le monde contemporain, et par un recours à un humour so british, la série a placé Sherlock Holmes dans un univers à la fois geek et pop. Et elle a contribué…
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Nicolas Journet
Repéré grâce à ses courts métrages, dont Le Monde à l’envers, porté par le duo Myriam Boyer/Vincent Macaigne, ou Mon héros, sélectionné aux César, Sylvain Desclous passe au long en croisant plusieurs de ses thèmes favoris : la filiation et ses aléas, le monde du travail et une vision déprimée de la province française. Trop sage, sur la forme comme…
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Nicolas Journet
Les Ardennes ressemble fort à Bullhead. La société de production Savage Film est à l’origine des deux longs-métrages. Auteur de la pièce de théâtre sur laquelle s’appuie Les Ardennes, crédité au scénario et acteur principal, Jeroen Perceval était déjà au casting du film de Michael R. Roskam. Et pendant un temps, c’était Matthias Schoneaerts qui devait interpréter le rôle tenu…
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Nicolas Journet
Il aura suffi d’un documentaire datant de 2010, Fritz Bauer – Tod auf Raten, réalisé par Ilonia Ziok et diffusé à la Berlinale dans le cadre de la section Panorama, pour réinstaller en pleine lumière ce procureur général du Land de Hesse de 1956 à sa mort en 1968. Juif, social-démocrate, homosexuel, Fritz Bauer échappe de peu aux nazis et…
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Nicolas Journet
L’affiche de Truth : le prix de la vérité résume bien le propos du film en noyant les visages de Cate Blanchett et de Robert Redford dans un drapeau américain. Pour son réalisateur et scénariste James Vanderbilt, les journalistes dont on va suivre le destin sont des héros patriotiques. Durant la première heure, comme englué dans la restitution des faits…
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Nicolas Journet
Après le mésestimé et pourtant passionnant Captives, Atom Egoyan livre avec Remember un récit plus simple, davantage en ligne droite. Mais en épurant, il frise dangereusement le schématique, avec un dilettantisme à peine masqué qui donne à l'ensemble des allures de film de commande. D'ailleurs, alors que ces dernières années il avait tendance à cumuler les rôles, Atom Egoyan n’est…
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Nicolas Journet
Le titre apparaît en grosses lettres, blanches sur fond noir. Le casting principal également, avec la même typographie. À plein régime, la musique pulsée de DJ Chloé enfonce le clou. Qu’on ne s’y trompe pas, on est là devant un film qui va chercher la victoire par KO. Et le contrat est respecté du point de vue de l’intensité. Emmanuel…
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Nicolas Journet
À côté des grands films collectifs (Avengers, X-Men…), de nouveaux super-héros en solitaire apparaissent régulièrement sur le devant de la scène. Il y a eu Iron Man, Thor, Ant-Man… voici donc Deadpool. À la manière d’un Captain America, d’un Wolverine, et de bon nombre de super-vilains (Bouffon Vert, Docteur Octopus, Yellow Jacket…), le mercenaire Wade Wilson subit les contrecoups d’une…
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Nicolas Journet
Il nous reste la nuit était le titre original de La Marcheuse. Et il colle bien mieux à la nature du long métrage, en dit bien plus sur sa dimension charnelle et universelle. La Marcheuse n’est pas qu’un film sur la prostitution des femmes chinoises à Paris. Se référant au Happy Together de Wong Kar Wai, ou à Intimité de…
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Nicolas Journet
Voici un feel-good movie, selon l’expression consacrée, un film pour se sentir bien en français dans le texte. Le terme renvoie à une forme de légèreté, un côté non prise de tête censé assurer un moment de vraie détente au cinéma. Le feel-good movie n’est pas vraiment une comédie pure, un peu de mélancolie peut s’y glisser voire un arrière-fond…
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Nicolas Journet
Prenant la suite de Strictly Criminal, Legend reprend le flambeau du sous-genre des films de gangsters à grands renforts de postiches. À chaque fois, il s’agit d’adaptations plus ou moins proches de romans biographiques qui font le travail préparatoire de défrichage du réel. Le ou les scénaristes y trouvent un angle particulièrement saillant, une relation principale à traiter, dans Strictly…
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Nicolas Journet
Hector commence joliment, par un plan où la caméra circule sur un parking comme cherchant celui qui va incarner son personnage principal. De bout en bout, le film va d’ailleurs conserver une intéressante maîtrise, dans une forme très classique par contre, il ne faut pas chercher ici de l’expérimentation. Les séquences sont bien construites, la mise en scène est étudiée…
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Nicolas Journet
Shanghai Belleville est de ces films qui posent question sur la manière d’en rendre compte. Si l’on parle du projet initial, soutenu par de nombreux organismes prestigieux (la Cinéfondation, le CNC avec à la clef l’avance sur recettes…), on ne peut trouver que des qualités au premier long-métrage de Show-Chun Lee, repérée pour ses courts métrages documentaires, dont l’assez fascinant…
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Nicolas Journet
Cafard est un film d’animation mais n’a rien d’un film pour enfants. Dans la lignée d’un Valse avec Bachir, l’animation est pour Jan Bultheel un moyen de raconter une période sombre de l’histoire contemporaine, non pas cette fois le conflit israélo-palestinien, mais la Grande Guerre, celle de 14-18, avec le Kaiser Guillaume II comme principal adversaire d’une coalition – la…
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Nicolas Journet
Il est des documentaires qui enfoncent des portes ouvertes, traitent de sujets rebattus, en essayant de trouver un angle original sans toujours y parvenir. Et puis il y en a d’autres qui défrichent un territoire vierge. Capitaine Thomas Sankara est de ceux-là. Qui connaît en France à part quelques initiés ce dirigeant anti-impérialiste africain ? La bibliographie le concernant compte…
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Nicolas Journet
Je suis un soldat ne va pas révolutionner le cinéma d'auteur français. Il revêt quelques-uns de ses aspects les plus classiques. Tout comme Maryland d’Alice Winocour, le long-métrage de Laurent Larivière est un film à sujet. Il n’est pas question ici de guerre en Afghanistan ou d’autres questions de géopolitique, mais de trafics de chiens, ce qui a l’avantage de…
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Nicolas Journet
Le cinéma de Kore-eda commence à nous être connu. On sait maintenant que la famille en est l’une des thématiques centrales. Chez le réalisateur japonais, elle est à la fois dysfonctionnelle et solide, oppressante et nécessaire. Dans ses deux chefs d’œuvre, Nobody Knows (2004) et Still Walking (2008), le cinéaste arrive parfaitement à en traduire la violence latente, à décrire…
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Nicolas Journet
Il faut attendre le générique de fin et la musique qui accompagne le défilé des crédits – "Everybody knows" de Leonard Cohen – pour que The Program trouve ce qui aurait pu être sa véritable ligne directrice. Au fond tout le monde savait que Lance Armstrong se dopait. Les institutions mondiales du cyclisme, les coureurs, les journalistes… Mais tous se…
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Nicolas Journet
Premier film de Michael Mann, Le Solitaire est un séduisant brouillon de tout ce qui va faire la filmographie d’un des cinéastes américains majeurs de ces trois dernières décennies. Derrière le clinquant du formaliste hors pair, on perçoit encore mieux dans ces prémices la signature d’un auteur obsédé par les tourments de la masculinité. Du lettrage du générique en passant…
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Nicolas Journet
C’est tellement dommage… En filmant le retour de légionnaires d’Afghanistan, Sarah Leonor aurait pu toucher le public sur un sujet d’actualité fort et percutant. Ces dernières années, la France s’engage dans des opérations armées sur de multiples fronts. Ces interventions ne sont pas sans poser question sur le plan démocratique. Et le cinéma par sa capacité à faire projection est…