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Josué Morel
Enfin. On espérait un film beau, fort, enivrant pour sortir de la torpeur cette compétition officielle jusqu’ici avare en émotions. Ce sera Pasolini. Pas un chef d’œuvre (en verra-t-on toutefois un seul d’ici notre départ du Lido ?) mais un très bon Ferrara, qui profite au passage de ce retour en grâce pour rassurer sur la vitalité de son cinéma…
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Josué Morel
Pour son deuxième long-métrage, Alix Delaporte (César du meilleur premier film pour Angèle et Tony, Lion d’or du meilleur court-métrage en 2006 avec Comment on freine dans une descente) rejoint la large délégation française présente en Compétition. Qu’une jeune cinéaste se retrouve dans la plus haute des sélections est une bonne nouvelle, mais on regrette que ce privilège soit accordé…
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Josué Morel
Aujourd’hui place à l’un des favoris pour le Lion d’or : le Suédois Roy Andersson et son A Pigeon Sat on a Branch Reflecting on Existence, méditation sur la condition humaine et le sens de la vie teintée d’absurde et d’humour noir. Le film ne souscrit pas à une trame narrative définie mais tient plutôt de l’entremêlement de divers tableaux…
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Josué Morel
Présenté hors compétition, Tsili confirme l’appétence du Festival pour les grands sujets – il s’agit ni plus ni moins du troisième génocide évoqué depuis le début de cette édition ! Pourtant Amos Gitaï parvient, seulement pendant un temps, à mener son film centré sur la survie d’une jeune juive orpheline pendant l’Holocauste hors des sentiers attendus. Le premier quart d’heure,…
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Josué Morel
Pour les projections de la sélection Venice Days (l’équivalent de la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes), le public est invité à donner son avis sur les films à l’aide d’un petit carton – vert ou rouge, selon si on a aimé. Lorsque nous avons quitté la séance de The Smell of Us, le nouveau film de Larry Clark, l’urne posée…
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Josué Morel
On ne sait pas trop ce qui a incité Alberto Barbera, le directeur artistique de la Mostra, à sélectionner et surtout à placer en Compétition The Cut, le nouveau film de Fatih Akin. Peut-être est-ce par fidélité à un auteur récompensé auparavant au Lido (Soul Kitchen en 2009) ? Ou bien encore à cause de la gravité du sujet –…
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Josué Morel
Dans un festival où les films crapoteux font légion et où les supposées valeurs sûres dégringolent à la faveur d’une projection, She’s Funny That Way du revenant Peter Bogdanovich s’impose comme une agréable surprise, doublée d’une récréation idéale pour les festivaliers désireux d’échapper à la sinistrose des films à thèse. Joyeuse série de quiproquos et de coïncidences aussi fâcheuses que…
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Josué Morel
Pauvre Benoit Poelvoorde. Ce devait pourtant être son festival, lui qui amorçait un grand virage auteuriste pour cette Mostra avec deux films en Compétition, tous deux signés par des cinéastes cotés et dont les derniers films avaient rencontré un large succès critique et une reconnaissance de leurs pairs (Grand Prix à Cannes pour Des hommes et des dieux, prix Delluc…
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Drôle de projet que cette Rançon de la gloire, incursion de Xavier Beauvois dans le champ de comédie. Le pitch ? Eddy, délinquant tout juste sorti de prison (Benoît Poelvoorde) est hébergé par son ami Osman (Roschdy Zem), émigré algérien qui peine à joindre les deux bouts. Eddy, apprenant la mort de Charlie Chaplin et son enterrement à quelques kilomètres…
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Josué Morel
Les habitués du cinéma de Quentin Dupieux s’étonneront de ne trouver guère de trace de la propre musique de l’artiste touche-à-tout dans son nouveau film, Realité . Les compositions pour le moins dissonantes du réalisateur de Rubber ont en effet laissé place à une simple boucle composée par Philip Glass et répétée ad nauseam. Pas un hasard : la structure…
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Josué Morel
C’est sur une première controverse que s’ouvre la 71ème Mostra de Venise. The Look of Silence, deuxième film de Joshua Oppenheimer (The Act of Killing), suit l’enquête que mène Adi pour découvrir les circonstances de la mort de son frère, victime des tristement célèbres massacres de 1965 en Indonésie. Si le film est mu par une ambition a priori inattaquable…
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Josué Morel
À quoi tient la faillite d’un système esthétique qui a jadis fait preuve de sa toute brillance ? Quatre ans après son ébouriffant Le Mystère de la flamme fantôme, Tsui Hark donne une suite (ou plutôt un prélude) aux aventures de Dee, sorte de Sherlock Holmes chinois qui excelle à la fois par son sens de la déduction et sa…
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Josué Morel
« Les règles ont changé » nous promet la tagline de ce quatrième épisode de la franchise Transformers, toujours réalisé par l’inévitable Michael Bay. « Vraiment ? » serait-t-on tentés de répondre. Après tout, Transformers : l’Âge de l’extinction n’est qu’un énième destruction porn de plus découpé à la truelle (mais qui, à l’instar de Transformers 3, se révèle moins épileptique que prévu), d’une longueur déraisonnable…
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Josué Morel
Présenté à l’édition de 1990 de la Quinzaine des réalisateurs mais curieusement jamais distribué en France, Metropolitan, le premier film de Whit Stillman, arrive enfin sur nos écrans. À quoi tient le charme discret de ce cinéma rare mais précieux (quatre films en vingt ans : Metropolitan, puis Barcelona en 1994, The Last Days of Disco en 1998, et Damsels…
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Josué Morel
C’est dans un petit bar à vins de la rue de Bretagne que nous avons rencontré Whit Stillman, sur Paris à l’occasion de la ressortie de Metropolitan, son premier film. Alors que son prochain projet, la série The Cosmopolitans, sera bientôt disponible sur la plateforme Amazon, le cinéaste est revenu pour nous sur ses expériences de tournages, ses projets avortés…
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Josué Morel
"Non !" C’est sur ce cri rageur, appel à l’insurrection et au soulèvement, que César, héros de La Planète des singes : les Origines, emmenait une bande de primates surdoués à la conquête de leur liberté. Surtout, ce "non" sidérant était la prise de parole d’un animal face à un humain, l’appropriation de son langage et la consécration d’une mutation.…
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Josué Morel
Drôle de trajectoire que celle de Clint Eastwood, qui depuis le très faiblard Invictus, l’inégal Au-delà et le beau mais mal aimable J. Edgar, semble avoir écorné son statut de grand auteur populaire, incontesté il y a encore cinq ans. Avec Jersey Boys, biopic consacré au fulgurant succès de Frankie Valli et de son groupe, The Four Seasons, le cinéaste…
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Josué Morel
Edge of Tomorrow, signé Doug Liman (Fair Game, La Mémoire dans la peau), ne demeure pas moins pourtant un film de Tom Cruise, tant il parait intégralement articulé autour de l’aura et du physique inaltérable de l’acteur. À l’instar donc des derniers films de Tom Cruise, ce blockbuster SF ne semble être qu’un prétexte pour une démonstration du talent de…
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Josué Morel
Aujourd’hui place à Bertrand Bonello et son très attendu Saint Laurent, premier film de la délégation française présenté en Compétition Officielle. Le réalisateur de L’Apollonide s’attaque au mythe du couturier français (quelques mois après l’insipide hagiographie de Jalil Lespert), avec la force d’un cinéaste désormais assuré de son don d’esthète. Dans Saint Laurent Bonello gomme en effet quelques défauts inhérents…
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Josué Morel
A l’instar du Congrès d’Ari Folman, premier film de la sélection l’année dernière, la Quinzaine des réalisateurs débute avec une proposition de cinéma portée par un cinéaste qui monte, et dont l’absence en compétition officielle est apparue comme une surprise, voire même une injustice. Ari Folman (Le Congrès) et Céline Sciamma (Bande de filles), victimes d’une frilosité d’un Grand Palais…