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Josué Morel
Froidement accueilli lors sa sortie en 1993, L'Impasse (Carlito's Way) est aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands films de son auteur, au point que les Cahiers du Cinéma l'ont consacré à l'aube des années 2000 comme le meilleur film de la décennie passée. À la fois chef d’œuvre narratif de De Palma et apogée d'une méditation sur le film…
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Josué Morel
Face à l’énormité du scandale financier qui a conduit à la crise des subprimes, le cinéma américain nous a habitués à traiter le sujet sous l’angle de la sidération : la situation est si aberrante qu’elle peut autant passer pour une tragédie grecque (Margin Call et son Olympe de requins) qu’une bouffonnerie qui laisse en bouche un goût amer (The…
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Josué Morel
Voilà un film que l’on adorerait aimer. Sous le patronage de trois merveilles poétiques qui ont marqué une génération (Rencontres du troisième type, E.T. et Starman), le déjà très coté Jeff Nichols revient avec un film d’échappée en voiture centré sur un enfant aux pouvoirs énigmatiques. Le gamin apparaît pour la première fois à l’écran caché sous un drap et…
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Josué Morel
« Brooklyn » : voilà un film dont le titre est bien choisi. Lorsqu’Eilis Lacey (Saoirse Ronan), jeune immigrante irlandaise, quitte Ellis Island pour franchir une porte baignant dans un halo presque divin, on pourrait croire que le film s’attelle alors à une chronique du rêve américain, avec son lot d’obstacles à franchir et de désillusions à éprouver. Sauf que,…
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Josué Morel
"On est tous des sauvages." Cette phrase, placardée (en français) sur un Indien retrouvé pendu à la moitié du film, verbalise autant le mouvement de The Revenant qu’elle illustre la démarche cinématographique d’Alejandro González Iñárritu. Le mouvement, c’est celui d’un anti-western : en substituant à l’horizon civilisateur de la Frontière une plongée dans la sauvagerie la plus complète, qui confronte…
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Josué Morel
Drôle de film qu'Ave César !, qui marque le retour des frères Coen à leur veine comique tout en constituant à l’échelle de leur filmographie une étape moins anodine qu’il n’y paraît au premier œil. Ave, César ! est un film sur la croyance dans le temple du faux : le premier plan qui s’ouvre sur une croix illuminée fait…
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Josué Morel
À une heure incertaine, deuxième film de Carlos Saboga (scénariste notamment de Mystères de Lisbonne et des Lignes de Wellington), a le problème de ces fictions qui font de leur petite histoire une simple mise en relief de la grande, « toile de fond » – comme la qualifie le cinéaste lui-même dans sa note d’intention – qui occupe pourtant…
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Josué Morel
Là où La Tour Montparnasse infernale pastichait ouvertement Piège de cristal, son prequel s’inspire assez logiquement de la suite des aventures de John McClane, 58 minutes pour vivre, remake inavoué et plutôt faiblard du premier volet. On craint d’abord un peu que le retour d’Eric et Ramzy en "gogols" perdus au milieu d’une attaque terroriste prenne le même chemin. Heureusement,…
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Josué Morel
Sur le papier, l’affaire semble assez simple : après Happiness Therapy et American Bluff, David O. Russell retrouve Jennifer Lawrence, Bradley Cooper et Robert De Niro, dans un film qui joue à nouveau sur une patine rétro aux accents scorsesiens et capitalise sur l’énergie de son actrice, cette fois-ci centre névralgique du film. Les réfractaires à ce cinéma-là, taillé sur…
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Josué Morel
De quoi Le Grand Partage veut-il nous faire rire ? A priori de nous : les locataires d’un immeuble cossu du 6ème arrondissement se retrouvent contraints, à la suite d’un décret, d’accueillir pendant l’hiver ceux qui n’ont pas de toit. On comprend vite que le lieu en question est un précipité de la société française et de son tripartisme politique…
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Josué Morel
Il y a un très beau personnage dans ce nouveau Star Wars : Kylo Ren, le jeune méchant, terrifié par la perspective de ne pas être à la hauteur du modèle Dark Vador, figure la plus emblématique de la saga aux désormais sept films. Les parures supposées inquiétantes du seigneur Sith (sabre laser médiéval et capuche noire) cachent en effet…
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Josué Morel
La sortie du luxueux coffret Body Double, édité par Carlotta, est l’occasion de se repencher sur ce qui constitue peut-être le film le plus radical de De Palma, la pointe moderne d’une œuvre où les enjeux dramaturgiques sont évidés pour atteindre une forme d’apparente gratuité dans des moments de pures suspensions (le fameux clip de "Frankie goes to Hollywood", petit…
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Josué Morel
La déception ressentie face Au cœur de l'océan est égale au pouvoir d'attraction qu'exerce encore aujourd'hui le mythe Moby Dick. Si l’on attendait quelque chose de cette relecture, c’est bien parce que l’ouvrage, par sa dramaturgie curieuse (une épopée patiente et entrecoupée de descriptions de la chasse à la baleine) et le mystère qu’il enrobe autour de sa créature, a…
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Josué Morel
La sortie du luxueux coffret Body Double, édité par Carlotta, est l’occasion de se repencher sur ce qui constitue peut-être le film le plus radical de De Palma, la pointe moderne d’une œuvre où les enjeux dramaturgiques sont évidés pour atteindre une forme d’apparente gratuité dans des moments de pures suspensions (le fameux clip de « Frankie goes to Hollywood », petit tronçon…
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Josué Morel
C’est un plan extraordinaire, situé dans la dernière partie du film : alors que James Donovan (Tom Hanks) négocie un échange de prisonniers avec la RDA dans le Berlin de 1961, des fonctionnaires allemands sillonnent en bicyclette l’intérieur d’un couloir dont l’horizon est happé par un halo blanc. À l’arrière-plan, les silhouettes sont comme ravalées par cet au-delà lumineux tandis…
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Josué Morel
Comment faire le deuil du génocide arménien, dont cette année marque le centenaire ? De son propre aveu, Robert Guédiguian s’est moins intéressé dans Une histoire de fou à l’épisode traumatique qu’à "l’histoire de sa mémoire". D’où un récit long de plus de deux heures qui cherche à couvrir les tenants et les aboutissants de la question par divers biais…
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Josué Morel
À l’instar de Flight, film lui aussi à la beauté maltraitée, The Walk risque de décontenancer et laisser sur le carreau ceux qui n’arriveront pas à dépasser certains obstacles a priori rédhibitoires. Car en contant les exploits du funambule français Philippe Petit, Zemeckis se frotte à la difficulté d’intégrer au grand spectacle hollywoodien une matière exogène et tombe, par son…
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Josué Morel
De Guillermo del Toro, cinéaste inégal mais parfois inspiré, on peut apprécier la veine joueuse et amoureuse du cinéma de genre – dont le tropisme vampirique (Blade 2 ainsi que la série The Strain) constituerait le modeste mais réjouissant sommet –, tout en grimaçant devant ses films plus empesés. Crimson Peak semble se tenir sur la brèche entre ces deux…
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Josué Morel
Si Le Dernier Maître de l’air et After Earth sonnaient la fin d’une série de grands films sans remettre toutefois en cause le fin talent de M. Night Shyamalan, l’annonce de The Visit avait de quoi inquiéter jusqu’aux plus irréductibles fidèles du metteur en scène. Mais pourquoi donc Shyamalan, dont le cinéma a toujours brillé par la rigueur de son…
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Josué Morel
Étrange film que Sicario, dont la trajectoire singulière étonne au regard du peu de crédit que l’on accordait au cinéma de Denis Villeneuve. Dans son article publié à la suite de la présentation du film à Cannes, Théo Ribeton pointait avec justesse la « charge horrifique de l’univers des cartels » comme moteur du film, mais la surprise tient justement…