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Josué Morel
À l’instar du Halloween de David Gordon Green, The Predator est de ces suites qui, sans être dénuées d’idées pour redynamiser et repenser les figures qu’elles tentent de dépoussiérer, butent sur leur dimension iconique. Le film commence plutôt bien, avec une suite de plans qui semblent directement poursuivre l’horizon discursif du Predator de McTiernan : là où le premier volet finissait…
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Josué Morel
C’est une scène située vers la fin du premier épisode : tandis que le commandant Van der Weyden et son adjoint Carpentier évoquent l’origine extraterrestre de ces flaques noires qui envahissent la région, un petit groupe de migrants apparaît dans l’arrière-plan et s’approche de la gendarmerie. Le rapprochement que tisse le découpage entre l’invasion d’aliens et la présence d’étrangers, déjà lourdement…
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Josué Morel
Rafiki, premier film kényan présenté à Un Certain Regard, s’inscrit à la croisée de deux genres largement investis dans la fiction contemporaine : le coming of age movie et la romance interdite (ici, deux jeunes filles qui tombent amoureuses l’une de l’autre dans une société religieuse et homophobe). Il y a une forme de paradoxe (...)
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Josué Morel
Qu’est-ce qu’un western ? La réponse qu’apporte le nouveau film de Jacques Audiard, son premier en anglais, ne surprendra pas : le genre apparaît ici comme le terreau d’une fable sur l’origine de l’Amérique, fondée sur une violence primitive, une "aberration" comme la qualifiera l’un des personnages principaux. Pour autant, la structure narrative, appliquée quitte à apparaître comme scolaire, étonne davantage dans…
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Josué Morel
Si Climax, le nouveau film de Gaspar Noé, s’amuse à mélanger les génériques (deux de fin : l’un au début, l’autre au milieu), il suit toutefois une structure narrative assez claire : d’abord le Paradis puis l’Enfer, d’abord le rêve puis le cauchemar, d’abord la vie puis la mort. Le film raconte une soirée qui commence bien avant de mal…
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Josué Morel
Dans le champ actuel du cinéma d’épouvante, plusieurs voies distinctes se dessinent : une horreur presque expérimentale, reposant sur une esthétique du bug et de la fragmentation de l’image numérique (Unfriended, mais aussi la curiosité JeruZalem, direct-to-dvd intégralement filmé à l’aide de Google Glass), une horreur aux accents arty, à mi-chemin entre le cinéma de genre et le cinéma d’auteur…
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Josué Morel
"Ne pas donner de sens au film mais faire des films pour les sens" : c’est l’un des mantras de l’écurie Kourtrajmé, dont Romain Gavras fut avec Kim Chapiron la figure de proue. Le monde est à toi (titre qui rappelle évidemment le "The world is yours" de Scarface) aurait peut-être gagné à appliquer véritablement cette injonction adolescente, un peu…
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Josué Morel
Intégralement tourné à l’iPhone, Paranoïa tire profit de son parti-pris technique le temps de deux scènes situées au début du film. La première plonge une forêt dans le bleu poétique d’une nuit américaine, à rebours de l’image ingrate, prise sur le vif, que l’on pouvait attendre, tandis que la deuxième vient, dans le creux d’une scène triviale, ménager une relative…
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Josué Morel
Si Quentin Dupieux a souvent fait rentrer le cinéma français dans ses films (notamment par l’entremise d’Éric Judor et d’Alain Chabat), c’est bien la première fois que le réalisateur entre dans le cinéma français. Comment s’y prend-il ? Au fond, comme un cinéaste étranger. Il n’est de fait pas tout à fait anodin que la fin du film cite une célèbre…
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Josué Morel
Qu’est-ce qu’un super-héros ? Si la question peut sembler rebattue à l’heure d’Avengers : Infinity War et de la domination du genre sur le blockbuster hollywoodien, il a pourtant fallu attendre une dizaine d’années et le retour de ces indestructibles pour voir un film la remettre véritablement sur le métier. Un super-héros, c’est d’abord et avant tout un corps -…
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Josué Morel
Vers la fin du film, Zaïn (douze ans) demande au petit Yonas (un an) de rester à un endroit bien précis de la rue où se trouvent les deux bambins livrés à eux-mêmes. Rien à faire : dès que Zaïn s’éloigne, le garçonnet le suit. L’enfant réfléchit puis noue un bout de ficelle autour de la cheville de Yonas, mais…
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Josué Morel
Burning marque autant le retour de Lee Chang-dong (premier film depuis Poetry) qu’il ne confirme cette année une domination des films à stratégies scénaristiques sur la compétition. Quelle est "l’intelligence" du film ? De glisser, l’air de rien, d’un récit à l’autre. Le film dépeint d'abord les retrouvailles de deux amis d’enfance, Jongsu et Haemi. Lui est un peu éteint,…
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Josué Morel
Le premier et le dernier plan d'Under the Silver Lake rejouent, l’air de rien, la même situation : Sam (Andrew Garfield), un jeune homme un peu paumé, se tient devant une inscription (une phrase et un symbole) dont lui seul connaît dans le cas présent la signification. C’est à la fois la limite (le rapport au sens et au signe…
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Josué Morel
À la moitié du long et déjà fameux plan-séquence en 3D d’Un grand voyage vers la nuit, un petit détail vient mettre en exergue le potentiel certain mais aussi les limites du dispositif : Luo Hongwu, le héros, met au défi deux loubards en train d’agresser la tenancière d’un bar où ils sont en train de jouer au billard. Si…
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Josué Morel
En guerre s’ouvre sur une fausse séquence de BFMTV présentant les enjeux du récit : en dépit d’un engagement de la part de la direction d’une entreprise automobile, la fermeture d’une usine est violemment annoncée, provoquant la colère de ses salariés et des syndicats. Le détail a son importance et ne tient pas qu’à la volonté manifeste de Brizé d’inscrire…
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Josué Morel
En guerre s’ouvre sur une fausse séquence de BFMTV présentant les enjeux du récit : en dépit d’un engagement de la part de la direction d’une entreprise automobile, la fermeture d’une usine est violemment annoncée, provoquant la colère de ses salariés et des syndicats. Le détail a son importance et ne tient pas qu’à la volonté manifeste de Brizé d’inscrire…
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Josué Morel
C’est une scène située vers la fin du film, une petite scène en apparence anodine qui renseigne toutefois beaucoup sur le chemin parcouru par Asako, jeune fille tiraillée entre deux garçons au même visage. À ce stade du récit elle a déjà choisi, mais la réunion avec l’être aimé reste encore à accomplir. En visite chez des amis, assise dos…
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Josué Morel
Meurs, monstre, meurs part d’un argument horrifique séduisant : dans une petite région montagneuse argentine, la police locale enquête sur des crimes sanguinaires dont le suspect principal, un homme psychologiquement dérangé, affirme qu’un mystérieux monstre rôde dans les parages. Entre Twin Peaks (l’écusson des policiers représente trois pics neigeux) et la bête du Gévaudan, le film assume assez vite sa…
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Josué Morel
Si Climax, le nouveau film de Gaspar Noé, s’amuse à mélanger les génériques (deux de fin : l’un au début, l’autre au milieu), il suit toutefois une structure narrative assez claire : d’abord le Paradis puis l’Enfer, d’abord le rêve puis le cauchemar, d’abord la vie puis la mort. Le film raconte une soirée qui commence bien avant de mal…
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Josué Morel
Dans le générique de fin des Filles du soleil, une reporter de guerre, Mathilde (Emmanuelle Bercot), assise à l’arrière d’une voiture, le visage baignant dans la lumière, entame intérieurement la rédaction de l’article qu’elle compte tirer de son séjour auprès d’une troupe de soldates kurdes. Le verbe est fleuri, le ton résolument militant, la musique larmoyante à souhait. Au sein…