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Josué Morel
C’est pas moi ? Un peu tout de même, mais finalement, pas tout à fait non plus. Réalisé pour une exposition finalement annulée au Centre Pompidou, le film, long d'à peine quarante minutes, est un bric-à-brac de collages, d’intertitres, d’extraits de films (surtout ceux de Carax) et de microbouts de fiction tournés pour l’occasion. Même pour les spectateurs qui ne…
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Josué Morel
Avec la sulfureuse figure d’Édouard Limonov, remise au goût du jour en 2011 par la biographie d’Emmanuel Carrère (qui fait d’ailleurs une brève apparition dans le film), Serebrennikov semble avoir trouvé un personnage à son image et taillé pour son cinéma : insupportable, imbu de lui-même, rock’n roll et destroy. À partir de sa trajectoire bigger than life, le réalisateur russe signe une…
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Josué Morel
« Le reset » : c’est ainsi que Manitas, un redoutable chef de cartel, qualifie l'opération qui parachèvera sa transition de genre pour devenir Emilia. Le reset, c’est désormais aussi le mode opératoire de Jacques Audiard qui, depuis sa Palme d’or pour Dheepan, s’est lancé dans une entreprise de remise à plat de son univers viriliste. Comme Les Olympiades, qui tentait de…
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Josué Morel, Corentin Lê
Cannes, jour 4. Deux de nos rédacteurs discutent de Kinds of Kindness de Yórgos Lánthimos, présenté en compétition. Avec une carte blanche consacrée à Christmas Eve In Miller’s Point de Tyler Taormina. Avec : Corentin Lê et Josué Morel. Et Marin Gérard pour la carte blanche. Réalisation et montage : Bastien Gens.
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Josué Morel
Contrairement à ce que l’on pouvait attendre, Kinds of Kindness ne surfe pas vraiment sur le succès de La Favorite et de Pauvres créatures. Après deux films plus calibrés, Lánthimos renoue plutôt avec la veine comico-radicale de Canine, Alps et The Lobster, pour dépeindre, le temps de trois courts-métrages, des mondes régis par des lois secrètes et arbitraires. La première…
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Josué Morel, Marin Gérard
Cannes, jour 3. Deux de nos rédacteurs discutent de Megalopolis de Francis Ford Coppola, présenté en compétition. Avec une carte blanche consacrée à Scénarios et Exposé du film annonce du film "Scénario" de Jean-Luc Godard. Avec : Marin Gérard et Josué Morel. Et Corentin Lê pour la carte blanche. Réalisation et montage : Bastien Gens.
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Josué Morel
Trois kilomètres jusqu’à la fin du monde commence comme un film policier : dans un village du delta du Danube, Adi, un garçon de 17 ans, est rué de coups en rentrant d’une soirée. Si l’on devine assez vite pourquoi (dans le prologue, un plan fugace le montre en compagnie d’un garçon), le film met un certain temps à arriver…
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Josué Morel, Corentin Lê
Cannes, jour 2. Deux de nos rédacteurs discutent de Furiosa : une saga Mad Max de George Miller, présenté Hors compétition. Avec une carte blanche consacrée à When the Light Breaks de Rúnar Rúnarsson. Avec : Corentin Lê et Josué Morel. Réalisation et montage : Bastien Gens.
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Josué Morel
« Sans voix », « au-delà du bien et du mal », « je n’ai jamais vu ça » : ce sont quelques mots qui ont jailli autour de moi en sortant de la projection de Megalopolis, pour tenter de circonscrire, non sans mal, l’ébranlement suscité par sa découverte. Il faut insister sur ce point, qui n’est ni une hyperbole, ni une manière de faire monter artificiellement…
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Josué Morel
Il y a plusieurs façons d’approcher un film comme La Jeune femme à l’aiguille, fable doloriste et objet maniériste qui réactualise l’expressionnisme du muet allemand à l’heure du numérique : on peut opter pour un rejet franc et massif face à sa surenchère sensationnaliste et misanthrope, ou bien finir par sourire de son accumulation forcenée de péripéties toutes plus sombres…
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Josué Morel, Marin Gérard
Cannes, jour 1. Deux de nos rédacteurs discutent du Deuxième acte de Quentin Dupieux, film d'ouverture du festival. Avec une carte blanche consacrée à Ma vie ma gueule de Sophie Fillières. Avec : Marin Gérard et Josué Morel. Réalisation et montage : Bastien Gens.
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Josué Morel
C’est peu dire que le film d’Agathe Riedinger est brut, mais pour le diamant, on repassera : portrait poético-misérabiliste d’une influenceuse du sud de la France rêvant de rejoindre le casting d’une émission de télé-réalité, Diamant Brut est biberonné à une esthétique vaguement héritée des Dardenne ou de leurs épigones (la réalisatrice cite Andrea Arnold comme inspiration), mâtinée d’envolées élégiaques…
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Josué Morel
Simón de la montaña commence sous des auspices peu enthousiasmants : entre la chronique vériste et le coming of age sensible, son portrait d’une bande de jeunes handicapés mentaux paraît entrelacer deux horizons parmi les plus académiques du cinéma d’auteur international. Sauf qu’il y a un petit twist, révélé au bout d’une poignée de scènes : le Simón du titre (Lorenzo…
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Josué Morel
En moins de dix ans, Quentin Dupieux sera passé de la marge (ses petites comédies expérimentales, parfois très drôles, bricolées outre-Atlantique) à l’extrême-centre du cinéma français, pour devenir la coqueluche des acteurs et actrices les plus en vogue. Il travaillait jadis avec Éric Judor ou Eric Wareheim pour produire des films indés bizarroïdes et dissonants ; on l’a cru ensuite…
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Josué Morel
On en serait presque surpris : tiens, il existe en 2024 un film d’horreur qui n’envisage pas le genre comme vaisseau d’une allégorie sociale, mais comme un terreau d’imaginaire et d’effroi ? Qui ne table pas sur une mise en place interminable ? Qui ne se défausse pas lorsque des défis figuratifs se présentent à lui ? Remarqué au dernier Festival de Gérardmer, dont…
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Josué Morel
Dans une courte scène de Megalopolis révélée en amont de sa présentation cannoise, Caesar, l’architecte joué par Adam Driver, se tient sur le rebord d’un gratte-ciel alors que se lève une splendide aurore numérique aux atours surnaturels. L’homme se penche dangereusement devant l’abîme, avant d’interrompre l’écoulement du temps d’un geste étrange : il croise les deux poignets, rabattus sur son…
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Josué Morel
Reprenons depuis le début. En dépoussiérant le classique de Pierre Boule (et son adaptation par Franklin Schaffner), La Planète des singes : Les Origines portait une promesse assez inédite pour un prequel : il s’agissait moins de revenir à l’essence d’une mythologie que de remettre cette dernière sur le métier à l’aune des bouleversements techniques que connaissaient alors Hollywood. Le singe…
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Josué Morel
Truffaut disait d’Hitchcock qu’il filmait les scènes de meurtres comme des scènes d’amour et les scènes d’amour comme des scènes de meurtres. Si l’on remplace le couteau par la raquette, l’analogie peut être transposée à Guadagnino qui, de manière très explicite (le film s’achève sur un cri de jouissance), fait du tennis et du sexe les deux faces d’une même…
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Josué Morel, Corentin Lê
Pour ce nouvel épisode d'Hatari, deux de nos rédacteurs débattent du Mal n'existe pas de Ryūsuke Hamaguchi. Avec : Corentin Lê et Josué Morel. Image et montage : Clément Colliaux.
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Josué Morel
Rebond sur Une famille de Christine Angot, mais aussi sur les questions et débats qui animent la critique française depuis les prises de parole de Judith Godrèche. C’est peu dire que ces dernières semaines ont été marquées par les prises de paroles de Judith Godrèche, qui a levé le voile sur les abus – rapports d’emprise, prédation sexuelle, etc. –…