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Josué Morel
Ebba est une jeune fille mythomane, qui rêve sa vie plus qu’elle ne vit ses rêves, enfermée dans un boulot ingrat d’agente de propreté et le sous-sol de la maison bourgeoise dont elle est locataire. Lorsqu’elle tombe sur un Bulgare blessé à la tête et frappé d’amnésie, ses petits mensonges et affabulations basculent dans la perversité : elle cache les papiers…
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Josué Morel
Napoléon vu par Abel Gance entend remettre de l’ordre là où la confusion régna longtemps. Remonté à plusieurs reprises (Coppola, qui exploita le film aux États-Unis, aurait dénombré une vingtaine de variantes existantes), le film fut déjà restauré cinq fois à partir de deux négatifs originels distincts, l’un comprenant les célèbres triptyques – la « version Opéra », longue de 3h47 –…
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Josué Morel
Contrairement à ce que l’on pouvait attendre, Kinds of Kindness ne surfe pas vraiment sur le succès de La Favorite et de Pauvres créatures. Après deux films plus calibrés, Lánthimos renoue plutôt avec la veine comico-radicale de Canine, Alps et The Lobster, pour dépeindre, le temps de trois courts-métrages, des mondes régis par des lois secrètes et arbitraires. La première…
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Josué Morel
Huit ans après Midnight Special et Loving, qui attestaient déjà des limites de son cinéma, Jeff Nichols fait son retour avec une plongée un peu terne dans l’Amérique des années 1960, au moment de la naissance du mouvement des Bikers et de la courte utopie libertaire dans laquelle baignaient alors ces « clubs » de mavericks, avant que leur modèle bascule plus…
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Josué Morel
Au sein du catalogue de Pixar, Vice Versa était le film qui se prédisposait à la fois le plus et le moins à devenir une franchise. Côté plus : par sa manière de figurer l’enfance comme une fausse route de briques jaunes, menant moins à un « somewhere over the rainbow » qu’à un continent de mélancolie, Vice Versa s’affirmait probablement comme le…
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Josué Morel
C’est pas moi ? Un peu tout de même, mais finalement, pas tout à fait non plus. Réalisé pour une exposition finalement annulée au Centre Pompidou, le film, long d'à peine quarante minutes, est un bric-à-brac de collages, d’intertitres, d’extraits de films (surtout ceux de Carax) et de microbouts de fiction tournés pour l’occasion. Même pour les spectateurs qui ne…
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Josué Morel
Curieux dénouement : après un festival chaotique et débordant de films mutants, le palmarès concocté par Greta Gerwig et son jury aura plus ou moins mis tout le monde d’accord, en donnant la Palme d’or à Anora de Sean Baker, l’un des rares films narrativement tenus de cette édition, et le Grand Prix à All We Imagine As Light de Payal…
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Josué Morel
Surprise du chef lors de l’annonce de la sélection officielle, le deuxième long-métrage de Payal Kapadia était attendu pour réveiller la compétition dans son ultime ligne droite. Dès les premières scènes, on a pourtant plutôt l’impression de voir un film taillé pour Un certain regard : les promesses de l’intrigant Toute une nuit sans savoir ont laissé place à une…
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Josué Morel
On ne niera pas qu’on a failli lâcher une petite larme devant Le Roman de Jim, adapté d’un livre de Pierric Bailly publié en 2021, sans pour autant que les bouffées d’émotions suscitées par le film masquent ses faiblesses. Mélo en sourdine centré sur Aymeric (Karim Leklou), un père adoptif qui reste droit et doux face à la cruauté ordinaire…
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Josué Morel, Marin Gérard
Cannes, jour 9. Deux de nos rédacteurs discutent de Grand Tour de Miguel Gomes, présenté en compétition. Avec une carte blanche consacrée à Un pays en flammes de Mona Convert. Avec : Marin Gérard et Josué Morel. Et Corentin Lê pour la carte blanche. Réalisation et montage : Bastien Gens.
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Josué Morel
Après la frénésie de Megalopolis et la voracité (plus canalisée) de The Substance, L’Amour ouf vient confirmer le penchant cette année de la compétition pour les films à l’appétit énorme. La comparaison s’arrête toutefois à cette observation liminaire, tant la gloutonnerie de Lellouche fait pencher cette fois la balance vers le grand n’importe quoi surchargé et pseudo-baroque. Dès sa scène…
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Josué Morel, Marin Gérard
Cannes, jour 8. Deux de nos rédacteurs discutent d'Anora de Sean Baker, présenté en compétition. Avec une carte blanche consacrée à l'édition 2024 de la Quinzaine des Cinéastes. Avec : Marin Gérard et Josué Morel. Réalisation et montage : Bastien Gens.
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Josué Morel
Mystère ou escroquerie ? La question est posée dans le dernier mouvement du film par Parthenope elle-même, une jeune Napolitaine dont la beauté provoque chez tous ceux qui croisent son chemin un ravissement proche de l’hypnose. Est-elle si mystérieuse ? Son charme n’est-il pas de la poudre aux yeux ? « Que penses-tu ? » lui demande-t-on souvent, pour essayer de voir ce qui se trame…
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Josué Morel
C’est une citation approximative de Nietzsche que Fabrice Luchini lance à Chiara Mastroianni avec la faconde qu’on lui connaît, après une scène où l’actrice se voit violemment ramenée à son indécollable statut de « fille de » : tout ce qui est bon en nous viendrait de l’héritage. Le mot revient plusieurs fois au cœur de ce film à l’intrigant…
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Josué Morel, Corentin Lê
Cannes, jour 7. Deux de nos rédacteurs discutent de Les Linceuls de David Cronenberg, présenté en compétition. Avec une carte blanche consacrée à Miséricorde d'Alain Guiraudie. Avec : Corentin Lê et Josué Morel. Et Marin Gérard pour la carte blanche. Réalisation et montage : Bastien Gens.
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Josué Morel
Devant Les Linceuls, on est un peu comme Karsh (Vincent Cassel) contemplant, à l’aide d’un écran incrusté dans une stèle funéraire et d’une application dernier cri, la dépouille de son épouse qui gît six pieds sous terre. David Cronenberg joue ouvertement la carte de la mise en abyme – en témoigne la façon dont Cassel emprunte au cinéaste sa coupe…
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Josué Morel, Corentin Lê
Cannes, jour 6. Deux de nos rédacteurs discutent de The Substance de Coralie Fargeat, présenté en compétition. Avec une carte blanche consacrée à C'est pas moi de Leos Carax. Avec : Corentin Lê et Josué Morel. Réalisation et montage : Bastien Gens.
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Josué Morel
À l’image de ses personnages obsessionnels, partagés entre un entêtement et une aspiration à la fuite, le cinéma de Guiraudie se caractérise par un étrange mélange de cohérence bornée (c’est une qualité) et d’indécidabilité : à peine a-t-on cru localiser son désir que ce dernier prend une autre direction. Si les films reconduisent à chaque fois une poignée de motifs…
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Josué Morel
Avec The Apprentice, centré sur la jeunesse de Trump et sa transformation en redoutable tycoon, on tient le premier film « Canada Dry » d’une compétition jusqu’ici stimulante, en dépit de sa tenue inégale. Sous des dehors mordants et rutilants, le film a la fadeur des biographies enluminées. Reproduisant la patine des bandes VHS, l’esthétique du film semble puiser son…
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Josué Morel
L’une des qualités principales du cinéma de Jonás Trueba est aussi son revers : si Septembre sans attendre dégage un certain charme, c’est justement ce dernier qui limite par endroits sa beauté. Les films du jeune cinéaste (enfin, plus tout à fait : la crise de la quarantaine est d’ailleurs ici le soubassement du récit) sont toujours travaillés par le…