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Arnaud Hée
Ce film est celui d’une cinéaste (également monteuse) confidentielle, ébauché par quelqu’un qui l’est beaucoup moins, un certain Raoul Ruiz, son compagnon. Le générique mentionne en effet que Les Lignes de Wellington fut « préparé » par le réalisateur chilien qui continue donc – après La Nuit d’en face – à déployer une filmographie tout en étant décédé, ce qui…
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Arnaud Hée
Dans la compétition globalement faiblarde de la Mostra de Venise 2011, Killer Joe avait fait l’effet d’un bon vieux coup de pied au derrière. Après Bug en 2007, William Friedkin revient avec verve sur les écrans français. On sait depuis longtemps que la filmographie de William Friedkin ne ressemble en rien à ses faux airs d'ennuyeux comptable. Il s’agit d’abord…
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Arnaud Hée
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Arnaud Hée
On l’avait pressenti en consultant le programme et mentionné dans l’édito consacré à cette 69e Mostra : s’il se fait attendre en France, à Orizzonti, le changement, c’est maintenant. On y rencontre des écritures (beaucoup) plus lisses (Wadjda de Haifaa al-Mansour), des films plus « vendables » (Tango libre de Frédéric Fonteyne). Des choix qui laissent dubitatifs, même si on…
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Arnaud Hée
Après la saga Carlos, Après mai semblait, a priori, répondre à une même ambition narrative ; cette fois d'un point de vue plus personnel – la propre jeunesse du cinéaste – et non un biopic consacré à la vedette du terrorisme international. Une saga sur les années post-1968 qui pouvait laisser craindre bien des écueils, voire même donner des boutons…
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Arnaud Hée
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Arnaud Hée
On a découvert hier (vendredi 31) en section Orizzonti un film italien imparfait mais dotée de belles qualités, Gli Equilibristi d’Ivano De Matteo. Aujourd’hui, la cinématographie nationale a montré un tout autre visage, le pire, avec la présentation en compétition officielle d’È Stato il Figlio de Daniele Ciprì, officiant cette fois sans son compère Francesco Maresco (Totò qui vécut deux…
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Arnaud Hée
L’Italie est en crise, et le film d’Ivano De Matteo en dresse un tableau qui commence par une crise de couple. Une famille de la classe moyenne éclate, Giulio et son épouse se séparent, sous les yeux de leurs deux enfants. Proprement, mais douloureusement. Partant avec le ton d’une comédie douce-amère dont on craint initialement une certaine tendance à la…
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Arnaud Hée
Ramin Bahrani s’était jusqu’ici signalé par des fables urbaines et new-yorkaises (Man Push Cart, Chop Shop), on s’étonnera donc de retrouver le cinéaste d’origine iranienne dans cette plongée au cœur de l’Amérique rurale des rednecks. At Any Price débute par des images d’archive en celluloïd traçant à grand trait la lignée familiale des Whipple, du temps du soc de la…
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Arnaud Hée
On a beau se trouver en salle de presse avec la retransmission de la conférence de ce film, avec sa belle brochette de comédiens (Michael Shannon, Winona Ryder, Ray Liotta...) répondant avec sérieux – quand ce n’est pas d’un air pénétré – aux questions (pas toujours très sérieuses ; à Michael Shannon : « comment avez-vous préparé un tel rôle…
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Arnaud Hée, Alice Leroy
Kiyoshi Kurosawa, réalisateur notamment de l’extraordinaire Kairo, s’emparant du format série – cinq épisodes pour 4h30 de projection –, voilà qui représentait un événement alléchant pour aborder cette 69e Mostra. Sa dernière œuvre a suscité deux avis contrastés : POUR (par Arnaud Hée) Dans le prologue sec et bref de Shokuzai, on passe d’une bande de cinq copines d’environ 10…
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Arnaud Hée
Premier long métrage du Belge François Pirot, Mobile Home place des personnages face à la difficulté de se lancer dans l’existence. Film, spectateurs, récit et personnages vivent une même expérience : le surplace. Le décor est vite planté, celui d’une petite bourgade ennuyeuse à souhait : son Proxi, son café, ses ronds-points, sa rue principale déserte, ses pavillons avec parterres…
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Arnaud Hée
L’arrivée d’un nouveau directeur artistique d’un grand festival est toujours scrutée avec une attention plus ou moins bienveillante. Alberto Barbera n’est pas tout à fait neuf ; il a déjà été en effet à la tête de la Mostra, de 1998 à 2002, avant que Marco Müller ne lui succède jusqu’à l’édition précédente, et de faire ses bagages pour une…
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Arnaud Hée, Frédéric Caillard, Natacha Seweryn
Sous la direction d’Olivier Père pour la troisième année, le festival poursuit ce qui fait sa marque de fabrique : l’ancrage cinéphile (dont la rétrospective consacrée à Otto Preminger), les superbes projections nocturnes en plein air sur la Piazza Grande avec des films davantage tournés vers le grand public et, dans les compétitions, une caisse de résonance du cinéma d’auteur,…
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Arnaud Hée
Sono Sion fait figure de cinéaste borderline bien frappé allant titiller les extrêmes avec un mélange de frontalité et d’ironie perverses. Guilty of Romance demeure assez fidèle à cette signature, mais avec le sentiment d’une œuvre plus aboutie. Petit événement : il s’agit de la première distribution du Nippon en France. Par du vraiment pas ragoûtant : on entre dans…
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Arnaud Hée
Pour toute une partie de la création documentaire, heureusement que l’on peut compter sur des éditeurs DVD (aventureux) afin de donner une visibilité à un cinéma difficile d’accès en dehors des festivals. C’est le cas ici grâce à Doc Net qui sort ce coffret consacré à l’inimitable Claudio Pazienza. Claudio Pazienza est un familier de nos colonnes, notamment à l’occasion…
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Arnaud Hée
ADDOC (Association des cinéastes documentaristes) poursuit la publication thématique d'une matière collectée à l'occasion de rencontres, de projections suivies de débats ou de tables rondes. Dans l'introduction de l'ouvrage, Pascale Krief définit le cinéma documentaire comme un «art qui prend du temps et qui doit prendre son temps». Cette inscription dans la durée, l'insistance et la persévérance permettent de contrevenir…
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Arnaud Hée
Nous sommes parvenus à rencontrer l’une des principales protagonistes de Holy Motors : la limousine. Un entretien forcément particulier mené dans un hangar à Montreuil, qui nous éclaire sur le choix du cinéaste, les préparatifs et les conditions de tournage. On apprend aussi que la limousine n’était pas familière du cinéma de Leos Carax tout en disposant néanmoins de quelques…
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Arnaud Hée
Il y a beaucoup de sommets dans la longue carrière de Billy Wilder ; La Garçonnière (1960), réalisé après le célébrissime Certains l’aiment chaud (1959), en est indéniablement un, et pas des moindres. Un Billy, des Wilder Il y a une sorte de malentendu à propos de Billy Wilder ; quelques titres emblématiques font écran à une œuvre qui ne…
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Arnaud Hée
Comme quelques films qui déboulent de temps à autre, Holy Motors nous rappelle qu’il n'y a pas lieu de transiger, que l’on est toujours en droit d’attendre beaucoup du cinéma – ce qui n’a visiblement rien à voir avec les attentes d’un certain jury cannois. Holy Motors questionne la matière du cinéma : l’image et le temps. Holy Motors dégage…