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Adrien Dénouette
Double constat en forme de confirmation. Celui, d’abord, qu’au festival de Brive, dont on a toujours apprécié la convivialité, le passage de témoin, il y a deux ans, entre l’ancienne et la nouvelle équipe de programmation, n’a pas affecté la qualité de la sélection. Celui, ensuite, que s’il est admis que le court-métrage est un genre à part, avec ses…
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Adrien Dénouette
Everybody Wants Some !! commence à l’endroit où Boyhood finissait sa course : aux tout premiers jours à la fac de son petit cobaye, Ellar Coltrane, filmé, on s’en souvient (parce que le film était beau), de six à dix-huit ans par intervalles réguliers d’un an tout pile. Mais Everybody Wants Some !! revient surtout au commencement de Richard Linklater…
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Adrien Dénouette
Il serait peut-être temps pour Sébastien Betbeder, 41 ans et une douzaine de films tous formats confondus au compteur (dont le remarqué 2 automnes, 3 hivers), de cesser de répondre à l’une des demandes les plus horripilantes faites au jeune cinéma français : la légèreté. D’aucuns diront que ce n’est pas une question d’âge et que la jeunesse, par-delà le…
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Julien Marsa, Juliette Goffart, Marie Gueden, Adrien Dénouette, Adrien Mitterrand Munch
Une fois encore, la prolifique programmation de Cinéma du Réel a offert un large panorama de l'état du documentaire, étalée sur dix jours bien remplis par les multiples séances et débats. Mais cette année, la prime aux découvertes stimulantes revenait plus aux rétrospectives (Franco Piavoli, Akram Zaatari, le cycle «Rejouer», qui ont toutes rencontrées de bons échos, même si nous…
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Adrien Dénouette
Capable de cheminer du « pas si top » de The Proposition au « vraiment pas top » de La Route et Des hommes sans loi, c’est peu dire qu’on n’attendait pas grand-chose de l'incursion de John Hillcoat sur le plancher glissant du thriller contemporain. C’était difficile de tomber plus bas, et Triple 9, fort de ce maigre avantage, profite…
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Adrien Dénouette
Pour qui s’intéresse à Chantal Akerman, nul n’ignore que son œuvre a commencé, très tôt, dans la cuisine de sa mère. C’est entre ces murs que, dès le home movie pré-punk de Saute ma ville (1968), la cinéaste de 16 ans alluma les poudres de sa carrière : le court-métrage en question, compilation de bêtises canailles sur un fredonnement diablotin,…
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Adrien Dénouette
Tandis qu’à l’heure de la maturité beaucoup de réalisateurs cèdent à la tentation de faire chauffer leur style à blanc, Hong Sang-soo, cinéaste parmi les plus prolifiques (huit films depuis 2010), demeure l’un des rares à chercher dans l’épure la voie de son accomplissement. À mesure qu’il progresse, chaque film semble ainsi retrancher un peu du précédent, trouvant encore à…
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Adrien Dénouette
Vendu comme une chronique de laissés pour compte, dans l’héritage des drames toxiques façon Requiem for a Dream, on aurait tort de résumer Mad Love in NY (déjà vu, et traité à Venise) à ses produits d’appel : les kids et la défonce. Principalement parce que le dernier film des frères Safdie, malgré les références massives qui le cernent de…
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Adrien Dénouette
Après les minauderies d’Artémis cœur d’artichaut, incompréhensiblement porté au pinacle (y compris chez nous) en dépit de tics « jeune cinéma français » assez horripilants, ce n’est pas que l’on s’attendait au pire, mais un peu quand même. En trois contes pour adultes (Avenue de l’Opéra, Artémis et Petit lapin) mitonnés dans un académisme nostalgique dont on connaît trop bien la recette…
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Adrien Dénouette
Il y a vingt-cinq ans, à l’heure où les deux grands vainqueurs du Nouvel Hollywood accordaient les violons de leur maturité respective (la virtuosité clinquante et nihiliste des Affranchis de Scorsese, contre la ligne claire du storytelling spielbergien, terreau d’un héroïsme forcené), Quentin Tarantino faisait une OPA sur le cinéma indépendant américain avec un petit film gonflé à l’épate, saignant…
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Adrien Dénouette
Il y a fort à parier qu’en dépit du plébiscite critique que Toto et ses sœurs récoltera, cette fable d’innocence forcenée passera à peu près inaperçue. C'est d'autant plus regrettable que le documentaire d’Alexander Nanau est peut-être le meilleur moyen de recouvrir 2015 d'un peu de douceur acquise dans la douleur. Dans les faubourgs roms de Bucarest, Totonel, 10 ans,…
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Adrien Dénouette
Interviewé il y a un an pile à Angers, quelques heures avant qu'il ne reçoive le premier prix du Festival Premiers Plans pour Toto et ses sœurs, Alexander Nanau, à l'image de la couche de glace recouvrant le cœur palpitant de son documentaire, nous avait d'abord semblé un peu froid. C'est beaucoup plus décontracté que nous l'avons retrouvé à Paris,…
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Adrien Dénouette
Ce compte-rendu est le fruit d'un partenariat entre le Festival Kinopolska, l'atelier d'écriture critique de L3 de l'UFR LAC de l'Université Paris-Diderot et Critikat. Caroline Pinaut, Gauthier Jeanbart, Anne Kazemzadegan, Carole Derennes, Juliette Naviaux, Mathieu Den Hartog, Aurore Matz et Martin Jauvat en sont les auteurs exclusifs. Nos remerciements chaleureux vont à Charlotte Swiatkiewicz, Anne Berrou, Gaspard Delon et Clément…
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Adrien Dénouette
Grand habitué des salles feutrées et des sorties sous le manteau d’hermine, Guy Maddin revient par la porte dorée du Centre Pompidou. C’est là qu’en 2012, le cinéaste canadien a dirigé une compagnie d’acteurs cinq étoiles au cours de séances occultes visant à invoquer les fantômes de films avortés. L’occasion trois ans plus tard, avec La Chambre interdite, de remplir…
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Adrien Dénouette
Sans doute pressé de se justifier lors de l’avant-première de L’Humour à mort, Daniel Leconte, déjà auteur du faiblard C’est dur d’être aimé par des cons sorti en 2008, s’est fendu d’une remarque éclairante : « Certains m’ont dit que le film arrivait trop tôt, d’autres qu’il arrivait trop tard. Mais j’avais à cœur de recueillir une parole à vif,…
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Adrien Dénouette
Sur le parquet lustré du film d’art sur l'art, il y aura peut-être un avant et un après Maestà. Remarqué au FID, au début de l’été, en salle après huit ans d’un travail fastidieux, ce « tableau prenant vie » n’a pourtant rien de la maestria de ses illustres prédécesseurs : exit les works in progress clinquants, du Mystère Picasso à Banksy, où…
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Raphaëlle Pireyre, Adrien Dénouette
Depuis le passage de témoin du tandem Yannick Reix-Emmanuel Burdeau à Paolo Moretti, il n’y a que deux éditions, et pourtant de l’eau paraît déjà avoir coulé sous les ponts. Non que la programmation se soit bonifiée, le passage de très beaux films comme Computer Chess d’Andrew Bujalski (2013) ou Les Chants de Mandrin de Rabah Ameur-Zaïmeche (2011) plaident plutôt…
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Adrien Dénouette
Après plusieurs documentaires sur le massacre des Khmers rouges au Cambodge, dont deux de référence (S21, la machine de mort khmère rouge en 2002 et Duch, le maître des forges de l’enfer, 2011), Rithy Panh revient à son sujet fétiche par la petite porte. Si son cinéma s’est toujours méfié du spectaculaire – sur un sujet que l’on sait peu…
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Adrien Dénouette
20h, dimanche soir, à cinquante mètres de la frontière catalane, une petite troupe polyglotte se masse autour de Patrick Viret. (...) Le directeur domine son auditoire et fait régner le silence en brandissant solennellement les trois caisses de Banyuls promises aux lauréats. La scène résume à elle seule la recette unique de ces Rencontres en goguette : un saladier de…
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Adrien Dénouette
Avec le grand retour de Yann Arthus-Bertrand, Hubert Sauper et Joshua Oppenheimer, septembre 2015 prenait des airs de « Rentrée Internationale du Documentaire ». Autant dire qu’au petit jeu du « cherchez l’intrus », YAB ne fait pas illusion une seconde. On ne fera pas de mystère non plus sur Sauper, dont le Nous venons en amis ne tient la…