par
Étienne Cimetière-Cano
La « ville sans sommeil » qui donne son nom à la fiction (inspirée de faits réels) de Guillermo Galoe désigne un bidonville en banlieue de Madrid, habité par plusieurs communautés chaque jour davantage menacées d’expulsion. À défaut de dormir, les plus jeunes générations ne manquent pas de rêver : le film émeut surtout par ses scènes de discussions passionnées…
par
La rédaction
par
Marin Gérard
Pour ce quatrième épisode d'À l'ombre du festival, notre podcast d'entretiens cannois, Pedro Pinho évoque avec nous Le Rire et le couteau, présenté dans la sélection Un Certain Regard. Disponible également sur Spotify, Deezer, Apple Podcasts et Pocket Casts. Enregistrement et montage : Marin Gérard. Générique : Emile Petitperrin. © Critikat 2025
par
Josué Morel, Corentin Lê
Cannes, jour 5. Deux de nos rédacteurs discutent de Nouvelle vague de Richard Linklater, présenté en compétition. Avec une carte blanche consacrée à Miroirs no. 3 de Christian Petzold. Avec : Corentin Lê et Josué Morel. Et Clémence Duhornay pour la carte blanche. Réalisation et montage : Étienne Cimetière-Cano.
par
Pierre-Jean Delvolvé
Quelle est cette « ambition d’une espèce particulière, imprécise » (dixit Zweig, dans sa biographie de l’explorateur) qui animait Fernand de Magellan ? Aventurier, héros européen, mais aussi brutal colonisateur et mythe falsifié de la première circumnavigation : les pistes étaient nombreuses pour faire son biopic. Mais Lav Diaz en tire davantage un portrait tantôt opaque, tantôt inquiétant, toujours lointain. C’est que son sujet est…
par
Josué Morel
The Phoenician Scheme sort l’artillerie lourde au bout de quelques secondes seulement. À bord d’un avion, Zsa-zsa Korda (Benicio del Toro), un riche industriel qui doit sa réussite à son don pour la magouille, semble sur ses gardes, comme s’il se préparait à l’imminence d’une catastrophe. La menace, instillée par la bande-son d’Alexandre Desplat (sa plus belle partition à ce…
par
Marin Gérard
Après un passage par le documentaire (Portraits fantômes), le retour à la fiction de Kleber Mendoça Filho prolonge, dans le sillage de Bacurau, thriller (assez lourd) flirtant avec l’anticipation, le désir de détourner le cinéma de genre pour le faire basculer vers la fable politique. Son titre, L’Agent secret, fait dans cette perspective presque office de fausse piste : d’espionnage, il ne sera…
par
Corentin Lê
Couvrant plusieurs décennies de la seconde moitié du XXe siècle, Le Maître du Kabuki raconte l’histoire d’une vie : celle de Kikuo, un prodige du Kabuki, cette forme théâtrale japonaise interdite aux femmes durant le XVIIIe siècle et dont les rôles féminins sont depuis, par tradition, interprétés par des hommes (appelés onnagata). Le récit épouse plus précisément la logique d’un rise…
par
Josué Morel
« Assez » : c’est le dernier mot prononcé dans Die, My Love, et il résume bien l’entreprise d’épuisement à laquelle s’est attelé le film. La fatigue du personnage de Grace (Jennifer Lawrence), dont le post-partum se confond avec la démence, n'a d'égal que celle du spectateur : le cinéma de Lynne Ramsay, ce n’est pas nouveau, veut approcher au plus près…
par
Étienne Cimetière-Cano
Après Blonde, Andrew Dominik renoue avec la forme documentaire de ses deux films sur Nick Cave, One More Time With Feeling (2016) et This Much I Know to Be True (2022). Dans le premier, Dominik filmait les sessions d’enregistrement de l’album Skeleton Tree en adoptant un dispositif à l'esthétique marquée : un noir et blanc travaillé, une faible profondeur de…
par
Corentin Lê
À la fin de Renoir, une réplique a valeur de note d’intention : « Quels ont été les moments marquants ? » demande à Fuki sa professeure d’anglais, après les vacances estivales que vient de passer la petite fille à Tokyo. À la façon d'un diaporama, avec des scènes très brèves et entrecoupées d’ellipses, le montage du film autobiographique de…
par
Étienne Cimetière-Cano
Il faut attendre une demi-heure pour comprendre où veut en venir Drunken Noodles. Chapitré en quatre parties, le film s’organise de manière antéchronologique (chaque chapitre est un « flashback » du précédent), sans pour autant que cette structure soit de prime abord explicitée ; ce n’est qu’au milieu du deuxième segment que l’on saisit soudain la composition de l’ensemble. Le…
par
Marin Gérard
Pour son premier long, Pauline Loquès assume un parti pris mélodramatique assez éloigné de ce que nous montre ordinairement un premier film français. Nino (Théodore Pellerin) apprend dans un hôpital qu’il a un cancer de la gorge, alors qu’il venait simplement récupérer des résultats d’examens pour prolonger un arrêt de travail suite à un burn-out. Le film le suit les…
par
Josué Morel
Redoutable projet que celui de Linklater, qui revient sur la gestation d’À bout de souffle en même temps qu’il ambitionne de pasticher l’esthétique du Godard première manière – on y reviendra toutefois, ce n’est pas si net. Redoutable, car l’équation à multiples facteurs est en principe, mais aussi dans les faits, pratiquement insoluble : peut-on faire un film godardien sur…
par
Corentin Lê, Marin Gérard
Cannes, jour 4. Deux de nos rédacteurs discutent d'Eddington d'Ari Aster, présenté en compétition. Avec une carte blanche consacrée à Que ma volonté soit faite de Julia Kowalski. Avec : Corentin Lê et Marin Gérard. Et Pierre-Jean Delvolvé pour la carte blanche. Réalisation et montage : Étienne Cimetière-Cano.
par
Corentin Lê
Sons of the Neon Night démarre sur les chapeaux de roue avec une scène d’attentat délirante, située dans une reconstitution numérique et recouverte de neige du quartier de Causeway Bay à Hong Kong. Les balles fusent, les véhicules fracassent les vitrines des magasins avant d’exploser, les bâtiments s’effondrent et des gouttes de sang, filmées au ralenti, fendent en deux les…
par
Robin Vaz
Que signifie « être ici » quand on vient d’ailleurs ? La question revient à plusieurs reprises dans la bouche de Sergio, un ingénieur environnemental portugais engagé par une ONG pour la construction d’une route en Guinée-Bissau. Dès le début du Rire et le couteau, une série de petits dysfonctionnements suggère que Sergio peine à trouver sa place : sa…
par
Robin Vaz
Dès ses premières séquences, La Petite dernière cultive une impression de déjà-vu : des dialogues adolescents crus sur la sexualité, une altercation dans les couloirs, où la jeune Fatima (Nadia Melliti) s’énerve après que l’un de ses camarades l’a traitée de lesbienne… Adapté du roman éponyme de Fatima Daas, le troisième long d’Hafsia Herzi est peut-être avant tout un remake, ou…
par
Josué Morel
Megalopolis, The Brutalist, et maintenant L’Inconnu de la Grande Arche, sa déclinaison française : en l’espace d’un an, trois films se seront inspirés, de près ou de loin, du Rebelle de King Vidor – Demoustier étant probablement celui qui s'inscrit le plus dans les pas de son modèle. Comment lire ce retour en force de la figure de l’architecte dressé…
par
Robin Vaz
Si le scénario d’Entroncamento de Pedro Cabeleira devait être un objet, ce serait l’un de ces tableaux en liège que l’on voit souvent dans les films policiers, tapissés de photos pour mettre de l’ordre dans une enquête. Au centre : Laura, jeune femme au passé obscur, qui rejoint à Entroncamento son cousin, un malfrat local. Autour d’elle gravite une constellation…