par
Thomas Lequeu
Dès sa séquence d’ouverture, Ariane s’annonce comme un vaudeville ironique, où des couples de plus en plus improbables s’embrassent à Paris : aux amoureux de carte postale succèdent deux vieux sur un marché, des caniches, et jusqu’à des Généraux de l’armée. Billy Wilder utilise une trame à la Feydeau pour mener une réflexion plus riche et plus ambiguë sur le…
par
La rédaction
Chaque semaine durant le confinement, nos rédacteurs profitent de rediffusions télévisées pour évoquer quelques films marquants. Je suis un aventurier d'Anthony Mann Disponible en replay sur Ciné + jusqu'au 28/06. Je suis un aventurier (The Far Country), l’avant-dernier western tourné par Anthony Mann avec James Stewart, semble être à première vue l’un de ces grands récits épiques emblématiques du cinéma…
par
Guillaume Namur
Pour ce quatrième numéro de One+One, nous rencontrons Emmanuel Burdeau, critique de cinéma, à l'occasion de la sortie de son livre consacré à Billy Wilder : Gravité.
par
Max Robin
« Ne l'essuyez pas, Nat. Laissez-moi mon petit cercle vicieux. Pas de début, pas de fin » : Don Birnam (Ray Milland) aime bien contempler ainsi les petits cercles mouillés que son verre rempli à ras bord de whisky bon marché dessine sur le comptoir. Mais loin d’y contempler le reflet simplifié de sa misère, de sa détresse et de son ambition toujours…
par
Ophélie Wiel
Intercalé entre Sept ans de réflexion et Certains l'aiment chaud, les deux plus célèbres films de Billy Wilder - pour cause de sa comédienne star, Marilyn –, Ariane (Love in the Afternoon dans son très rohmérien titre original) est parfois injustement oublié par les critiques: injustement, car Ariane, loin d'un film mineur, est sans doute l'une des productions les plus…
par
Estelle Bayon
L’opportuniste Charles Tatum, viré de tous les journaux, se retrouve contraint de travailler pour la gazette locale d’Albuquerque, bled paumé du Nouveau-Mexique. Alors qu’on l’envoie couvrir une chasse au crotale, le hasard dépose sur son chemin un fait divers qui va prendre une ampleur démesurée, assurée par sa machiavélique mise en scène. Le Gouffre aux chimères, critique acerbe du sensationnalisme,…
par
Ophélie Wiel
Billy Wilder est toujours célébré pour sa maîtrise de la comédie : c'est pourtant Boulevard du crépuscule qui reçoit généralement tous les éloges, comme s'il fallait absolument trouver une œuvre qui dépassât les autres, résolvant du même coup l'impossibilité de départager La Garçonnière de Certains l'aiment chaud. Cependant, il reste très peu du cinéaste de Sabrina dans ce film très…
par
Eva Markovits
Entre 1953 et 1955, Billy Wilder réalise trois films radicalement différents : Stalag 17, Sabrina et Sept ans de réflexion, tous trois des adaptations de pièces de théâtre à succès. Si le premier – qui se déroule dans un camp de prisonniers pendant la Seconde Guerre mondiale – déborde de cynisme, le dernier – usant des charmes de Marilyn Monroe –…
par
Gildas Mathieu
Après La Garçonnière, Billy Wilder retrouve une nouvelle fois Jack Lemmon et Shirley MacLaine pour l’adaptation d’une fameuse comédie musicale. Méprisé par son auteur, esthétiquement daté, Irma la Douce démontre pourtant un savoir-faire toujours aussi efficace. « Gardez vos Champs-Elysées et votre château de Versailles. Voilà un endroit qui me convient : bagarreur, vulgaire, puant, mais vivant. » Comme souvent…
par
Théo Ribeton
Films profondément marqués du sceau de l’âge d’or hollywoodien que ces récits à enchâssements, naviguant d’un temps à l’autre au fil des raconteurs d’histoires, couverts de voix off. Fedora éveille à la lumière un genre quelque peu déchu, comme on tirerait brutalement les rideaux sur la chambre d’un aïeul alité dans la pénombre. William Holden, vieilli et déboussolé, prolonge le…
par
Clément Graminiès
Capable de satire féroce, Billy Wilder ne faillit pas à sa réputation avec Un, deux, trois, réalisé en 1961 après les deux grands succès que furent Certains l'aiment chaud et La Garçonnière. Moins connu, le film n'en est pas moins alerte, audacieux et percutant que les autres. Au sommet de cette fantaisie politiquement incorrecte trône un James Cagney totalement survolté.…
par
Clément Graminiès
Réalisé deux ans après le décapant Avanti !, le moins connu Spéciale première est la troisième adaptation de la pièce de théâtre The Front Page de Ben Hecht et Charles MacArthur. Gentiment caustique, parfaitement millimétré et souvent efficace, le film n'offre néanmoins pas le même mordant que le célèbre Gouffre aux chimères sur un sujet similaire. Si l'on excepte Mauvaise…
par
Arnaud Hée
Il y a beaucoup de sommets dans la longue carrière de Billy Wilder ; La Garçonnière (1960), réalisé après le célébrissime Certains l’aiment chaud (1959), en est indéniablement un, et pas des moindres. Un Billy, des Wilder Il y a une sorte de malentendu à propos de Billy Wilder ; quelques titres emblématiques font écran à une œuvre qui ne…
par
Vincent Avenel
Une reprise film de la semaine ? Oh, my ! Et pourquoi donc ? Eh bien, tout simplement, chers lecteurs (et chères lectrices), parce que le film le mérite bien - et surtout pour souligner le dégoût de certains membres de la rédaction (non pas notre critique officiel sur Sherlock Holmes, Benoît Smith, mais sans doute de ténébreux Moriarty cinéphiles)…
par
Clément Graminiès, Ophélie Wiel
On ne présente plus Billy Wilder. De Sept ans de réflexion à Avanti, en passant par La Garçonnière, Sabrina, Ariane, Irma la Douce, Embrasse-moi idiot, le cinéaste reste à jamais le grand maître de cet âge d'or de la comédie américaine où tout semblait permis, faire rire en se jouant de la censure et faire rêver sans dégoulinement de sucre…