par
Hugo Mattias
Michele Apicella n’a pas encore sauté dans l’eau qu’il perd déjà pied. Un trajet en voiture, un air de Franco Battiato, quelques grimaces échangées avec deux gamins farceurs, et c’est la sortie de route. En un simple raccord, voilà l’alter ego récurrent de Nanni Moretti étendu sur une table de massage, fredonnant une mélodie dont il ne retrouve ni les…
par
Marin Gérard
Nanni Moretti a vieilli. Sa démarche est devenue brinquebalante, ses cheveux hirsutes ont blanchi, son débit de paroles a ralenti et ses yeux sont devenus légèrement vitreux. Ce regard pétille pourtant ici, entre malice et désespoir, comme pour la première fois depuis au moins vingt-cinq ans et sa dernière comédie à la première personne (Aprile). Si Vers un avenir radieux…
par
Marin Gérard
Nanni Moretti a vieilli. Sa démarche est devenue brinquebalante, ses cheveux hirsutes ont blanchi, son débit de paroles a ralenti et ses yeux sont devenus légèrement vitreux. Ce regard pétille pourtant ici, entre malice et désespoir, comme pour la première fois depuis au moins vingt-cinq ans et sa dernière comédie à la première personne (Aprile). Si Vers un avenir radieux…
par
Hugo Mattias
« Pourquoi soudain cet endroit me semble si triste ? », s’interroge Dora (Margherita Buy) en observant l’immeuble dont elle occupe le dernier étage. Dans Journal intime, Nanni Moretti rêvait d’un film composé de panoramiques sur des maisons et c’est précisément sur la façade d’un immeuble que s’ouvre Tre Piani, son quatorzième long-métrage. Mais ici, plus de mouvements de caméra ni de musique…
par
Hugo Mattias
« Pourquoi soudain cet endroit me semble si triste ? », s’interroge Dora (Margherita Buy) en observant l’immeuble dont elle occupe le dernier étage. Dans Journal intime, Nanni Moretti rêvait d’un film composé de panoramiques sur des maisons et c’est précisément sur la façade d’un immeuble que s’ouvre Tre Piani, son quatorzième long-métrage. Mais ici, plus de mouvements de caméra ni de musique…
par
Hugo Mattias
À quelques mois de la sortie de Tre Piani, son quatorzième long-métrage, suite et fin de notre portrait de Nanni Moretti en éternel intransigeant. Au programme de ce deuxième volet : des crises intimes et des doutes existentiels, mais aussi quelques silences. S’il est un domaine où la rigueur de Nanni Moretti s’exprime sans le moindre filtre, c’est celui des relations…
par
Hugo Mattias
Tre Piani, le nouveau film de Nanni Moretti, sera dévoilé dans quelques mois. En attendant, revenons sur l’un des motifs les plus structurants de sa filmographie : la colère. Au programme de cette première partie : le rapport paradoxal qu’entretient le cinéaste avec la scène politique et sociale italienne. À la fin d’Ecce Bombo (1978), au comptoir d’un café, Michele…
par
Sylvain Blandy
Au début du film, Nanni Moretti met en scène son propre regard. Surplombant Santiago, il est cadré de dos dans un plan verticalement strié de plusieurs lignes : le ciel, la crête d’un massif montagneux, la brume qui recouvre une bande de tissu urbain et un mur qui, se trouvant devant le réalisateur, scinde également le plan dans la profondeur.…
par
Raphaëlle Pireyre
En disponibilité Nanni Moretti a déjà beaucoup raconté que la mort de sa mère après une longue maladie est survenue pendant le montage d’Habemus Papam. Il a repris alors sans délai le chemin de l’écriture pour raconter ce récit intime. Le cinéaste s’est souvent écrit des rôles sur mesure incarnant lui même son engagement et ses doutes politiques, sa joyeuse…
par
Morgan Pokée
Ce n'est pas qu'on aime lui râler dessus, mais l'équipe de Thierry Frémaux aurait dû prévoir les grands moyens pour la sortie de projection du Moretti et distribuer à qui mieux mieux des paquets de kleenex aux festivaliers qui ont déversé leur quotas lacrymal du mois lors des 20 dernières minutes de Mia Madre. Un torrent de larmes a dévalé dans…
par
Arnaud Hée
Accueilli poliment à sa présentation en compétition officielle au début du festival de Cannes, le nouveau film de Nanni Moretti n’a pas joui des faveurs du jury. De quoi laisser pour le moins dubitatif quand on connaît la distribution des prix, notamment, mais pas seulement, celui de la meilleure interprétation masculine – Jean Dujardin plutôt que Michel Piccoli ?!?! Mais…
par
Arnaud Hée
La sortie de l’excellent Habemus Papam se double d’une rétrospective à la Cinémathèque française (5-25 septembre 2011) ; une rentrée cinématographique sous le signe de Nanni Moretti ne peut que s’annoncer heureuse. L'occasion est belle de cheminer dans une œuvre d'une absolue singularité, faisant du cinéaste un aiguillon essentiel. Constance mutante Nanni Moretti n’a pas grand-chose en commun avec J.J.…
par
Raphaël Lefèvre
La figure du Pape a mieux réussi à Moretti que celle de Berlusconi. Si cette belle farce inquiète n’est pas le grand film qu’elle aurait pu être, c’est qu’elle a les limites de ses qualités – son sens certain de la dérive tranquille finit par tourner quelque peu à vide. Mais voyons le verre à moitié plein : à la…
par
Arnaud Hée
Ce fut un bonheur que de voir débarquer sur les écrans les trois premiers films de Nanni Moretti, peu visibles jusqu’ici, à l’été 2009. C’en est un autre que d’accueillir cette très belle édition DVD signée Montparnasse. Elle reprend le passionnant programme de reprise et l’augmente de nombreux suppléments. Un superbe coffret. Les trois premiers longs métrages de Nanni Moretti…
par
Stéphane Caillet, Camille Pollas, Arnaud Hée
La littérature fait figure de premier jalon dans ce que l’on peut affirmer comme l’expression d’un "Je". Même si la peinture de la Renaissance en est un autre, lorsque l’artiste fait irruption dans le champ de l'œuvre. Depuis quelques décennies, on peut noter cette même affirmation dans les différentes formes d’expressions artistiques ; notamment une hésitation entre la forme fictionnelle…
par
Arnaud Hée
Si les étés cinématographiques sont parfois arides, ils savent aussi se montrer généreux en reprises. C’est le cas ici avec les trois premiers films de Nanni Moretti, réalisés entre 1976 et 1981 et construits autour de son alter ego Michele Apicella. Si Je suis un autarcique (1976) s’apparente réellement à une œuvre de jeunesse (il a alors 23 ans), très…
par
Arnaud Hée
Pour son 60e anniversaire, le festival de Cannes convoque ses champions palmés ou primés autour d'un thème : la salle de cinéma. 33 courts-métrages de 3 minutes défilent, indépendants les uns des autres, simplement liés par cette seule thématique. Alors ? Inégal forcément, c'est la règle. Mais beaucoup de cinéastes ont à dire, à transmettre et donnent à penser sur…
par
Ophélie Wiel
Quand Nanni Moretti, cinéaste estampillé « de gauche » s'intéresse à sa bête noire (et à la nôtre), l'affreux Silvio Berlusconi, on s'attend à un pamphlet politique rageur et très impoli. Mais le cinéaste italien est, on le sait, bien plus subtil que ça. C'est donc à travers le portrait d'un parfait anonyme – un réalisateur raté au bout du…