par
Mahaut Thébault
Days s’ouvre sur le visage d’un homme assis derrière une fenêtre sur laquelle s’abat la pluie. Quelques minutes (immobiles) plus tard, à la faveur d’un raccord, l’homme se retrouve immergé jusqu’au cou dans un bain : d’un plan à l’autre, l’eau est entrée dans le cadre. Pour qui connaît la filmographie de Tsai Ming-liang, d’autres images affluent alors, d’inondation, d’infiltration…
par
Thomas Choury
La disette cinématographique imposée par la pandémie est bien loin : après une édition entièrement numérique en 2020, le Festival des 3 Continents a repris ses bonnes habitudes dans les salles de Nantes et de sa région. La 43e édition fut l’occasion de célébrer pas moins de trois anniversaires : les cent ans du mythique studio de la Shōchiku (qui…
par
Thomas Lequeu
Comme la plupart des autres festivals, l’édition 2020 des 3 Continents a eu lieu en ligne, pour les professionnels comme pour le public. Si l’on salue l’engagement et la détermination des équipes à maintenir des séances numériques ouvertes à tous, avec la promesse de retrouver les films en salle dès que la situation le permettra, force est de constater que…
par
Marie Gueden
Le nouveau film de Tsai Ming-liang s'inscrit dans le revirement opéré depuis le dernier film de cinéma du réalisateur taïwanais, Les Chiens errants en 2013. Rappelons en effet que depuis, celui-ci réalise des formes plus courtes (un moyen métrage Journey to the West / Voyage en Occident en 2014 et des courts-métrages consacrés au moine bouddhiste Xuanzang), des installations et…
par
Morgan Pokée
Urban Distribution a la riche idée de proposer en DVD, couplé à celui de son récent long métrage, Les Chiens errants, la dernière œuvre cinématographique en date de Tsai Ming-liang : Voyage en Occident. D'une durée d'une cinquantaine de minutes, celle-ci fait suite à une série de cinq autres films courts réalisés depuis 2012 par le réalisateur taïwanais : Walker,…
par
Olivia Cooper Hadjian
D'année en année, on trouve dans les festivals de cinéma documentaire davantage d’œuvres utilisant des procédés fictionnels. Ainsi, dans la compétition principale de CPH:DOX qui regroupait cette année quatorze films (DOX:AWARD), quatre pouvaient être considérés comme de pures et simples fictions, et plusieurs autres comportaient des éléments à la fois écrits et joués. Si ce genre de démarche était à…
par
Pierre-Édouard Peillon
« Ce cinéma est hanté », prévenait l'un des mystérieux personnages de Goodbye Dragon Inn sans que l'on ne sache s'il parlait uniquement du lieu où se déroulait l'action du film (un cinéma sur le point de fermer) ou bien de l'art de Tsai Ming-liang. Au regard de l'ensemble de la filmographie du cinéaste, l'avertissement fonctionnait sur les deux niveaux et continue…
par
Benoît Smith
Dans notre tandem d'agents très spéciaux en mission sur l'île vénitienne du Lido pour la Mostra 2013, les divergences d'opinions sur un film ont été assez rares pour se faire remarquer. La plus notable a ceci de particulier qu'elle ne concerne pas un film, mais deux - vus dans un intervalle de moins de vingt-quatre heures et soulevant, chacun à…
par
Vincent Avenel
Le titre de son avant-dernier film en date – I Don't Want to Sleep Alone – le précise, mais sa filmographie entière le dit : Tsai Ming-liang est un peintre désabusé d'une solitude urbaine irrémédiable, d'un éloignement mortifère des êtres. En 2003, avec Goodbye Dragon Inn, il menait sa chorégraphie du ballet de l'isolement à la rencontre du 7e art…
par
Marion Pasquier
Présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2009, le 9e long métrage du Taïwanais Tsai Ming-Liang est une commande que le musée du Louvre lui a faite, lui laissant toute liberté pour imaginer le scénario. Après Et là-bas quelle heure est-il ?, c'est la seconde fois que Tsai tourne en France, avec cette fois plusieurs grandes stars françaises. Travaillant…
par
Marion Pasquier
À l'occasion de la sortie de son très beau neuvième long métrage, Visage, nous avons rencontré Tsai Ming-Liang, l'un des éminents cinéastes taïwanais connus en France où il n'a plus à faire ses preuves. Il nous raconte comment il a abordé la commande que le musée du Louvre lui a faite pour ce film, l'échange enthousiasmant qu'il a eu avec…
par
Marion Pasquier
L'industrie cinématographique taïwanaise est en difficulté : peu de films sont produits, le cinéma commercial étranger monopolise les salles de l'île, le cinéma d'auteur dépend des capitaux étrangers. Rares sont donc les films qui nous parviennent de ce pays, l'une des composantes, aux côtés de la Chine continentale, Hong Kong et Singapour, du cinéma chinois. Si l'on regrette que le…
par
Sarah Elkaïm, Anaïs Vincent
Six jours de FID et à l’écran se dessinent des chemins de traverse, des routes complexes, des lignes claires, d’autres tortueuses… Des films surprenants, émouvants, aux dispositifs contraignants d’où émerge le sens, aux clartés miroitantes, aux paroles et aux sons en plein cœur d’un réel dont la matière est toujours travaillée singulièrement par chacun des réalisateurs sélectionnés. Depuis la Canebière…
par
Mathieu Macheret
Le festival nous avait déjà fait le coup il y a trois ans avec En avant, jeunesse ! de Pedro Costa : projeter son film le plus exigeant un dernier jour de compétition, là où l'attention se relâche, où l'on s'endort plus facilement, où les quolibets fusent plus haut et les sièges claquent plus fort que d'habitude. Résultat : à…
par
Arnaud Hée
Pour son 60e anniversaire, le festival de Cannes convoque ses champions palmés ou primés autour d'un thème : la salle de cinéma. 33 courts-métrages de 3 minutes défilent, indépendants les uns des autres, simplement liés par cette seule thématique. Alors ? Inégal forcément, c'est la règle. Mais beaucoup de cinéastes ont à dire, à transmettre et donnent à penser sur…
par
Florian Guignandon
C'est indéniable, la facture est là, elle se reconnaît directement, facilement : c'est un film de Tsai Ming-Liang. Un certain rythme, un sens du cadre et de l'espace, une quasi-absence de dialogues et des corps abandonnés à eux-mêmes dans des paysages apocalyptiques : tel est le style de celui qui s'est imposé comme un des cinéastes asiatiques les plus importants…
par
Audrey Jeamart
Entre langueur et frénésie, absence de parole et chansons délirantes, sexe et sentiments, La Saveur de la pastèque est l'un de ces films indéfinissables, surprenants, passablement susceptibles de laisser le spectateur perplexe ou admiratif. Que l'on adhère ou non, le nouveau film de Tsai Ming-Liang ne laisse pas indifférent et nul ne peut contester son originalité et sa volonté de…