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Ophélie Wiel
Ernst Lubitsch est le chouchou des spécialistes du cinéma. À l'instar de l'œuvre d'Alfred Hitchcock, autre détenteur d'une fameuse "touch", celle du génie de la comédie américaine a engendré pléthore d'ouvrages, acharnés à découvrir les secrets de son humour léger et pétillant. Si To Be or Not To Be (Jeux dangereux en VF), Haute pègre et The Shop Around the…
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Ophélie Wiel
Considéré comme perdu pendant des décennies avant sa redécouverte dans les années 1990, méconnu donc des fans les plus jeunes de Lubitsch, Le Lieutenant souriant fut dès sa sortie en 1931 l'un des grands succès (publics et critiques) du cinéaste. Troisième et dernier opus de sa série de comédies musicales entamée avec les débuts du cinéma parlant (et comprenant également Parade d'amour…
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Ophélie Wiel
Quand Lubitsch réalise Sérénade à trois, le terrible code de censure Hays ne s'est pas encore abattu sur la production hollywoodienne. Pour évoquer cette très courte période (1928-1934) où l'on produit des films parlants dans lesquels une profonde pudibonderie n'a pas encore droit de cité, on parle d'ailleurs aujourd'hui des "pre-Code films". Le cinéaste allemand, exilé depuis presque une décennie à Hollywood, peut…
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Ophélie Wiel
Lubitsch a cinquante-et-un ans quand il réalise Le Ciel peut attendre. Pas si vieux, encore, et pourtant... Il ne lui restera plus que le temps de réaliser deux films, dont l'un achevé par un autre, avant de s'éteindre, quatre ans plus tard. Au sommet de sa gloire ? Sans doute, car les chefs d'œuvre, La Huitième Femme de Barbe-Bleue, Ninotchka,…
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Ophélie Wiel
Mais quelle bonne blague, la Seconde Guerre mondiale ! En l'espace de deux ans, au cours de la période la plus troublée de l'histoire du XXe siècle, deux cinéastes archi-reconnus se sont essayés à la fameuse formule du "on peut rire de tout... même d'Adolf Hitler". En 1940, Chaplin signe son grandiose Dictateur, mélange prodigieux d'humour burlesque et d'émouvante satire.…
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Ariane Prunet
C'est en arrivant à Hollywood, invité par Mary Pickford qu'il dirigera en 1923 dans Rosita, que Lubitsch fait définitivement le choix de la comédie, après avoir exploré le drame pendant sa période allemande. En 1926, le cinéaste est installé aux États-Unis depuis quatre ans lorsqu’il réalise Les Surprises de la TSF, le septième film de sa période américaine muette qui…
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Ophélie Wiel
Un cinéaste n'est pas forcément le meilleur juge de son œuvre. The Shop Around the Corner, dit-on, était le film favori de Lubitsch: pourtant, il s'agit sans doute de sa réalisation la moins lubitschienne; si l'on était mauvaise langue, on dirait presque que Ernst, qui venait d'achever Ninotchka et s'apprêtait à tourner To Be or Not To Be, s'amusa pour…
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Ophélie Wiel
De la veuve joyeuse Jeanette MacDonald à la joyeuse suicidée Carole Lombard, en passant par la joyeuse divorcée Ginger Rogers, on dirait les Américains fondamentalement pessimistes ou particulièrement doués pour l'oxymore... C'est bien sûr ce deuxième penchant auquel incline le génial Lubitsch dans cette comédie musicale sans âge, où Maurice «Ma pomme» Chevalier séduit toutes les jolies demoiselles dans un…
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Marie Bigorie
« Qui soulage l’obstruction soulage la tension. » Véritable remède contre les esprits obstrués et les corps guindés, La Folle Ingénue (Cluny Brown) est la dernière comédie réalisée en 1946 par Ernst Lubitsch, l’ultime retour de flamme d’une filmographie brillante de légèreté et d’ironie. Le titre français rappelle Molière ou Labiche : Charles Boyer joue un intellectuel à l’esprit mordant…
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Ophélie Wiel
À un mois du soixantième anniversaire de la disparition du grand génie de la comédie américaine Ernst Lubitsch, les éditions MK2 mettent les petits plats dans les grands en proposant un superbe coffret de cinq œuvres muettes et – donc – rarissimes de la période allemande du prolifique artiste. Cinq films réalisés entre 1918 et 1921, un an avant que…
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Ariane Beauvillard
Première des quatre comédies d'Oscar Wilde, L'Éventail de Lady Windermere cumule tous les ressorts de la comédie de boulevard : femme, amant potentiel, mari, pérores et, bien entendu, quiproquos. Mais là où Oscar Wilde tentait de dénoncer par le dialogue théâtral, Lubitsch remplace les bons mots et les phrases à double sens par des intrusions dans le champ ou des…
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Ophélie Wiel
Passons sur le titre français totalement improbable du film (le traducteur avait-il préféré relire le chef-d'œuvre de Balzac plutôt que de regarder le film?)... Adapté d'une pièce française du XIXe siècle, Divorçons, That Uncertain Feeling («ce sentiment incertain») est une comédie de boulevard, un divertissement pur, sans contenu psychologique et sociologique caché. Pas forcément le genre privilégié du fin Lubitsch.…
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Marie Bigorie
Nous sommes en 1939. Ernst Lubitsch, cinéaste berlinois émigré à Hollywood et adulé, réalise Ninotchka. Ernst ose et frappe fort. Car, derrière cette histoire d'amour entre un aristocrate séducteur et une « femelle bolchevique » en mission à Paris, Ninotchka relève de la pure satire politique. Avec Billy Wilder au scénario, Greta Garbo, Melvyn Douglas en tête d'affiche et Bela…
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Marie Bigorie
« Du seul point de vue du style, je pense n'avoir rien fait de meilleur, ou d'aussi bon, que Haute pègre » écrit Ernst Lubitsch dans une lettre adressée au critique Herman C. Weinberg. Selon le jugement de nombreux critiques, cette savoureuse comédie figure parmi les trois meilleurs films dans la carrière du cinéaste berlinois, avec Ninotchka et Rendez-Vous (The…