par
Josué Morel
Pourquoi Mickey 17, et pas 14 ou 15 ? La question paraît de prime abord triviale : le nouveau film de Bong Joon-ho montre d’emblée que le dénommé Mickey (Robert Pattinson), pauvre Terrien un peu idiot qui rejoint une expédition spatiale en tant que « expandable », n’est qu’un clone parmi d’autres. Principe simple, qui augure son lot de situations burlesques : Mickey se voit…
par
Adrien Mitterrand Munch
Les pluies sont mauvaises chez Bong Joon-ho : elles sont comme un voile qui efface les couleurs du monde, le transformant en un enfer gris et humide. Ceux qui n’ont eu d’autre choix que de s’y aventurer ressentent alors une menace dont il s’agirait de s’abriter. Mais l’eau ne cesse de ruisseler et le niveau monte : la noyade est-elle…
par
Josué Morel
Reprise de notre billet cannois consacré à Parasite, avec une conclusion légèrement retouchée suite à la Palme d'or remise au film. Parasite n’est pas un mauvais film, loin de là, mais il déçoit un peu au regard de ce qu’il met en place – un jeu de stratifications sociales et spatiales dans une maison bourgeoise – et de ce qu’il…
par
Josué Morel
Parasite n’est pas un mauvais film, loin de là, mais il déçoit un peu au regard de ce qu’il met en place – un jeu de stratifications sociales et spatiales dans une maison bourgeoise – et de ce qu’il peine à finalement atteindre – une épaisseur qui irait au-delà d’un quadrillage topographique joueur et bien tenu. Le film est à…
par
Nicola Brarda
Immédiatement encensé à sa sortie en 2003, Memories of Murder, deuxième film de Bong Joon-ho, révèle à un public international le talent du réalisateur. Comme il le fera dans The Host, avec le scandale du déversement de produits toxiques dans la rivière Han (Séoul) par l'armée américaine, celui-ci prend pour point de départ un événement ayant défrayé la chronique : la première affaire…
par
Adrien Dénouette
Onze ans après The Host et son gros batracien kidnappeur de fillettes, on trépignait à l’idée de découvrir le nouveau monstre de Bong Joon-ho sorti du ventre de Netflix. À l’époque, la fable horrifique avait surpris par sa capacité à faire coexister désir de fiction pure et radiographie de la société sud-coréenne avec une virtuosité et une acuité de petit…
par
Morgan Pokée
Le Festival Entrevues de Belfort fêtait donc ses 30 ans début décembre, sous une bruine des plus accueillantes car capable de pénétrer dans le K-Way le mieux fermé du monde. L'âge de raison ? Pas sûr tant la manifestation affichait une réelle fougue, se révélant d'une généreuse modestie et d'une discrète ampleur. Les festivités de cet anniversaire se sont ainsi déroulées…
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Vincent Avenel
Ça devait arriver : à force de tripatouiller le climat, l'homme se l'est fait sauter à la figure. Résultat : une nouvelle ère glaciaire brutale et meurtrière, et un unique refuge – le Transperceneige. À l'intérieur de ce train haute technologie, la société se reconstitue : la première classe profite, la deuxième veille au maintien de l'ordre, la troisième trime,…
par
Mathieu Macheret
Mother s’ouvre sur un plan sidérant au cours duquel un mouvement de grue ascendant accompagne, dans un champ de hautes herbes blondes, la marche d’une femme qui avance vers nous jusqu’à nous faire face et, arrivée sur une éminence du terrain, se met à danser étrangement. Invocation ? Possession ? Culte primitif ? Le film qui suit cette image est…
par
Mathieu Macheret
Cette année, la Corée du Sud a payé leur billet d'avion à trois représentants de poids, dont Park Chan-wook en compétition officielle et Hong Sang-soo à la Quinzaine des Réalisateurs. Des trois compatriotes, Bong Joon-ho qui présentait son quatrième long-métrage, Mother, dans le cadre de la sélection Un Certain Regard, s’est imposé avec le plus de force. Bong Joon-ho est…
par
Florian Guignandon, Raphaël Lefèvre, Vincent Avenel
Les quotas qui régissaient l’exploitation de films et ont permis à une cinématographie nationale de s’épanouir ont disparu ; les aides de l’État se font de plus en plus disparates et sont peut-être amenées à s’amenuiser ; l’écart se creuse entre cinéma commercial et cinéma indépendant, tandis que prospèrent les fournisseurs officiels de cinéma exotique pour festivals : voilà ce…
par
Emmanuel Didier
Initiative de producteurs, Tokyo! réussit à passer le cap du pur exercice de consommation courante. Composite, la série propose trois visions différentes mais pourtant cohérentes de la mégalopole technoïde, loin du ronronnement habituel de ce type d’entreprise. La douceur désenchantée de Gondry contraste avec la fureur nihiliste propre à Carax, tandis que le Sud-Coréen Bong peint avec finesse une allégorie…
par
Vincent Avenel
2003, Bong Joon-ho se faisait connaître en France avec Memories of Murder, un polar très maîtrisé qui bousculait les normes du genre avec une ironie mordante et désabusée. Le réalisateur reprend aujourd'hui ces ingrédients pour nous offrir un film de monstre qui, une fois n'est pas coutume, transcende les lois de son genre, pour le meilleur. Park Gang-du tient au…