par
Alexandre Moussa
Après la consécration de Carol, Todd Haynes semblait s’être quelque peu égaré avec ses longs-métrages suivants, dans lesquels il tentait sans convaincre de s’émanciper à la fois de l’étiquette « New Queer Cinema » accolée à son cinéma et de l’inspiration du mélodrame classique hollywoodien. Présenté au public cannois en même temps que la rétrospective de son œuvre à Beaubourg, May December…
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Josué Morel
Après les très ratés Le Musée des merveilles et Dark Waters, Todd Haynes revient à ce qu’il sait faire de mieux : l’étude de figures féminines complexes campées par des actrices filmées avec une évidente fascination. C’est d’ailleurs la première fois qu’il met en scène un personnage de comédienne, Elizabeth (Natalie Portman). Cette dernière s’invite dans le quotidien de Gracie…
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Simon Denis
Ce qui fait en grande partie, au moins depuis les années 2000, la beauté du cinéma de Todd Haynes, tient à sa manière plus ou moins assurée d’honorer les marges, qu’il s’agisse des amours réprouvées par le conformisme corseté de l’Amérique des fifties (entre une femme blanche et un homme noir dans Loin du paradis, ou entre deux femmes dans…
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Corentin Lê
Depuis quelques films, Todd Haynes nous avait habitués à des drames et des mélos flamboyants, aussi riches en larmes qu'en luxueuses parures. Dark Waters, qui suit la trajectoire de Robert Bilott (Mark Ruffalo), un avocat d'entreprise reconverti en pourfendeur du géant de l'industrie chimique DuPont, marque à cet égard une rupture notable. En témoigne l'ouverture du film, qui voit de…
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admin
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Morgan Pokée
« Ta chambre est un vrai musée ! » Cette réplique prononcée par la mère de Benjamin à son jeune fils annonce d'emblée la couleur si jamais quiconque avait un doute. Avec cette adaptation d'un roman pour jeunesse de Brian Selznick (déjà auteur de Hugo Cabret), Todd Haynes n'entend en rien se départir de sa fascination, confinant souvent à un fétichisme délirant,…
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Juliette Goffart
Loin du Paradis de Todd Haynes, sorti en 2002, apparaît tout d'abord comme une gracieuse résurrection du style du mélodrame classique hollywoodien. On en retrouve les couleurs flamboyantes du Technicolor, les mouvements solennels de la caméra, la puissance émotionnelle d'une musique symphonique très présente, ici, celle du grand Elmer Bernstein. L'intrigue de ce quatrième film de Todd Haynes reprend la…
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Damien Bonelli
Pour qui trouve surcotée la filmographie récente de Todd Haynes, Carol sera une divine surprise. Après avoir embaumé le cinéma de Douglas Sirk dans Loin du paradis, le Californien a connu la consécration critique avec I’m Not There, œuvre dont l’ambition n’avait d’égale que l’affectation exaspérante de sa manière. Au tombeau d’un maître, succédait ainsi la déconstruction d’une icône culturelle…
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Théo Ribeton
C’est la seconde fois que Todd Haynes fait sonner les violons du mélodrame pour raconter des amours malmenées par les tabous sociaux : en 2002, c’était Loin du paradis, et d’un côté l’homosexualité secrète d’un homme de l’aristocratie industrielle, de l’autre l’amour inavoué de son épouse pour son jardinier noir. Avec Carol, le réalisateur de I’m Not There se penche…
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Fabien Reyre
Alors qu’aujourd’hui le biopic est devenu un genre cinématographique aussi prisé que le western ou le péplum en leur temps, Carlotta nous rappelle au bon souvenir du fabuleux Velvet Goldmine de Todd Haynes, cinéaste rare dont deux des cinq longs-métrages prirent avec panache le contre-pied de la biographie filmée et ses contraintes (liste à laquelle on peut ajouter le court…
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Fabien Reyre
Qui est Bob Dylan ? Et surtout, qui peut prétendre le connaître et, encore mieux, réaliser un film sur lui ? On sait, depuis les succès de Ray ou La Môme, qu'incarner Ray Charles ou Édith Piaf passe, pour les comédiens, par un peu de maquillage et beaucoup d'Actor's Studio. On ne loue généralement que le mimétisme, la capacité à…