par
Maël Mubalegh
Le 18 septembre dernier, juste avant d’aller présenter Happy End en avant-première à la Cinémathèque Française, Michael Haneke a partagé réflexions sur son film et anecdotes de tournages à l’occasion d’une table ronde. Critikat était représenté ; nous avons pu lui poser quelques questions. Une question, dans l’assemblée : Quel a été le point de départ de Happy End ? Pour Happy…
par
Maël Mubalegh
Depuis Caché (2005), le cinéma de Michael Haneke s’était efforcé de trouver une forme plus fluide, moins heurtée qu’à ses débuts, lissage qui culminait dans ses deux Palmes d’Or - Le Ruban blanc en 2009, puis Amour en 2012. Si, dans ces deux derniers films, l’on pouvait encore déceler çà et là les traces d’une esthétique du fragment - qu’il…
par
Arnaud Hée
Amour de Michael Haneke a reçu un accueil critique triomphal, à l'exception de quelques articles discordants bienvenus pour le débat – Charlotte Garson dans Études (http://www.revue-etudes.com/Cinema/Amour/7502/14972) et Jean-Philippe Tessé dans Les Cahiers du cinéma (« Mal mal mal », pp 6-8). Un autre film, qui, vraisemblablement, n’aura pas le même écho, a reçu presque unanimement, à quelques nuances près, les…
par
Arnaud Hée
Avec Amour, Michael Haneke a remporté la mise au dernier festival de Cannes : Palme d’or pour la deuxième fois, après celle acquise en 2009 pour Le Ruban blanc. En tenant compte du palmarès catastrophique rendu par le jury présidé par Nanni Moretti (écartant Holy Motors et In Another Country, primant Reality ou La Part des anges), on peut difficilement déplorer ce choix.…
par
Arnaud Hée
La filmographie de Michael Haneke a débuté par ce que l’on a appelé la trilogie de la "glaciation des sentiments" (Le Septième Continent, Benny’s Video, 71 fragments d'une chronologie du hasard), où la désespérante froideur du monde produit ledit effet. Et le voici donc en 2012 avec Amour ; même pas une blague, il s’agit bien de ça : l’amour…
par
Frédéric Caillard
Palme d'or quelque peu contestée au dernier Festival de Cannes (copinage ou pas copinage ?), le nouveau Haneke abandonne les expérimentations anecdotiques (le remake américain de Funny Games) pour flirter avec un classicisme un brin trompeur : derrière le noir et blanc superbe du Ruban blanc se cache, comme d'habitude, une nouvelle tentative de réflexion sur les origines de la…
par
Arnaud Hée
Il est des cinéastes dont les films pourraient être assimilés à des mains tendues, Nanni Moretti ou Abbas Kiarostami sont de ceux-là. Michael Haneke est plutôt un adepte de la gifle administrée au spectateur, quand ce n’est pas carrément la fessée. D’où la propension de certains à être plus qu'irrités par le cinéaste autrichien (signalons que ceux-là sont nombreux au…
par
Vincent Avenel
Sur l'écran massif du palais des festivals s'affichent, austères, les petites lettres sans fioritures du générique du Ruban blanc de Michael Haneke. Le ton est donné, et il est à l'austérité. Ainsi, deux heures et demie durant, le réalisateur de Funny Games va décrire avec minutie le quotidien d'une petite ville rurale de l'Allemagne pré-première guerre mondiale. Qui sont donc…
par
Arnaud Hée
Que concoctait ce bon vieux Michael Haneke depuis Caché (2005) ? La réponse réside dans cet étrange Funny Games U.S.. Un remake ? Non, tout simplement une réplique, pratiquement au plan près, du film qui avait suscité une belle polémique au festival de Cannes 1997. Honteuse imposture ou objet conceptuel d’un cinéaste qui a l’habitude de l’être (en même temps…
par
Sophie Labeille, Philippe Rocher
Caché, plus encore que d'autres films, révèle combien l'image peut être à la fois matériau et objet d'un certain cinéma. Le cinéaste allemand Michael Haneke donne ainsi à voir, dans cette œuvre au réalisme exacerbé, une trame cinématographique évidente, un cadrage serré et de longs plans fixes. Tout cela concourt à la tension angoissante de cette étrange machination qui permet…