par
Timothée Gérardin
On peut reconnaître à David Gordon Green le mérite de ne pas trembler devant ses classiques : après une trilogie dédiée à Halloween, il s’attaque maintenant à l’Exorciste. Donner suite au film original, cinquante ans plus tard, pose deux questions dont les tenants et aboutissants sont voisins : quel rapport Dévotion entretient-il au sacré, et par extension au film «…
par
Fabrice Fuentes, Thomas Grignon, Jean-Sébastien Massart
Que nous a raconté en 2022 le cinéma d’horreur américain ? Petit état des lieux d’un genre à la fois malade et en forme, qui a su puiser une certaine vitalité de son penchant morbide pour la réitération des formes du passé. (Re)mettre l'horreur à plat « Elevated horror is like an artisanal cheeseburger. Make the goddamn cheeseburger. If it’s delicious,…
par
Jean-Sébastien Massart
Comme son titre l’annonce, il est question de fin dans Halloween Ends – et même de plusieurs fins. D’abord celle de la trilogie entamée par David Gordon Green en 2019. Puis celle de la saga, composée des treize films engendrés, depuis quarante ans, par le chef-d’œuvre de Carpenter. Enfin, celle d’un personnage emblématique, Michael Myers, que ce chapitre final enterre à…
par
Josué Morel
Halloween de John Carpenter est de ces rares films inusables, qui ne reposent guère sur la surprise initiale ou la découverte à la revoyure de nouveaux motifs et de détails cachés, mais bien sur le plaisir, à chaque fois rejoué, d’une mise en scène d’une économie fondée sur une latence de l’action, un goût pour l’observation et la patience d’une…
par
Josué Morel
Pour comprendre ce qui motive ce Halloween réalisé par David Gordon Green, il faut se pencher sur les trois temps de son prologue. Premier temps, premier plan, celui d’une horloge qui vient rappeler les quarante années écoulées depuis La Nuit des masques de John Carpenter, alors que le spectateur est sur le point de retrouver Michael Myers et Laurie Strode,…
par
Thomas Choury
Le nouveau long-métrage de David Gordon Green donne d'abord l'illusion de ne pas être ce qu’il laissait présager : dans le genre stéréotypé de film "d’après une histoire vraie" aux relents patriotiques - l’histoire du "retour à la vie" de Jeff Bauman (Jake Gyllenhaal), privé de ses deux jambes lors de l’attentat du Marathon de Boston en avril 2013 alors…
par
Quentin Le Goff
Enfermé dans une solitude suspendue à un premier amour perdu, Manglehorn, serrurier et grand-père, se traîne dans une petite ville du sud des États-Unis. À tous ceux qui l’entourent, il préfère son chat. Au moins ce dernier lui permet-il de se laisser aller à sa voix off, lecture des nombreuses lettres d’amour qui lui reviennent sans arrêt. Dans un registre…
par
Pierre-Édouard Peillon
Il faut être sacrément agile pour suivre les pas de Terrence Malick et de Judd Apatow, deux cinéastes qui marchent sur les trottoirs opposés du cinéma américain; David Gordon Green, lui, avait trouvé qu'en flânant au milieu de la route, sur la ligne jaune que traçait le tandem de Playmobils dans Prince of Texas, il pouvait tenir la main à…
par
Marianne Fernandez
Adepte des changements de style, David Gordon Green alterne depuis le début de sa carrière les petits films indépendants et les comédies hollywoodiennes. Une alternance dans laquelle on a du mal à positionner ce huitième long, qui succède à Baby-sitter malgré lui. Le réalisateur aurait-il trouvé avec Prince of Texas la recette pour concilier les deux penchants de son cinéma…
par
Benoît Smith
Certains films de festivals s'avèrent si peu intéressants qu'on est tenté de chercher dans leur présence une stratégie sournoise. Quant à Joe, le nouveau film de David Gordon Green (cinéaste au parcours bien incertain, entre la célébration indie des débuts et le passage inégal par la comédie avec Délire express et Votre Majesté), on peut se demander s'il n'a pas…
par
Théo Ribeton
Après le sidérant George Washington, d’autres réussites plus nuancées dans le drame, puis un brillant passage par la comédie incarné par l’incontournable Pineapple Express, autant dire qu’on attendait beaucoup du retour de David Gordon Green à des projets plus personnels, dont deux sont prévus pour cette année. Prince Avalanche suit donc les jalons de Sundance et de Berlin, itinéraire tracé…
par
Olivia Cooper Hadjian
Périlleux registre que celui de la parodie. Deux grandes façons d’en triompher semblent se dégager : soit l’on décide d’aller jusqu’au bout dans l’opposition au genre visé, de verser sans vergogne dans le laid, le gras ou l’absurde. Soit l’on décide de convoiter à la fois le beurre et l’argent du beurre, de tenter d’atteindre une efficacité premier degré tout…