Critikat

Jour 5 — Paper Tiger

par Marin Gérard, Robin Vaz

Cannes, jour 5. Deux de nos rédacteurs discutent de Paper Tiger de James Gray, présenté en compétition officielle. Avec une carte blanche consacrée à Barça Zou de Paul Nouhet.  Avec : Marin Gérard et Robin Vaz. Réalisation et montage : Karim Roussel. Pour commander le numéro papier : https://www.helloasso.com/associations/critikat-com/collectes/critikat-numero‑2

Paper Tiger

par Josué Morel

Qui est le « tigre de papier » donnant son titre au nouveau James Gray ? La mafia russe rodant autour des frères Pearl, entraînés par un jeu de circonstances dans la face sombre du sacro-saint rêve américain ? Le personnage de l’aîné (Adam Driver), ex-flic flamboyant qui affiche une contenance à toute épreuve ? Ou peut-être Gray lui-même, dont…

Top 10 de l’année 2022

par Josué Morel

1. Pacifiction – Albert Serra 2. Contes du hasard et autres fantaisies – Ryūsuke Hamaguchi 3. Avatar : La Voie de l'eau – James Cameron 4. Vitalina Varela – Pedro Costa 5. Licorice Pizza – Paul Thomas Anderson 6. EO – Jerzy Skolimowski 7. Silesilence – Jacques Perconte 8. Apollo 10 ½ : Les fusées de mon enfance – Richard Linklater 9.…

Armageddon Time

par Marin Gérard

Devant Armageddon Time, il est difficile de ne pas penser à Licorice Pizza de Paul Thomas Anderson, d’autant que le geste mémoriel qui les préside s’opère à peu près au même moment dans leurs filmographies respectives. Portés par un désir commun de revisiter la jeunesse de leurs auteurs, les deux films cultivent cependant un certain nombre de différences : souvenirs…

Armageddon Time

par Marin Gérard

Devant Armageddon Time, il est difficile de ne pas penser à Licorice Pizza de Paul Thomas Anderson, d’autant que le geste mémoriel qui les préside s’opère à peu près au même moment dans leurs filmographies respectives. Portés par un désir commun de revisiter la jeunesse de leurs auteurs, les deux films cultivent cependant un certain nombre de différences : souvenirs…

Ad Astra

par Josué Morel

Depuis ses débuts, le cinéma de James Gray a fait d’un style tout en rétention la surface sous laquelle bruissent les passions refrénées et inassouvies des personnages. L'un des paradoxes d'Ad Astra tient à ce qu'il s'affirme comme le film le moins convaincant de son auteur alors même qu’il est celui qui prend le plus à bras-le corps cette tension,…

The Lost City of Z

par Fabien Reyre

Le cinéma de James Gray est peuplé de voyages immobiles, de personnages qui tournent en rond ou dont les trajets s’arrêtent subitement, interrompus par le drame : la mort, la maladie, l’amour impossible ou perdu. Prisonniers à jamais d’une ville, d’un quartier régi par ses propres règles, les héros de ses films se heurtent aux frontières imaginaires d’un espace circonscrit…

Little Odessa

par Ariane Prunet

En 1994, James Gray a 24 ans. N’ayant à son actif qu’un court-métrage de fin d’études, le jeune cinéaste amorce, avec Little Odessa, un parcours prometteur. Le film s’ouvre par un très gros plan, deux yeux scindés par un violent clair-obscur. Sur le point d’exécuter l’une de ses victimes, Tim Roth contemple sa proie d’un regard métallique, qui envahit le…

The Yards

par Hugo Mattias

The Yards s’ouvre sur un jeu d’ombre et de lumière. C’est d’abord l’obscurité du tunnel que traverse une rame de métro, puis la clarté du jour qui envahit soudain l’écran. C’est ensuite une ampoule qui menace de s’éteindre, puis une coupure de courant et enfin l’éclairage tamisé et vacillant des bougies. Après quatre années passées à l’ombre, Leo (Mark Wahlberg),…

The Immigrant

par Benoît Smith

James Gray ne renonce pas à son goût pour la tragédie où les liens familiaux et amoureux enchaînent les personnages à une fatalité conflictuelle. Mais s'agit-il pour lui de faire surgir un ressenti sincère face à l'humain et au monde, ou simplement de resservir des marottes de conteur habile et un brin grisé par les motifs du genre ? La…

The Immigrant

par Arnaud Hée

On découvrait de bon matin l'un des films les plus attendus de cette compétition, considéré par certains comme l'un des favoris pour la Palme d'or. Comme son titre l'indique, James Gray suit ici la trajectoire d'un immigrant – au singulier et au féminin. Accueillie comme il se doit par l'avenante statue de la liberté, Ewa (Marion Cotillard) débarque de Pologne…

James Gray

par Ursula Michel

Réalisateur et scénariste de ses propres films, James Gray est présent dans le panorama cinématographique depuis plus de quinze ans. Auscultant les rapports familiaux dans toute leur violence (Little Odessa et The Yards), la notion d’héritage et de destin (We Own the Night) ou encore la folie douce d’inadaptés sentimentaux (Two Lovers), James Gray s’est fait une spécialité de travailler…

Two Lovers

par Raphaël Lefèvre

S’il est une étiquette à retirer du dos de James Gray – pas encore débarrassé de tous les poids qui empêchent la subtilité de son expression de s’épanouir pleinement –, c’est celle de nouveau Malick mettant des années à mûrir ses films. Un an seulement sépare les sorties de La nuit nous appartient et de Two Lovers, et il y…

La nuit nous appartient

par Ariane Beauvillard

Il n'y a pas si longtemps, en 1994, que James Gray avait été récompensé (à raison) à Venise pour Little Odessa. Il n'y a pas si longtemps, James Gray réussissait à mêler acteurs émérites comme Faye Dunaway ou James Caan et acteurs en devenir comme Charlize Theron dans une fresque réussie comme The Yards. Et pourtant, La nuit nous appartient…