par
Corentin Lê
Structuré en six blocs, Résurrection s’ouvre avec un premier segment muet reprenant quelques caractéristiques du cinéma expressionniste allemand, parmi lesquelles les figures somnambules et les décors biscornus du Cabinet du Docteur Caligari. On y suit le personnage joué par Shu Qi explorant les méandres d’une opiumerie aux cloisons en papier. À la fin d’une séquence mélièsienne où s’enchaînent les tours…
par
Corentin Lê
Double avertissement en préambule : d'une part, Résurrection a plutôt divisé la rédaction – même si on s'accorde sur le fait qu'il contient parmi les plus belles scènes vues cette année à Cannes – et le point de vue qui s'exprime ici est celui d'un « biganien » relativement déçu ; de l'autre, explorer ses entrailles implique de déflorer en…
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Josué Morel, Corentin Lê
Cannes, jour 10 et clap de fin. Deux de nos rédacteurs discutent de Résurrection de Bi Gan, présenté en compétition. Avec un florilège des films préférés de la rédaction durant le festival. Avec : Corentin Lê et Josué Morel. Réalisation et montage : Étienne Cimetière-Cano.
par
Corentin Lê
Après Un grand voyage vers la nuit, Bi Gan revient à Cannes avec un court-métrage de quinze minutes, Une histoire courte, publicité commandée par la marque de produits pour félins Pidan. Constitué de petites scènes évoquant Le Magicien d’Oz, le film suit la déambulation d’un chat noir déguisé en épouvantail, qui va croiser sur son chemin plusieurs figures excentriques :…
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Corentin Lê
Kaili Blues et Un Grand voyage vers la nuit, les deux premiers films de Bi Gan, ont pour singularité de faire cohabiter deux dispositifs distincts. Le premier se compose d’une série de fragments raccrochés les...
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Corentin Lê
Kaili Blues et Un Grand voyage vers la nuit, les deux premiers films de Bi Gan, ont pour singularité de faire cohabiter deux dispositifs distincts. Le premier se compose d’une série de fragments raccrochés les uns aux autres par un montage jouant sur la béance et la porosité (évoquant, par exemple, le 2046 de Wong Kar-Wai), tandis que le second…
par
Josué Morel
À la moitié du long et déjà fameux plan-séquence en 3D d’Un grand voyage vers la nuit, un petit détail vient mettre en exergue le potentiel certain mais aussi les limites du dispositif : Luo Hongwu, le héros, met au défi deux loubards en train d’agresser la tenancière d’un bar où ils sont en train de jouer au billard. Si…
par
Morgan Pokée
Kaili, ville de la province montagneuse du Guizhou, au sud de la Chine, a vu grandir le jeune cinéaste Bi Gan, né en 1989. Révélation tonitruante du dernier Festival de Locarno, le premier long métrage de celui à qui l'on prête également des talents de poète s'origine dans ce paysage intime au point d'y emprunter son titre – Kaili Blues…
par
Raphaëlle Pireyre
Récompensé au Festival des 3 Continents à Nantes par la Montgolfière d’or, Bi Gan a passé quelques jours à Paris avant de présenter son premier long métrage au Festival Entrevues de Belfort. Kaili Blues décrit la dérive troublante d’une ville fantôme à une autre et de la réalité au rêve. Le jeune cinéaste chinois de 26 ans est revenu pour…
par
Arnaud Hée, Théo Ribeton
L'estival festival au bord du majestueux lac Majeur est tout de même très particulier. C'est une manifestation prestigieuse où, en se rendant tranquillement dans une des nombreuses salles provisoires prenant place dans un gymnase agrémenté de chaises en plastique inconfortables, on peut tomber sur Michael Cimino (et l'absolue étrangeté de son apparence physique) se livrant à une sorte de one…