par
Josué Morel
Devant Les Linceuls, on est un peu comme Karsh (Vincent Cassel) contemplant, à l’aide d’un écran incrusté dans une stèle funéraire et d’une application dernier cri, la dépouille de son épouse qui gît six pieds sous terre. David Cronenberg joue ouvertement la carte de la mise en abyme – en témoigne la façon dont Cassel emprunte au cinéaste sa coupe…
par
Corentin Lê
Jia Zhangke et David Cronenberg livrent cette année des films partagés entre élan rétrospectif et mortifère. Pourquoi leurs œuvres respectives, jadis branchées sur le contemporain, apparaissent-elles aujourd’hui désynchronisées avec le présent ? Si Les Feux sauvages, sorti en janvier dernier, n’est sans doute pas le plus grand film de Jia Zhangke, il met parfaitement en lumière ce qui aura fait…
par
Emmanuelle Kotek
Vingt-cinq ans après la sortie du film, les enjeux d’eXistenZ sont peut-être plus actuels que jamais. Les deux protagonistes, Ted Pikul (Jude Law) et Allegra Geller (Jennifer Jason Leigh), sont plongés dans un monde où la réalité a été remplacée par un jeu vidéo, auquel les joueurs accèdent grâce à des « pods » et des « bio-ports » directement insérés dans leur colonne…
par
Josué Morel, Corentin Lê
Cannes, jour 7. Deux de nos rédacteurs discutent de Les Linceuls de David Cronenberg, présenté en compétition. Avec une carte blanche consacrée à Miséricorde d'Alain Guiraudie. Avec : Corentin Lê et Josué Morel. Et Marin Gérard pour la carte blanche. Réalisation et montage : Bastien Gens.
par
Josué Morel
Devant Les Linceuls, on est un peu comme Karsh (Vincent Cassel) contemplant, à l’aide d’un écran incrusté dans une stèle funéraire et d’une application dernier cri, la dépouille de son épouse qui gît six pieds sous terre. David Cronenberg joue ouvertement la carte de la mise en abyme – en témoigne la façon dont Cassel emprunte au cinéaste sa coupe…
par
Josué Morel
« Have we just been made obsolete ? » se demande, avec un mélange d’inquiétude et d’excitation, Caprice (Léa Seydoux), confrontée aux prémices de l’émergence d’une nouvelle humanité. La question vaut aussi pour le cinéma de David Cronenberg, qui propose ici un pot-pourri de sa filmographie (on y retrouve tout à la fois des éléments de Videodrome, eXistenZ, La Mouche,…
par
Josué Morel, Corentin Lê
Cannes, jour 7. Deux de nos rédacteurs discutent des Crimes du futur de David Cronenberg, présenté en compétition. Avec : Corentin Lê et Josué Morel. Réalisation et montage : Étienne Cimetière-Cano.
par
Josué Morel
« Have we just been made obsolete ? » se demande, avec un mélange d’inquiétude et d’excitation, Caprice (Léa Seydoux), confrontée aux prémices de l’émergence d’une nouvelle humanité. La question vaut aussi pour le cinéma de David Cronenberg, qui propose ici un pot-pourri de sa filmographie (on y retrouve tout à la fois des éléments de Videodrome, eXistenZ, La Mouche, Faux semblants, Le…
par
Corentin Lê
En amont de la sortie des Crimes du futur, où Cronenberg semble de nouveau se pencher sur la transformation du corps humain par la technologie, retour sur les rapports conflictuels et vampiriques que les personnages de ses films entretiennent avec la technique. Voitures, ordinateurs, scalpels, prothèses, consoles de jeu, pistolets, télévisions, machines à écrire, téléporteurs, etc. : le cinéma de…
par
Fabrice Fuentes
« Tu ne me regardes pas dans les yeux, Michel ! C’est moche, seuls les faibles font ça. » Les mots claquent comme des gifles : sur une estrade rouge bordée d’ombre, devant un public médusé, le docteur Hal Ralgan (Oliver Reed) tente d’expurger l’inconscient d’un patient en se livrant à un douloureux jeu de rôle thérapeutique, dont lui seul semble connaître…
par
Jean-Sébastien Massart
La ressortie estivale de Crash, qui suscita un petit scandale à Cannes en 1996, permet aujourd’hui d’aborder le film en dehors de sa controverse (on lui reprocha à l'époque de livrer le spectacle d’une pornographie nihiliste) et de le resituer sereinement dans l’œuvre de Cronenberg. Après les expérimentations des années 1970, puis la phase de reconnaissance qui s’est accentuée à…
par
Simon Tortel
Chez Cronenberg, le générique révèle d’emblée les enjeux de l’histoire à venir. Ici, des taches noires s’impriment sur les photos d’un paysage d’automne, jusqu’à le recouvrir progressivement pour découper les lettres du titre du film The Dead Zone, adapté du roman de Stephen King. La vérité enfouie du monde réel sera révélée, son hypocrisie purgée, grâce à la "zone d’ombre"…
par
Ursula Michel
Sorti en 1983, Videodrome pourrait être considéré comme l’ancêtre d'Existenz (1999), tant les deux films partagent une réflexion commune sur les notions de réalité et de fantasmes à travers un medium visuel (la télévision pour l’un, les jeux vidéo pour l’autre) et une iconographie où homme et machine fusionnent. Toutefois, les liens de parenté entre les deux films s’arrêtent là,…
par
Sophia Collet
Le voici, ce moment où le festival bascule : quand le sentiment le plus intense du contemporain s’élève à un degré de réalité magnifié ; une réalité dont tout le fond d’irrationalité éclaterait soudain. Troublant, ainsi, comme, dans les premières images de Maps to the Stars, le LA où débarque Agatha Weiss, jouée par Mia Wasikowska, se confond étrangement avec…
par
Théo Ribeton
par
Théo Ribeton
Dans l'inferno hollywoodien de Maps to the Stars, le plus grand péché hollywoodien semble être la destruction du lien familial : parents destructeurs, enfants-adultes, inceste... Quel rapport voyez-vous entre l'idée de famille et Hollywood ? On peut voir Hollywood comme une famille, étrange, difficile, mais c’est une communauté où tout le monde se connaît. Chacun à Hollywood comprend les règles…
par
Sophia Collet
Sous les couleurs charnelles de la photo de Peter Suschitzky, à l’étrange pouvoir de fascination, le monde suinte de toute sa putrescence. Alors qu'A Dangerous Method et Cosmopolis étaient gros du bouleversement de la parole sur les corps, éperdus de désir, Maps to the Stars voit celle-ci s'enrayer en un name-dropping de figures pop, nouveaux signifiants d’une époque où les…
par
Vincent Avenel
Avec son remake de La Mouche (1986), David Cronenberg acquiert véritablement une stature cinématographique importante, lui que ses obsessions de la chair pervertie cantonnait auparavant à un public de spécialistes. Deux ans plus tard, le cinéaste radicalise son univers d'horreur clinique avec Faux-Semblants, les deux films formant un diptyque hautement symptomatique de son époque, et qui pourtant traverse sans encombre…
par
Arnaud Hée
Belle fête de clôture hier à la Villa Critikat, les dernières bouteilles de mousseux (Clairette de Die et Crémant d’Alsace) sont parties, ne reste même plus le moindre gâteau sec, tout le monde a apprécié son précieux effet éponge. C’est samedi, on croirait que c’est fini. Mais non. On éprouve même une certaine appétence pour le nouveau film de Jeff…
par
Fabien Reyre
Adapté du célèbre roman de Don DeLillo, Cosmopolis renvoie David Cronenberg à l'univers glacé et anxiogène qu'il semblait avoir délaissé depuis A History of Violence et qui, de Faux-Semblants à Spider, était sa marque de fabrique. Bien plus intéressant que l'œuvre dont il est pourtant la fidèle adaptation, Cosmopolis dissèque avec brio un monde sur le déclin, replié sur lui-même…