par
Leticia Weber Jarek
À peine L’Enfer commence-t-il que le temps se dissout déjà d’un plan à l’autre. Entre coupes franches et fonds noirs, la première scène de la rencontre entre Paul Prieur (François Cluzet) et Nelly (Emmanuelle Béart) ouvre aussitôt sur celle de leur mariage, qui à son tour se mêle brusquement aux séquences de la naissance et des premiers pas de leur…
par
La rédaction
par
Josué Morel
Dix ans après sa mort, cinq films de Claude Chabrol sont restaurés et réédités en DVD/BR par Carlotta, en association avec MK2 (il faudra toutefois attendre encore un peu avant de les revoir sur grand écran : confinement oblige, la rétrospective du 25 novembre a été repoussée). L’occasion de se replonger dans l’œuvre d’un grand cinéaste encore secret, et de…
par
Ariane Beauvillard
À double tour, selon certains observateurs de 1959, sonnait le glas du cinéma de Claude Chabrol et la Nouvelle Vague, bien présente au générique. "Ampoulé", "maniéré", "pesant", le film a provoqué un concert d'insultes à sa sortie : il reste pourtant assez déterminant dans la filmographie d'un réalisateur que l'on a rapidement estampillé comme l'entomologiste de la bourgeoisie. Ici et…
par
Ariane Beauvillard
La Cérémonie, considéré comme l'un des chefs d'œuvre de Claude Chabrol, serait-il le dernier film marxiste ? La réponse est difficile à donner d'emblée tant le film fait preuve de maîtrise dans l'art de l'amoralité ironique et du maniement de toutes les techniques cinématographiques au service d'une histoire, et non d'un propos. Bien que les vieux démons de Chabrol soient…
par
Ariane Beauvillard
Nous y voilà. La disparition progressive d'une génération de cinéastes pose nécessairement la question de la relève : après Éric Rohmer en janvier 2010, c'est Claude Chabrol, le maître de la peinture sociale, qui franchit le Styx. Depuis dimanche, une avalanche d'hommages s'abat sur la figure du cinéaste français le plus prolifique depuis cinquante ans. Réalisateur gourmand, entomologiste de la…
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Ariane Beauvillard
Filmé dans un taxi (merci à Alain Gromb), cet entretien a failli coûter son trapèze à notre caméraman (merci à Alexandre Labarussiat, encore "retourné") et sa patience à l'interrogatrice : mais, loin de devoir le torturer pour obtenir le moindre renseignement, il en faut peu à Claude Chabrol pour entrer dans le vif du débat. Un cinéma plus divers qu'il…
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Ariane Beauvillard
Quelle que soit sa figure, ordinaire, bourgeoise ou marginale, la femme chabrolienne est face à la société comme Don Quichotte l'était face aux moulins à vent : immobile ou combative, son action semble vaine. On peut d'ores et déjà affirmer que l'univers de Claude Chabrol se fonde bien entendu sur des personnages, des dialogues, des effets cinématographiques mais également sur…
par
Ariane Beauvillard
N'ayons pas peur des mots : La Femme infidèle est un film parfait. Claude Chabrol a rarement manié l'art du cadre et du montage avec autant de dextérité que pour ce scénario apparemment classique, mais tout à fait révélateur du cinéma chabrolien de la fin des années 1960 ou du début des années 1970. Nous sommes en 1969, la femme…
par
Ariane Beauvillard, Anne-Violaine Houcke, Carole Milleliri
Du 13 au 22 novembre prochain, la vingtième édition des Rencontres Cinématographiques de Seine-St-Denis proposent une relecture des œuvres de Claude Chabrol mais aussi de (re)découvrir des cinéastes moins connus comme Édouard Luntz, disparu en février dernier, ou encore l'Italien Silvano Agosti dont le film, Le Jardin des délices, sera bientôt édité en DVD par les éditions La Vie Est…
par
Frédéric Caillard
Bellamy finit comme il commence, par un plan sur une voiture calcinée tombée d’une falaise au bord de la mer. Éternel recommencement pour Chabrol tout d’abord, qui de films en films creuse consciencieusement le même sillon et expose avec son humour teinté de cynisme le mal inextinguible qui taraude les consciences petites bourgeoises. Éternel recommencement pour son film également, qui…
par
Ariane Beauvillard
D'après un premier film de Richard Fleischer, La Fille sur la balançoire, Claude Chabrol réutilise un fait divers et tire de la romance sociale un véritable portrait familial et régional. Le dernier film du réalisateur le plus mordant de France aborde une nouvelle fois la distinction sociale, la terrible dégradation de la bourgeoisie, et, finalement, la dualité de chaque innocent…
par
Ariane Beauvillard
« Toute ressemblance serait, comme on dit, fortuite »... nous assène-t-on dès les premières images. Il serait en effet bien injuste de ne voir en L'Ivresse du pouvoir qu'un film politique et redresseur de torts. L'affaire (Elf ou pas) est une toile de fond. Claude Chabrol, comme à son habitude, nous plonge dans un monde complexe, où la simplicité d'une…
par
Sophie Labeille
En 1965, Barbet Schroeder, alors jeune producteur, confie une caméra 16mm et de la pellicule couleur à six jeunes réalisateurs pour leur permettre d'illustrer six quartiers de Paris. Godard, Rouch, Rohmer, Chabrol, Douchet et Pollet investissent alors la place de l'Étoile, Montparnasse, Saint-Germain-des-Prés, la rue Saint-Denis. Les cinéastes voulaient continuer ici la révolution cinématographique commencée en 1959, à une époque…