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Jean-Sébastien Massart
Au terme de la longue confession qui sert de fil rouge au Mage du Kremlin, Vadim Baranov (Paul Dano), conseiller en communication de Vladimir Poutine, avoue à son interlocuteur (Jeffrey Wright) à propos de la guerre en Ukraine : « Je ne l’ai pas voulue, mais je ne m’y suis pas opposé. » On tient là l’une des clés de ce personnage veule…
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Luca Mongai
Olivier Assayas a visiblement trouvé son expérience privilégiée du confinement – vécu dans une résidence familiale au milieu d’un bois verdoyant – assez intéressante pour lui dédier un film. Dans une scène d’interview, une journaliste de France Culture questionne l’avatar du cinéaste, joué par Vincent Macaigne, sur son quotidien durant cette période : ce dernier témoigne d’abord de son malaise vis-à-vis…
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Thomas Lequeu
Difficile de résumer l’intrigue d’espionnage de Cuban Network tant sa mise en place est laborieuse et confuse. Au début des années 1990, un petit groupe de Cubains fuit l’île communiste afin de rejoindre des associations anti-castristes à Miami. Le suspense du film repose alors sur le doute entourant leur trahison : ont-ils véritablement déserté ou sont-ils envoyés par le régime…
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Josué Morel
Dès ses premières minutes, Doubles vies d’Olivier Assayas s’affiche comme une continuité dialoguée dont chaque scène questionne, par une structure en apparence dialectique, les mutations du monde moderne. De quoi débat-on, ou du moins de quoi fait-on mine de débattre ? De nombreuses oppositions – papier contre numérique, presse traditionnelle contre réseaux sociaux, choix esthétiques d’un artiste contre questions morales et…
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Morgan Pokée
À la vision de Personal Shopper, il est sans doute légitime de se demander si Olivier Assayas n'a pas essayé de résoudre une drôle d'équation : et si l'on soustrayait à Sils Maria les personnages de Juliette Binoche et Chloë Grace Moretz, que resterait-il ? Si l'on ne gardait que Kristen Stewart dans le même rôle d'une assistante (personnelle hier,…
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Carole Milleliri
Une comédienne confirmée retrouve la pièce de ses débuts, mais pas son rôle. Une jeune actrice sème le doute dans les convictions de son aînée. Une assistante suscite le trouble de sa patronne. Voyage en apesanteur dans les méandres de la création, du jeu et des pulsions humaines, entre rêve et réalité. Olivier Assayas renoue avec un cinéma auto-réfléxif déjà…
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admin
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Arnaud Hée
En fin de festival, le regard fatigue, il s'avoue parfois carrément vaincu (très confortables pour voir les films, les fauteuils le sont aussi pour dormir) ou botte en touche (« je ne sais pas quoi en penser, ça me semble pas trop mal mais en même temps pas terrible »). Puis il faut dire que l'on a vu du jamais vu…
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Sophia Collet
L’hétéroclite Olivier Assayas revient à ses années de jeunesse dans Après Mai, signant un constat de désenchantement post-Mai 68. Art ou politique, idéaux et mise en pratique, ces éternelles questions font la trame de ce revival seventies, à la recherche d’un mouvement perdu. Quels films sont encore possibles sur les idéaux de Mai 68, époque de bouillonnement que le cinéma…
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Arnaud Hée
Après la saga Carlos, Après mai semblait, a priori, répondre à une même ambition narrative ; cette fois d'un point de vue plus personnel – la propre jeunesse du cinéaste – et non un biopic consacré à la vedette du terrorisme international. Une saga sur les années post-1968 qui pouvait laisser craindre bien des écueils, voire même donner des boutons…
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Julien Marsa
Sur Carlos, Olivier Assayas fait preuve d'assurance et d'efficacité dans son expression artistique. Un geste libre, comme l'est sa parole, dans un débit de mots heurtés, accidentés, à l'image de sa méthode de travail. L'occasion pour nous de revenir, en sa compagnie, sur la construction de sa mise en scène et l'énergie qui s'en dégage. J’aimerais, pour commencer, revenir sur…
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Julien Marsa
La production de Carlos fut hasardeuse et l’accouchement difficile : deux ans d’écriture, difficultés de financement, tournage rocambolesque dans plusieurs pays, plainte déposée par le vrai Carlos contre le film, chamailleries autour de son passage en compétition officielle au dernier festival de Cannes. En résulte une version télévision d’une durée de 5h30 diffusée sous forme de série, et un film…
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Marion Pasquier
Quand sort un film d'Assayas, on ne sait jamais trop à quoi s'attendre, quelle forme le cinéaste expérimentera et s'il le fera ou non avec bonheur. Après une trilogie interrogeant la société internationalisée, Clean, Demonlover et Boarding Gate, il revient avec L'Heure d'été au cinéma intimiste du gracieux Fin août, début septembre. Le film fait partie d'une série de commandes…
par
Arnaud Hée
Pour son 60e anniversaire, le festival de Cannes convoque ses champions palmés ou primés autour d'un thème : la salle de cinéma. 33 courts-métrages de 3 minutes défilent, indépendants les uns des autres, simplement liés par cette seule thématique. Alors ? Inégal forcément, c'est la règle. Mais beaucoup de cinéastes ont à dire, à transmettre et donnent à penser sur…
par
Ariane Beauvillard
Même les plus rétifs de l'agglomération parisienne ne peuvent pas ignorer les immenses possibilités cinématographiques qu'offre une telle diversité de quartiers, d'architectures et de populations: la déception est d'autant plus grande que la grande absente est Paris elle-même. Aucune vision de l'espace n'est proposée dans la plupart des courts métrages, aucune représentation un tant soit peu nouvelle des lieux topiques…
par
Clément Graminiès
Près de neuf ans après l'étonnant Irma Vep, Olivier Assayas retrouve l'actrice hongkongaise Maggie Cheung dans Clean, portrait sensible d'une junkie esseulée en quête de repères affectifs et d'une nouvelle vie. Emily, le personnage qu'elle incarne ici, voit sa vie chaotique s'effondrer le jour où son compagnon musicien meurt seul d'une overdose. Délaissée de tous et rendue responsable de son…