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Nicola Brarda
Chaque film a sa recette bien à lui. En temps de festival, cet anodin constat prend des allures d'oracle. On voit en effet défiler d'un jour, voire d'une projection à l'autre, d'harmonieuses compositions où réalisateur, opérateurs et cast se répartissent le mérite (lisez Krigen), aussi bien que des marmites ensorcelées dans lesquelles le style déplorable d'un cinéaste s'entrechoque avec le…
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Nicola Brarda
Sept minutes d'applaudissements: pour un premier long-métrage, Piero Messina peut s'estimer satisfait. Du moins davantage que son compatriote Luca Guadagnino, qui, projeté le même jour, a obtenu le résultat inverse. Sans accorder trop d'importance à cet enthousiasme festivalier, L'Attesa s'avère digne d'une certaine attention par la manière dont il nous fait osciller entre perplexité et surprise. L'attente comme esquive Messina…
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Marie Gueden
Près de 60 ans séparent le film d’Amos Gitaï Tsili présenté à la précédente édition de la Mostra du drame de la Shoah, traité par la figure d’une jeune fille juive réfugiée dans la forêt, soit par une sorte de gros plan et de contrechamp. Dans Rabin, the Last Day, seuls 20 ans séparent l’assassinat du premier ministre israélien le…
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Marie Gueden
Le nouveau film du réalisateur polonais Jerzy Skolimowski a tout d’un film-programme ou d’un film-concept annoncé dans le titre 11 Minutes. Onze personnages pour onze micro-récits d'une durée respective de onze minutes en montage alterné : un mari jaloux (interprété par Wojciech Mecwaldowski) et sa femme, une belle actrice sensuelle (Paulina Chapko), un réalisateur hollywoodien pas très recommandable (Richard Dormer),…
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Josué Morel
Belle idée de la Mostra que de programmer coup sur coup ce matin les films de Jerzy Skolimowski et de Laurie Anderson, qui partagent au moins deux motifs : le 11-Septembre comme point de bascule d’un changement de notre perception du monde, et ce monde vu à un moment par le truchement d’un chien. À côté de la messe théorique…
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Benoît Smith
On se frotte les yeux, on se pince, on aimerait que tout ceci ne soit qu'un affreux cauchemar. Par avance, on s'accrochait au nouveau film de Marco Bellocchio comme à une bouée de sauvetage qui aurait flotté sur la misère globale de cette 72e Mostra. Et pourtant on se noie, dans une incompréhension totale, osant à peine croire ce dont…
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Josué Morel
Derrière les parures atypiques de ce film en stop-motion, coréalisé par Charlie Kaufman (plus connu pour son travail de scénariste pour Spike Jonze et Michel Gondry), se cache en réalité un véritable marronnier du cinéma d’auteur international : donner à voir la solitude qu’engendre le monde contemporain, cet alliage impitoyable de flux et de biais de communication qui font de…
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Josué Morel
On a l’impression, à la sortie de Frenzy d’Emin Alper, d’avoir assisté à ce que pourrait donner un remake du Festin nu de Cronenberg par Kornél Mundruczó (White God). Le film repose sur un dosage maladroit entre film de genre et fable politique sur un pays en proie au chaos (attention, titre programmatique), tout en s’aventurant à moitié vers le…
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Benoît Smith
Le nouveau film du Sud-Africain Oliver Hermanus (Beauty) fait déjà partie des films les plus hués de cette Mostra. Pas si évident, pourtant, de le classer dans le pire du pire de ce qu'on a vu jusqu'à maintenant, vu les quelques effrayants spécimens qu'on a dû endurer. Rien que dans la catégorie des films dont la présence ici reste un…
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Josué Morel
Dans la course au Lion d’or se trouvent de drôles de concurrents sortis d’on ne sait où (mention spéciale à A Bigger Splash, à qui l’on doit pour l’instant l’idée la plus absurde du festival : remaker l’anecdotique Piscine de Deray avec Matthias Schoenaerts pour remplacer Delon), mais aussi quelques noms familiers, bien rodés aux marathons festivaliers. Pablo Trapero est…
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Benoît Smith
Une jeune fille australienne fugue, ses parents partent à sa recherche assistés par un vieux détective privé. Cette histoire apparemment simple et limpide, Sue Brooks la transforme en suite de sketches la racontant de plusieurs points de vue différents, chaque segment apportant son lot de questions et de réponses, d'ellipses à combler, de révélations sur les à-côtés de cette fugue…
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Josué Morel
L’appétit des films « oscarisables » (c’est un genre en soi) pour les figures d’exception et les performances affectées est bien connu : comme attendu, The Danish Girl loge à cette enseigne. Avec ce biopic consacré au « premier transsexuel » (c’est important : c’est un pionnier avant toute chose), Tom Hooper revient à la veine lénifiante et corsetée du…
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Benoît Smith
Il faut ici légèrement contredire ce que disait tantôt le camarade Josué à propos d'une supposée répartition des films de la Mostra par "profils". Equals n'est peut-être pas un blockbuster (il ferait plutôt partie de ces produits d'annexes "indie" des studios hollywoodiens), mais il reste un film d'un genre bien affirmé (l'anticipation dystopique) avec stars installées (Kristen Stewart, Guy Pearce)…
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Josué Morel
Peut-être le film le plus attendu de cette Mostra, Francofonia risque de désappointer nombre des admirateurs d’Aleksandr Sokourov, sacré Lion d’or sur ce même Lido avec Faust. S’il s’en détache par son dispositif, Francofonia affiche ouvertement une grande proximité avec L’Arche russe, et commence d’ailleurs là où le film aîné s'achevait : sur l’image d’un navire transportant symboliquement la mémoire…
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Josué Morel
Que le nouveau film de Cary Fukunaga, soudainement propulsé au rang de cinéaste à suivre après le carton de True Detective saison 1, se déroule dans un « pays africain sans nom » est en soi un symptôme de la dimension passe-partout de son auteur, caméléon capable de traverser le Mexique (Sin Nombre), la Louisiane (True Detective) ou encore les…