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Benoît Smith
En dépit du Lion d'argent reçu à la Mostra de 2002 pour La Maison de fous, il faut bien dire qu'Andreï Konchalovsky, l'ancien collaborateur de Tarkovski et réalisateur du Premier Maître, de Sibériade et même de quelques films américains, est progressivement passé sous le radar des cinéphiles depuis son retour en Russie dans les années 1990. Pour ces derniers, sa…
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Josué Morel
Dernier jour de compétition. Aujourd’hui, c’est au tour d’Andrew Niccol, cinéaste qui s’est fait un nom à la faveur de deux films un peu rapidement encensés (Bienvenue à Gattaca et Lord of War), d’entrer dans la ronde des candidats au prestigieux Lion d’or. Sans être de mauvaise langue, la présence de Good Kill en compétition semble devoir davantage à la…
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Josué Morel
Enfin. On espérait un film beau, fort, enivrant pour sortir de la torpeur cette compétition officielle jusqu’ici avare en émotions. Ce sera Pasolini. Pas un chef d’œuvre (en verra-t-on toutefois un seul d’ici notre départ du Lido ?) mais un très bon Ferrara, qui profite au passage de ce retour en grâce pour rassurer sur la vitalité de son cinéma…
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Josué Morel
Pour son deuxième long-métrage, Alix Delaporte (César du meilleur premier film pour Angèle et Tony, Lion d’or du meilleur court-métrage en 2006 avec Comment on freine dans une descente) rejoint la large délégation française présente en Compétition. Qu’une jeune cinéaste se retrouve dans la plus haute des sélections est une bonne nouvelle, mais on regrette que ce privilège soit accordé…
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Benoît Smith
La vision de films français à la Mostra peut être une expérience étrange pour un Français. Bien que la langue soit familière, la compréhension des dialogues est quelque peu perturbée par l'automatisme qui pousse le spectateur à lire malgré tout les sous-titres au bas de l'écran, fussent-ils en italien et en anglais (les sous-titres français n'existant tout simplement pas sur…
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Josué Morel
Aujourd’hui place à l’un des favoris pour le Lion d’or : le Suédois Roy Andersson et son A Pigeon Sat on a Branch Reflecting on Existence, méditation sur la condition humaine et le sens de la vie teintée d’absurde et d’humour noir. Le film ne souscrit pas à une trame narrative définie mais tient plutôt de l’entremêlement de divers tableaux…
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Nicola Brarda
Beau sujet que celui d'une mère dont l'amour et le désir de protection filial basculent dans la pathologie. Beau sujet, qui finit toutefois par se dissiper dans un film où les intentions abondent, et les parti pris véritables, visuels ou narratifs, manquent à l'appel. Une famille divisée Saverio Costanzo met en scène la rencontre entre un Américain et une Italienne…
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Benoît Smith
Il y avait beaucoup de monde à la première projection de Fires on the Plain à la Mostra. Comme si, depuis la disparition de Kôji Wakamatsu, les festivaliers avaient besoin de se retrouver autour d'un autre cinéaste japonais indépendant, déjanté de la forme et provocateur (ceci dit, Sono Sion sévit toujours). Shinya Tsukamoto adapte ici un roman de guerre réputé…
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Josué Morel
On ne sait pas trop ce qui a incité Alberto Barbera, le directeur artistique de la Mostra, à sélectionner et surtout à placer en Compétition The Cut, le nouveau film de Fatih Akin. Peut-être est-ce par fidélité à un auteur récompensé auparavant au Lido (Soul Kitchen en 2009) ? Ou bien encore à cause de la gravité du sujet –…
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Nicola Brarda
Du documentaire au conte Le film débute sur l'image d'une rue tournée par une caméra amateur. La voix off qui accompagne cette vision d'une anonyme rue iranienne semble livrer un indice univoque : c'est bien d'un documentaire dont il est question. Mais soudain, un changement de plan nous montre celui qui filme, sa caméra en main, et le registre bascule de…
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Benoît Smith
Les chroniques de mafia régionale italienne, ça nous manquait depuis Gomorra. Francesco Munzi s'intéresse ici à la variété venue de Calabre, la 'Ndràngheta. Le début du film intrigue immanquablement, par l'osmose savamment entretenue entre deux espaces qu'on a l'habitude de voir déséquilibrés dans le genre, l'un servant d'arrière-plan ou, au mieux, de refuge à l'autre (même dans la trilogie du…
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Nicola Brarda
Mémoire et douleur Un homme qui chante la douleur de renouer avec le passé ; le visage concentré d'une femme essayant une nouvelle monture de lunettes ; enfin la vue de minuscules cailloux qui, étrangement, tremblent et sautillent: en réalité des larves s'efforçant de percer leur chrysalide. C'est par cette juxtaposition d'images qui nouent la question de la mémoire, de…
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Josué Morel
Pauvre Benoit Poelvoorde. Ce devait pourtant être son festival, lui qui amorçait un grand virage auteuriste pour cette Mostra avec deux films en Compétition, tous deux signés par des cinéastes cotés et dont les derniers films avaient rencontré un large succès critique et une reconnaissance de leurs pairs (Grand Prix à Cannes pour Des hommes et des dieux, prix Delluc…
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Josué Morel
Drôle de projet que cette Rançon de la gloire, incursion de Xavier Beauvois dans le champ de comédie. Le pitch ? Eddy, délinquant tout juste sorti de prison (Benoît Poelvoorde) est hébergé par son ami Osman (Roschdy Zem), émigré algérien qui peine à joindre les deux bouts. Eddy, apprenant la mort de Charlie Chaplin et son enterrement à quelques kilomètres…
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Benoît Smith
Le film d'ouverture d'un festival est rarement le meilleur présage de la qualité de sa sélection. Le nouveau film d'Alejandro González Iñárritu (cinéaste qu'on voit plus souvent hanter le festival de Cannes que la Mostra de Venise) ne fait pas exception. A priori, son sujet pourrait laisser attendre une certaine légèreté par rapport aux étouffe-chrétiens précédents du réalisateur de Babel.…
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Josué Morel
C’est sur une première controverse que s’ouvre la 71ème Mostra de Venise. The Look of Silence, deuxième film de Joshua Oppenheimer (The Act of Killing), suit l’enquête que mène Adi pour découvrir les circonstances de la mort de son frère, victime des tristement célèbres massacres de 1965 en Indonésie. Si le film est mu par une ambition a priori inattaquable…
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Benoît Smith
Ci-gisent les restes d'un dessert non identifié mais crémeux et goûteux, traces d'un débat passionné entre notre trio (Josué, Nicola, votre serviteur) et la curatrice Natacha Milovzorova. Le sujet : l'œuvre documentaire (certains contestent ce terme) de Joshua Oppenheimer, autrement dit deux films, The Act of Killing et surtout The Look of Silence que nous venions tous de voir pour…