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Benoît Smith
Peut-on oser évoquer une fâcheuse tendance des réalisateurs danois "de festivals" à se moquer du monde ? On connaît les facéties contestables de Lars "Von" Trier (dont la question du statut réel ensanglante les rangs de Critikat depuis sa création), de ses élèves de la plaisanterie "Dogme 95" passés depuis à d'autres fumisteries (Thomas Vinterberg au premier rang), de l'émule…
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Benoît Smith
Une dédicace spéciale à la camarade Laurine qui, plus vive que moi, a décelé la première le motif de sourire de ce film qui se veut pourtant très grave et très intimidant, mais qui n'est que poseur et méprisable : un faux raccord au cours d'une des scènes choc les plus choc, trahi par un clapet de cuvette de WC…
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Benoît Smith
On aura compté une bonne poignée de films en noir et blanc à la Quinzaine, cette année - et pas toujours pour le meilleur, la plupart des réalisateurs semblant rechercher avant tout, dans ce choix, la beauté photographique un peu poseuse des plans : ce sont Little Baby Jesus of Flandr, Shit Year, Todos Vós Sodes Capitáns et le moyen…
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Benoît Smith
Sous ses dehors proprets de premier film d'apprentissage autour des émois de l'adolescence, Un poison violent se révèle un peu plus habité que la moyenne. Anna, jeune baptisée revenue de l'internat le temps de faire sa confirmation dans son village breton, est ballottée de scène en scène entre les "piliers" sur lesquels s'appuie son existence, avant de se laisser tenter…
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Benoît Smith
Après Benda Bilili !, un autre attrape-applaudissements compassionnel : au pays de Jaco Van Dormael et son Huitième Jour (le "plat pays", donc : de longs panos nous rappellent complaisamment à quel point c'est plat), des trisomiques rejouent les Rois Mages en noir et blanc. Pourtant, malgré les tics esthétisants et l'étrangeté m'as-tu-vu, on aura cru un petit moment à…
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Benoît Smith
C'était avec ce documentaire que s'était ouverte la Quinzaine des Réalisateurs. Petitement. Les deux réalisateurs suivent la trajectoire, de la notoriété locale aux sunlights européens, du "Staff Benda Bilili", groupe musical congolais composé de handicapés moteurs et d'un gamin jouant de sa guitare artisanale fait d'une corde et d'une boîte de conserve. L'ambiance est plutôt à l'optimisme (le groupe est…
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Benoît Smith
Même pas cinq jours de festival, et on tient déjà un candidat sérieux à une palme : celle du film-phénomène le plus pathétique de cette Quinzaine des Réalisateurs. Synopsis : un père et sa fille ado visitent une maison qu'ils comptent racheter à un ami et qui a grand besoin de restauration. Ces trois personnages mettront soixante-dix-neuf longues minutes de…
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Benoît Smith
De la subsistance/résistance difficile de celui que les gens de son village appellent "Svet-Ake" ("Monsieur Lumière" - son vrai nom n'est jamais mentionné), sympathique électricien local, tandis que son pays, le Kirghizistan, passe d'un pouvoir (la main de fer de l'ancien apparatchik Akaïev, renversé en 2005) à l'autre (à peine plus démocratique, économiquement plus libéral en tout cas). Notre homme,…
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Marion Pasquier
Le réalisateur argentin Diego Lerman, auteur de Tan de Repente (2003) et de Mientras Tanto (2007), présente cette année à la Quinzaine des Réalisateurs L’Œil invisible, adapté d’un roman de Martin Kohan. Le film se passe à Buenos Aires, en 1982, juste avant la guerre des Malouines qui opposa la Grande-Bretagne à l’Argentine, alors sous dictature militaire. Pour évoquer cette…
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Marion Pasquier
Après le remarqué Frankie (2006), Pieds nus sur les limaces est le second long métrage de l’écrivain Fabienne Berthaud. Adaptant ici son propre roman, elle réunit Diane Kruger (rôle principal de Frankie) et Ludivine Sagnier, qui interprètent avec brio une magnifique histoire de sœurs. Le film s’ouvre sur la mort brutale de leur mère, avec laquelle vivait Lily (Ludivine Sagnier),…
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Vincent Avenel
Prix «Regards Jeunes» : J'ai tué ma mère de Xavier Dolan Prix SACD : J'ai tué ma mère de Xavier Dolan Art Cinema Award : J'ai tué ma mère de Xavier Dolan Art Cinema Award (mention spéciale) : La Merditude des choses de Felix Van Groeningen Prix du Label Europa Cinemas : La Pivellina de Rainer Frimmel et Tizza Covi…
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Mathieu Macheret
À l’issue du long continuum de films que propose le festival de Cannes, le critique peine à se souvenir du nom de tous les personnages croisés. Si l’on compte en moyenne quatre films vus par jour sur dix jours, avec une dizaine de personnages mémorables par film, cela donne environ 400 noms à retenir. C’est humainement impossible. Dans cette jungle…
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Mathieu Macheret
À Cannes, le manque de sommeil est un ennemi redoutable. Il frappe sans crier gare et impose indifféremment sa censure arbitraire au milieu des bons ou des mauvais films. Le critique exténué doit bien faire avec et, en dépit des trous noirs, veiller à ne pas émettre à son retour un jugement par trop définitif. Je dois donc l’avouer :…
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Mathieu Macheret
Dieu sait si l’on aime le cinéma de Pedro Costa. Pour certains d’entre nous, En avant, jeunesse ! fut le meilleur film sorti sur les écrans de l’année 2008. On ne peut pas dire que son dernier opus, consacré à une Jeanne Balibar chanteuse, partagée entre l’enregistrement de son album Paramour et les répétitions de La Périchole d’Offenbach, nous ait…
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Mathieu Macheret
De toutes les causes fallacieuses avancées pour expliquer la fréquentation clairsemée du Grand Théâtre Lumière lors du premier jour de la compétition, la pire – et en même temps la plus jouissive – était peut-être la suivante : Tetro a tout pris. La vedette et les spectateurs. À chacune des trois séances du dernier film de Francis Ford Coppola proposées…
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Ariane Prunet
Contournant l’inébranlable dress-code cannois, toute l’équipe de La Merditude des choses est arrivée sur la Croisette lors de la projection officielle…à poil et en vélo. Une entrée en matière ébouriffante pour un film qui, ne l’étant pas moins, fut l’une des très bonne surprises de la Quinzaine des réalisateurs. Gunther Strobbe vit dans un village de la Flandre profonde (appelé…
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Anne-Violaine Houcke
Un festival de cinéma est toujours plein de surprises, des meilleures comme des pires, et c’est tant mieux. Mais il est plus désagréable de ne pas pouvoir trouver la moindre raison à la présence d’un film dans une sélection : mais que diable vient faire La Famille Wolberg dans la Quinzaine des réalisateurs ? Simon Wolberg est un maire respecté,…
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Vincent Avenel
La fin du festival de Cannes se profilait à l'horizon de l'équipe de choc assemblée par Critikat, lorsque certains d'entre nous décidèrent de combler leur retard avec la dernière projection du film qui avait déjà les faveurs enfiévrées de collègues et d'amis : Daniel y Ana. Autant dire qu'il s'est agi de finir en apothéose. Ana et Daniel Torres sont…
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Vincent Avenel
Dure journée pour le jeune réalisateur Chris Chong Chan Fui présenté en fin de Quinzaine des réalisateurs devant les regards de cinéphiles boulimiques, pour la plupart venus sans même savoir de quoi il retournait, durant l'heure et quart que dure Karaoke. Cas relativement rare, sinon unique : la vision du film n'aura pas vraiment renseigné ces gourmands spectateurs, tant est…
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Vincent Avenel
Dans le sud de la France, il existe un pentagone de la folie. Un pentagone tirant sur l’hexagone, avec des côtés irréguliers, avec aussi des zones sans la moindre trace de folie ; mais un pentagone de la folie malgré tout. Faits divers atroces, sombres histoires locales : Luc Moullet mène l’enquête. Avec une nonchalance narquoise vis-à-vis des magazines d’investigation…