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Corentin Lê
Difficile de ne pas penser à L’Aventura de Sophie Letourneur, présenté à l'ACID, lorsque la famille islandaise de L’Amour qu’il nous reste s’assoit à un moment sur une colline pour regarder un coucher de soleil ; le crépuscule renvoie dans les deux films au délitement potentiel du couple. Chez Hylnur Pálmason, personne ne marche toutefois dans son caca pour corrompre,…
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Clémence Duhornay
Pauli, jeune flûtiste professionnel, rentre chez ses parents après avoir tenté de mettre fin à ses jours. Le soir de son retour, il aperçoit une jeune femme qui déambule dans son quartier : casque sur les oreilles et micro à la main, elle enregistre les sons environnants en frappant avec un maillet sur des canalisations, avant que ces percussions improvisées déclenchent…
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Thomas Grignon, Camille Bouthors
Lorsque Miroirs no. 3 commence, on est d’abord un peu perplexe, voire méfiant. Dans une bicoque isolée au bord d’une route de campagne, Betty recueille Laura, victime d’un grave accident de voiture où son compagnon a perdu la vie. La première a des airs de grande bourgeoise déboussolée, façon Marie-Claire chez Bergman ; la seconde est une jeune pianiste berlinoise…
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Josué Morel
La Femme la plus riche du monde a beau avoir remplacé tous les noms des personnages, personne n’est dupe sur l’inspiration juridique de son intrigue : Marianne Farrère (Isabelle Huppert) est Liliane Bettencourt, Pierre-Alain Fantin (Laurent Lafitte) est le fantasque photographe François-Marie Banier – condamné pour abus de faiblesse sur la milliardaire –, le magazine Égoïste devient « Selfish »…
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Fabrice Fuentes
La Vague tient de la rengaine : des corps dansent et chantent avec frénésie, mais sans jamais changer de refrain. On devine que l’obstination fait partie du projet du cinéaste chilien Sebastián Lelio, que son film ambitionne sans relâche de taper du poing, à l’instar de son personnage principal, Julia, abusée sexuellement par son professeur de musique. De sa rage, chaque scène…
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Étienne Cimetière-Cano
La « ville sans sommeil » qui donne son nom à la fiction (inspirée de faits réels) de Guillermo Galoe désigne un bidonville en banlieue de Madrid, habité par plusieurs communautés chaque jour davantage menacées d’expulsion. À défaut de dormir, les plus jeunes générations ne manquent pas de rêver : le film émeut surtout par ses scènes de discussions passionnées…
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La rédaction
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Marin Gérard
Pour ce quatrième épisode d'À l'ombre du festival, notre podcast d'entretiens cannois, Pedro Pinho évoque avec nous Le Rire et le couteau, présenté dans la sélection Un Certain Regard. Disponible également sur Spotify, Deezer, Apple Podcasts et Pocket Casts. Enregistrement et montage : Marin Gérard. Générique : Emile Petitperrin. © Critikat 2025
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Josué Morel, Corentin Lê
Cannes, jour 5. Deux de nos rédacteurs discutent de Nouvelle vague de Richard Linklater, présenté en compétition. Avec une carte blanche consacrée à Miroirs no. 3 de Christian Petzold. Avec : Corentin Lê et Josué Morel. Et Clémence Duhornay pour la carte blanche. Réalisation et montage : Étienne Cimetière-Cano.
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Pierre-Jean Delvolvé
Quelle est cette « ambition d’une espèce particulière, imprécise » (dixit Zweig, dans sa biographie de l’explorateur) qui animait Fernand de Magellan ? Aventurier, héros européen, mais aussi brutal colonisateur et mythe falsifié de la première circumnavigation : les pistes étaient nombreuses pour faire son biopic. Mais Lav Diaz en tire davantage un portrait tantôt opaque, tantôt inquiétant, toujours lointain. C’est que son sujet est…
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Josué Morel
The Phoenician Scheme sort l’artillerie lourde au bout de quelques secondes seulement. À bord d’un avion, Zsa-zsa Korda (Benicio del Toro), un riche industriel qui doit sa réussite à son don pour la magouille, semble sur ses gardes, comme s’il se préparait à l’imminence d’une catastrophe. La menace, instillée par la bande-son d’Alexandre Desplat (sa plus belle partition à ce…
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Marin Gérard
Après un passage par le documentaire (Portraits fantômes), le retour à la fiction de Kleber Mendoça Filho prolonge, dans le sillage de Bacurau, thriller (assez lourd) flirtant avec l’anticipation, le désir de détourner le cinéma de genre pour le faire basculer vers la fable politique. Son titre, L’Agent secret, fait dans cette perspective presque office de fausse piste : d’espionnage, il ne sera…
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Corentin Lê
Couvrant plusieurs décennies de la seconde moitié du XXe siècle, Le Maître du Kabuki raconte l’histoire d’une vie : celle de Kikuo, un prodige du Kabuki, cette forme théâtrale japonaise interdite aux femmes durant le XVIIIe siècle et dont les rôles féminins sont depuis, par tradition, interprétés par des hommes (appelés onnagata). Le récit épouse plus précisément la logique d’un rise…
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Josué Morel
« Assez » : c’est le dernier mot prononcé dans Die, My Love, et il résume bien l’entreprise d’épuisement à laquelle s’est attelé le film. La fatigue du personnage de Grace (Jennifer Lawrence), dont le post-partum se confond avec la démence, n'a d'égal que celle du spectateur : le cinéma de Lynne Ramsay, ce n’est pas nouveau, veut approcher au plus près…
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Étienne Cimetière-Cano
Après Blonde, Andrew Dominik renoue avec la forme documentaire de ses deux films sur Nick Cave, One More Time With Feeling (2016) et This Much I Know to Be True (2022). Dans le premier, Dominik filmait les sessions d’enregistrement de l’album Skeleton Tree en adoptant un dispositif à l'esthétique marquée : un noir et blanc travaillé, une faible profondeur de…
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Corentin Lê
À la fin de Renoir, une réplique a valeur de note d’intention : « Quels ont été les moments marquants ? » demande à Fuki sa professeure d’anglais, après les vacances estivales que vient de passer la petite fille à Tokyo. À la façon d'un diaporama, avec des scènes très brèves et entrecoupées d’ellipses, le montage du film autobiographique de…
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Étienne Cimetière-Cano
Il faut attendre une demi-heure pour comprendre où veut en venir Drunken Noodles. Chapitré en quatre parties, le film s’organise de manière antéchronologique (chaque chapitre est un « flashback » du précédent), sans pour autant que cette structure soit de prime abord explicitée ; ce n’est qu’au milieu du deuxième segment que l’on saisit soudain la composition de l’ensemble. Le…
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Marin Gérard
Pour son premier long, Pauline Loquès assume un parti pris mélodramatique assez éloigné de ce que nous montre ordinairement un premier film français. Nino (Théodore Pellerin) apprend dans un hôpital qu’il a un cancer de la gorge, alors qu’il venait simplement récupérer des résultats d’examens pour prolonger un arrêt de travail suite à un burn-out. Le film le suit les…
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Josué Morel
Redoutable projet que celui de Linklater, qui revient sur la gestation d’À bout de souffle en même temps qu’il ambitionne de pasticher l’esthétique du Godard première manière – on y reviendra toutefois, ce n’est pas si net. Redoutable, car l’équation à multiples facteurs est en principe, mais aussi dans les faits, pratiquement insoluble : peut-on faire un film godardien sur…
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Corentin Lê, Marin Gérard
Cannes, jour 4. Deux de nos rédacteurs discutent d'Eddington d'Ari Aster, présenté en compétition. Avec une carte blanche consacrée à Que ma volonté soit faite de Julia Kowalski. Avec : Corentin Lê et Marin Gérard. Et Pierre-Jean Delvolvé pour la carte blanche. Réalisation et montage : Étienne Cimetière-Cano.