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Josué Morel
Posons une hypothèse incongrue : et si, en dépit des craintes suscitées par les progrès fulgurants de l’IA, la concurrence des plateformes, l’arrêt de la production hollywoodienne pendant de nombreux mois suite à la grève des scénaristes et des acteurs, ou encore le contrecoup toujours palpable du Covid-19, le cinéma, entendu à la fois comme art et industrie, ne se portait…
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Josué Morel, Marin Gérard
Pour ce nouvel épisode d'Hatari, deux de nos rédacteurs débattent de The Killer de David Fincher. Avec : Marin Gérard et Josué Morel. Image : Étienne Cimetière-Cano. Montage : Clément Colliaux.
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Josué Morel
Le retour de Wim Wenders dans la compétition cannoise, quinze ans après Rendez-vous à Palerme, avait de quoi surprendre au regard de sa forme récente. Perfect Days ne changera pas l’impression que le cinéaste n’a plus beaucoup d’inspiration : Wenders suit le quotidien d’un homme dont le travail est de nettoyer les toilettes publiques tokyoïtes et qui, entre deux coups…
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Josué Morel
Depuis The Social Network, le cinéma de David Fincher a trouvé graduellement une forme de plénitude formelle que n’ont pas troublée ses embardées vers des objets de prime abord plus impurs (son impérial Millénium ou sa participation aux séries House of Cards et Mindhunter, dont il a réalisé une poignée d’épisodes et fixé le canon esthétique). Au sein de cet…
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Josué Morel
En sortant de La Passion de Dodin Bouffant, on est pris d’un étrange sentiment (en plus d’une sacrée fringale) : impossible de statuer exactement sur la nature de ce que l’on vient de voir. Nanar ? Film en costumes expérimental ? Premier né d’une rencontre entre le food porn et le cinéma d’auteur ? La vérité se trouve probablement entre…
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Josué Morel
L’Enlèvement retrace l’affaire Edgardo Mortara, qui fit grand bruit en 1858 : un jeune enfant juif de six ans, que sa nourrice aurait baptisé alors qu’il était encore un poupin, est arraché à sa famille par l’Église catholique italienne lorsque cette dernière prend connaissance du sacrement clandestin. Par ce fait divers que Spielberg voulut un temps adapter, Marco Bellocchio remet…
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Josué Morel
Les trois derniers films d’Albert Dupontel (9 mois fermes, Au revoir là-haut, Adieu les cons) ont fait de l’ancien trublion une figure respectable dans le paysage hexagonal. Désormais capable de réunir entre un et deux millions de spectateurs à chaque « historiette » (c’est ainsi qu’il aime à appeler ses films), il a dans le même temps fait main basse sur…
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Josué Morel
Quelques jours avant la présentation cannoise de Killers of the Flower Moon, Martin Scorsese s’est fendu d’une étonnante déclaration : « I’m old. I want to tell stories, and there’s no more time. » Aussi émouvante soit-elle, cette confidence prend une autre couleur après la découverte de sa dernière fresque. « Raconter une histoire », ce n’est pas tout à fait la même chose que…
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Josué Morel
Pourquoi les films d’Éric Toledano et Olivier Nakache sont-ils aussi flous ? On pourrait juger, à raison, que l’abondance de longues focales et d’arrière-plans interchangeables est avant tout la marque d’une esthétique télévisuelle – leur dernier gros succès en date, En thérapie, est d’ailleurs une série. Mais il y a autre chose : le flou apparaît aussi chez le duo comme la…
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Josué Morel
On n’attendait pas grand-chose du Règne animal de Thomas Cailley, auteur du très surfait Les Combattants, petit hit de la Quinzaine en 2014. Force est de constater que son deuxième film s’avère (légèrement) plus prometteur. Cailley concocte un teen movie à l’argument fantastique : pour une raison mystérieuse – il est brièvement question d’un virus, mais le récit ne s’appesantit pas sur la…
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Josué Morel
Au tout début de Club Zéro, un plan rappelle que Jessica Hausner n’est pas une metteuse en scène sans talent. Un panoramique circulaire présente des élèves qui, tour à tour, évoquent à la demande d’une professeure (Mia Wasikowska) leurs attentes pour le cours qu’elle s’apprête à donner. Quelque chose sonne toutefois immédiatement faux : le mouvement de la caméra est…
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Josué Morel
Pour saisir la singularité des derniers films de Radu Jude, il faut s’arrêter sur l’étrange contradiction qui paraît les animer : libres dans leur forme, qui abonde de micro-dispositifs, d’incises et de parenthèses, ils témoignent pour autant d’un didactisme politique pleinement assumé. En dépit des apparences, N’attendez pas trop de la fin du monde est d’ailleurs un film assez simple…
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Josué Morel
Les films de genre de festival tombent souvent dans deux écueils : d'une part, envisager l’incursion sur les terres du fantastique (ou de la science-fiction) comme le terreau d’une allégorie ; de l'autre, remaker plus ou moins directement un classique hollywoodien avec beaucoup moins de moyens et de talent. Acide a la mauvaise idée de de cumuler ces deux tares…
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Josué Morel
Lors du dernier Festival de Cannes, on reconnaissait dans ces colonnes des qualités au film de Justine Triet, sans être pourtant tout à fait convaincus. Ce sentiment n’a depuis pas fluctué, mais la Palme d’or a entre-temps changé la donne : qu’on le veuille ou non, Anatomie d’une chute n’est plus tout à fait chargé de la même aura. À un…
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Josué Morel
Financé par Yves Saint Laurent, ce court-métrage de Pedro Almodóvar, qui voit deux cow-boys raviver les braises d’une passion vieille de vingt-cinq ans, a tout de la petite récréation entre deux projets plus conséquents. L’impression qui se détache de cet embryon de western est d’autant plus cruelle : le cinéaste, qui semble s’aménager un terrain de jeu fétichiste et cinéphile,…
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Josué Morel
Depuis plusieurs mois, pas une semaine ne passe sans que Christopher Nolan ne distille par voie de presse des petits commentaires sur son nouveau film. On pourrait trouver la chose un peu dérisoire, si cette manière de faire monter la mayonnaise n’était en fin de compte pas raccord avec le projet interne d’Oppenheimer, qui accumule les symboles attestant de sa…
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Josué Morel
Le matraquage publicitaire assourdissant qui accompagne Barbie ferait presque écran à l’ambition de Greta Gerwig, qu’il faut prendre au sérieux. Financé par Mattel, le film est bel et bien la comédie pop attendue, en même temps qu’une inévitable manne à merchandising. Mais la cinéaste s’attelle aussi à déconstruire – et à railler – l’image du produit phare de la firme,…
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Josué Morel
Au-delà de ses mérites et défauts, la dernière Palme d’or soulève une question : pourquoi depuis quelques années le cinéma français passe-t-il autant de temps au tribunal ? Lors du dernier Festival de Cannes, on reconnaissait dans ces colonnes des qualités au film de Justine Triet, sans être pourtant tout à fait convaincus. Ce sentiment n’a depuis pas fluctué, mais la Palme…
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Josué Morel
Passages semble matérialiser l’une des aspirations les plus palpables d’Ira Sachs, qui compte Maurice Pialat, Philippe Garrel, Olivier Assayas ou encore Claire Denis parmi ses réalisateurs de chevet : devenir un metteur en scène européen. Ce désir transparaît depuis un moment de son cinéma de chambre, dont l’élégance par endroits feutrée se mâtine toutefois d’une certaine affectation. Cette discrétion mi-fabriquée,…
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Josué Morel
Comment passer après Steven Spielberg ? Cette question, on se la pose forcément avant de découvrir Le Cadran de la Destinée, cinquième volet qui sort l’aventurier de sa retraite pourtant méritée. Indiana Jones, tout en étant un fragment plutôt mineur de la filmographie de son auteur, constitue un rare cas de franchise populaire pilotée (jusqu’ici) par un cinéaste de premier plan. On…