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Ariane Beauvillard
Le cinéma français n'est décidément pas le seul à se regarder le nombril de trop près : tentant mollement de détourner des topoï de la comédie romantique américaine, Sexe entre amis aligne les clichés socio-culturels et, par une platitude narrative éhontée, entre ainsi dans l'immense masse des films très mineurs qui ternissent encore un peu plus le blason de la…
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Ariane Beauvillard
La Mostra 2011 nous réserve peut-être encore quelques surprises. Il faut tout de même avouer que les premiers jours furent durs : films à la qualité très médiocre, nuits de quatre heures, grève des vaporettos, et ce matin, une pluie torrentielle qui s'est abattue sur les courageux venus aux aurores savourer le deuxième film du réalisateur après le vampiresque Morse.…
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Ariane Beauvillard
Voici un film qui célèbre l'Italie que l'on aime : ses criques turquoise, ses villages typiques, ses grands-pères pittoresques, ses petites frappes à scooter et... ses immigrés clandestins ! Crialese n'a pas peur du sujet qu'il prend à bras-le-corps, et fort de toute sa grandiloquence, finit par créer un profond malaise (peut-être un malentendu) sur la représentation qu'il donne des…
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Ariane Beauvillard
Al Pacino est un peu comme Martine : il fait beaucoup de choses (il prend le train, la voiture, parfois même marche-t-il) et reste persuadé que ses multiples activités sont passionnantes et méritent de peupler un long-métrage. Las ! On se tamponne le coquillard à coups de pattes d'alligator femelle de ses voyages, de ses enfants, de sa complicité avec…
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Ariane Beauvillard
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Ariane Beauvillard
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Ariane Beauvillard
Roméo et Juliette s'aimèrent et eurent un enfant, Adam, qui tomba malade. D'une caméra frôlante et pudique, Valérie Donzelli livre un conte sur la douleur des parents sous forme d'art poétique cinématographique et de déclaration de guerre au désespoir mou, et d'amour à la création. Espérons qu'après avoir fait les belles heures de la Semaine de la Critique et du…
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Ariane Beauvillard
Une comédie romantique avec et pour des sexagénaires ? En ces temps de vieillissement de population, l'idée est tentante, et serait même déroutante si quelques œuvres réussies, comme Trop jeunes pour mourir ou Septième Ciel n'étaient déjà passées par là. Après un premier film La Faute à Fidel dont la sympathie et l'émotion nuançaient les maladresses, Julie Gavras tombe dans…
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Ariane Beauvillard, Mathieu Macheret
Il faut bien avouer que l'on attend peu de Ron Howard : prince du conformisme, roi depuis quelques années de l'adaptation de succès de librairie, le réalisateur tente cette fois de marcher sur les traces de Judd Apatow sans réussir à masquer ses pires travers. De clichés sociaux et narratifs en numéros comiques étirés jusqu'à la corde, le réalisateur que…
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Ariane Beauvillard
Qui trop embrasse mal étreint : voulant multiplier les portraits (celui du couple moderne, d'une rivalité entre frères, de l'adultère, de la classe moyenne), le réalisateur croate Rajko Grlić se perd en anecdotiques scènes qui, loin de former un tableau riche de ses détails, font de ce Juste entre nous un amalgame informe et, de fait, annihilent quasiment toute émotion…
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Ariane Beauvillard
Valéry Giscard d'Estaing, ministre de l'Économie au moment de la mort de Georges Pompidou et chantre de l'anti-gaullisme libéral, commande en 1974 un film qui, dans son idée, se devait d'être un hymne à la modernité de sa campagne. Le jeune candidat élancé, « sérieux » comme il aime à le rappeler, ne se doute probablement pas que Raymond Depardon…
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Ariane Beauvillard
Le Mariage de Maria Braun est une sorte de Tristana berlinois mettant en scène la femme-métaphore d'un pays en reconstruction qui menace de sombrer dans la folie. Entre réalisme pointilleux et questionnement intemporel sur le devenir d'une société qui n'aspire qu'au bien-être matériel, Fassbinder, comme toujours, va bien au-delà de la chronique historique. Ce film est l'aveu le plus parfait…
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Ariane Beauvillard
Dieu, la foi, le démon, tout cela... a déjà inspiré William Friedkin et son célèbre Exorciste. Mais la copie, en l'occurrence Le Rite, égale rarement l'original, qui, mal parti et mal arrivé, fait mine de pastiche involontaire et ridicule. A priori, on pourrait voir dans le titre de cette resucée un hommage à Bergman. Mais ici, point de sobriété éclairante…
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Ariane Beauvillard
Lorsque la BBC lui propose en 1952 d'écrire une série radiophonique, Orson Welles a déjà quitté les États-Unis depuis quatre ans, tentant d'organiser son propre système de production, un brin artisanal, qui a pourtant bien fonctionné sur le tournage d'Othello. Fin connaisseur de Shakespeare donc, il réapprivoise dans Dossier secret ses thèmes favoris, le pouvoir, le masque, la vérité fardée…
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Ariane Beauvillard
Si les frères Coen ont souvent joué avec les références du western, ils franchissent ici un cap en réalisant le remake d'un film mineur d'Henry Hathaway, 100 dollars pour un shérif, dont le principal intérêt était la présence d'un John Wayne imposant. Mais, affaiblie par un scénario poussif et une distance glaçante, la fratrie ne réussit pas, malgré quelques apports,…
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Ariane Beauvillard
Keira Knightley versus Eva Mendes, l'affiche est alléchante. Couple d'union contre couple de désir, le duel n'est pas nouveau, bien que régulièrement renouvelé. Mais les atours de comédie de mœurs new-yorkaise vaguement branchée que Last Night ne cesse de se donner font s'évaporer rapidement le film, que l'on oublie, tel un joli guéridon en solde, en dépassant la vitrine. Keira…
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Ariane Beauvillard
Sponsorisé par la BBC, chaîne nationale anglaise qui a vu naître son réalisateur, Tom Hooper, Le Discours d'un roi ne cherche jamais à écorner l'image traditionnelle des Windsor, plate et dorée, qui avait été délaissée le temps d'un film de Stephen Frears. Pourquoi, dès lors, sortir ce genre d'hagiographie sur grand écran ? La présence de Colin Firth, libéré depuis…
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Clément Graminiès, Ariane Beauvillard
Sorti en 1967, L’Incompris n’est peut-être pas le film le plus représentatif de la filmographie de Luigi Comencini, mais sans aucun doute son plus personnel. Quelque part entre François Truffaut et son alter ego américain Robert Mulligan, le film déploie son énergie mélancolique autour du portrait d’un enfant d’une douzaine d’années que l’on croit – à tort, évidemment – insensible…
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Ariane Beauvillard
Dans la longue lignée des biopics musicaux, Nowhere Boy est censé nous dévoiler l'une des success stories les plus célèbres de l'histoire du rock'n'roll, celle de John Lennon. De références incessantes aux futurs Beatles en montage traumatique, le fatalisme d'une biographie filmée qui brosse les fans dans le sens du poil en perd toute substance, jusqu'à l'épuisement du peu d'intérêt…
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Ariane Beauvillard
Un premier film au noir et blanc impressionnant qui a le culot de rompre avec les caciques des représentations de l'ère communiste par l'hommage au polar, et une nouvelle vague polonaise serait née ? À voir cet essai intéressant de mise en scène de l'enfermement, ce serait bien possible. Le cinéma polonais est bien méconnu en France depuis la mort…