Petite déception, mais seulement petite, que ce BGG, adapté d’un célèbre roman de Roald Dahl. Peut-être attendions-nous trop du retour de Spielberg à sa veine de blockbuster enfantin, le premier depuis Les Aventures de Tintin, et peut-être tout simplement trop de Spielberg, qui affiche depuis maintenant une dizaine d’années une régularité impressionnante et un niveau stratosphérique. D’autant que l’entrée en matière – le ravissement d’une enfant par une main gigantesque qui semble jaillir d’un projecteur –, dont la quintessence était déjà contenue dans une première bande-annonce ressemblant à un petit précis de son œuvre, augurait le meilleur. Et de fait le cœur du film est très beau : kidnappée par une ombre dont elle a croisé le regard, la jeune Sophie traverse une succession de strates – le monde des humains, le monde des géants, le monde des rêves – au cours d’une aventure mirifique dont elle ressortira transformée…
