Critikat

Marche ou crève

par Josué Morel

Des romans de Stephen King, Marche ou crève (que le romancier avait publié sous son pseudonyme de Richard Bachman) n’est pas le plus propice à être adapté au cinéma. Il y décrit comment, dans une Amérique dystopique, des jeunes hommes sélectionnés via une loterie participent à une longue marche dont le vainqueur ressort couvert d’or. Le principe ? Les concurrents…

The Outsider

par Josué Morel

Pas besoin d’avoir lu The Outsider pour savoir que la série HBO qui nous intéresse ici est adaptée de Stephen King : difficile de faire fiction plus kingienne, même si elle a été curieusement – et abusivement – comparée à True Detective. C’est d’une part postuler à tort que la création de Nic Pizzolatto jouit d’une originalité suffisante pour constituer…

Doctor Sleep

par Josué Morel

Doctor Sleep de Mike Flanagan n’est pas seulement l’adaptation du livre du même nom de Stephen King, dont le personnage principal est le petit Danny de Shining, désormais adulte : il est aussi la suite directe du film de Kubrick, vis-à-vis duquel King n’a jamais caché son mépris. Ce choix apparaît somme toute évident, tant l’adaptation de 1980 occupe aujourd’hui…

Carrie au bal du Diable

par Louis Barroy

C’est une scène très célèbre des Oiseaux : sur le parking d’une station-essence, un homme explose et se consume avec sa voiture, alors que Melanie (Tippi Hedren), rivée avec d’autres clients de passage à la fenêtre de la station, avait d’abord tenté de le prévenir de ne pas allumer sa cigarette. Or le seul montage de la séquence vient suggérer…

Ça : Chapitre 2

par Josué Morel

Qu’est-ce que « Ça » ? Une créature qui serait la peur personnifiée : entité protéiforme, Pennywise a le pouvoir de mettre en images les phobies secrètes de ses victimes. Le film tire de cet horizon une suite de scènes quasi-autonomes qui brassent tout un imaginaire de films d’horreur. Il suffit, pour s’en convaincre, de s’arrêter sur la séquence où…

Shining

par Matthieu Santelli

Lorsque Stanley Kubrick décide d'adapter sur grand écran le roman de Stephen King, The Shining (1977), il vient d'essuyer le plus gros échec de sa carrière (Barry Lyndon, 1975) tandis que L'Exorciste (Friedkin, 1973), film dont il a refusé la réalisation, a battu des records d'entrées et de recettes partout dans le monde. Déterminé à prendre sa revanche et certain…

Simetierre

par Josué Morel

Simetierre est l’histoire d’un drame terrible, secrètement bouleversant, de deux parents coupables de ne pas avoir instruit à leurs enfants la réalité froide et implacable de la mort. Le récit s’articule ainsi autour d’un double refoulement, qui s'amorce avec l'impuissance des adultes à nommer cette mort, en prétendant qu’un chat écrasé s’est juste enfui. Le mensonge facilite le retour énigmatique…

Dead Zone

par Simon Tortel

Chez Cronenberg, le générique révèle d’emblée les enjeux de l’histoire à venir. Ici, des taches noires s’impriment sur les photos d’un paysage d’automne, jusqu’à le recouvrir progressivement pour découper les lettres du titre du film The Dead Zone, adapté du roman de Stephen King. La vérité enfouie du monde réel sera révélée, son hypocrisie purgée, grâce à la "zone d’ombre"…

Ça

par Fabien Reyre

Il est parfois de ces succès cinématographiques qui dépassent les attentes et qui affolent les spécialistes. Pourquoi Ça, adaptation d’un roman culte de Stephen King, déjà transposé en mini-série de piètre qualité dans les années 1980 (mais qui, au gré de ses innombrables diffusions, a traumatisé toute une génération de gamins), cartonne-t-il autant au box office américain ? Andrés Muschietti,…

La Tour sombre

par Fabien Reyre

Il fut un temps pas si lointain où les romans de Stephen King inspirèrent les plus grands cinéastes, de Brian De Palma (Carrie) à Stanley Kubrick (Shining) en passant par John Carpenter (Christine) et David Cronenberg (Dead Zone). Même un cinéaste relativement mineur comme Rob Reiner a signé deux de ses meilleurs films en adaptant l’auteur : Stand by Me…

The Mist

par Vincent Avenel

Adapter Stephen King au cinéma, c'est un exercice de style. Admirateurs du prolifique auteur comme cinéphiles s'accordent sur une constante: en général, les adaptations de ses livres sont ratées. À tel point que lorsque l'une d'entre elles est plutôt réussie (Shining, Misery, Simetierre...), elle se voit rapidement entourée d'une auréole, d'une réputation parfois usurpée – excepté comparativement. Au moins, The…