par
Clément Graminiès
Cinéaste inégal, autrefois adulé puis oublié, William Wyler a cependant toujours excellé dans les portraits psychologiques de femmes en violent porte-à-faux avec les conventions sociales. Ici, il adapte librement Washington Square de Henry James et livre un film feutré où le vertige de l'humiliation affleure sans cesse. Pour incarner cette héritière en mal d'amour, Olivia De Havilland fait fi de…
par
Ariane Beauvillard
Il faut bien avouer que William Wyler n'a pas tout à fait la même filmographie que George Cukor, et que, malgré quelques œuvres notables comme Ben-Hur ou L'Insoumise, il compte peu de films pionniers. Dans le registre de la comédie sentimentale, Vacances romaines reste pourtant la matrice du genre dans sa construction et son centre féminin. Le film conserve ainsi,…
par
Ariane Beauvillard
Le nom du cinéaste William Wyler a souvent été réduit à son plus grand succès oscarisé, Ben-Hur, et à quelques autres films comme Vacances romaines dont le ton doux-amer ne saurait faire oublier une filmographie bien plus dense que ces prestigieuses envolées appuyées par certaines figures comme Audrey Hepburn ne le laissent paraître. Juste après La Rumeur, qui évoquait en…
par
Clément Graminiès
Méconnu (ou plutôt oublié) dans la filmographie de William Wyler, Histoire de détective, sorti en 1951 ente L’Héritière et Carrie, est une curiosité dans la carrière de l’auteur de Ben Hur. Réalisateur de studio par excellence à qui on a souvent reproché un certain académisme et sa propension à faire du théâtre filmé, le voici intrigué par le néoréalisme italien…
par
Clément Graminiès
Soigneusement rangé au panthéon des films mythiques de nos grands-parents, Ben-Hur marqua le point culminant de la carrière prolifique de William Wyler : avec ses onze Oscars et ses quatorze millions d'entrées en France, l’œuvre fut l'une des dernières grandes démonstrations de la démesure hollywoodienne de l'âge d'or des Studios. Longuet et académique, le film n'a pourtant pas tout perdu…
par
Ophélie Wiel
La Seconde Guerre mondiale fut la guerre de tous les excès. Excès d'horreurs, excès de bombes, excès d'idéologies, excès de propagande. Alors que les médias audiovisuels entraient en force dans le paysage quotidien (le cinéma parlant, rappelons-le, était né seulement douze ans avant le début du conflit), force est de constater que son utilisation, de quelque côté que ce soit,…
par
Clément Graminiès
Durant sa longue carrière hollywoodienne, William Wyler a abordé des genres très différents : du western au péplum, en passant par le policier. Mais, de tous, celui qui lui permettait d'affirmer le plus sa patte singulière était certainement le mélodrame. Après tout une série de portraits féminins qui en fit l'un des plus grands directeur d'actrices dans les années 1940,…
par
Nicolas Maille
Alors que les armées oscarisées de Spartacus s’autorisaient déjà quelques dérives homo-érotiques (voir la scène où Tony Curtis et Laurence Olivier se demandent qui de l’huître ou de l’escargot ils préfèrent), William Wyler ose aborder frontalement avec La Rumeur (1961) l’homosexualité féminine. Il abandonne CinemaScope et grand spectacle pour un drame psychologique en noir et blanc adapté d’une pièce qu’il…
par
Clément Graminiès, Ophélie Wiel
Adapté du romancier Somerset Maugham par le scénariste de Casablanca, Howard Koch, La Lettre est le deuxième film que tourna Bette Davis avec le réalisateur multi-oscarisé William Wyler, deux ans après L'Insoumise (Jezebel, 1938) et un an avant La Vipère (Little Foxes, 1941). Si le rôle tenu par la comédienne joue sur les mêmes registres que ces deux productions, le…