par
Thomas Grignon
Dix ans après les déambulations nocturnes d’Ascenseur pour l’échafaud, La Mariée était en noir poursuit le sacre de Jeanne Moreau en égérie glamour d’un genre nouveau. La femme fatale qu’elle incarne, empreinte d’un érotisme trouble et d’angoisse existentielle, évoque les meurtrières de série blême dont la cruauté trahit l’emprise d’une psychose. C’est bien un traumatisme qui sert ici de détonateur…
par
Simon Denis
À l’orée du XIXe siècle, un enfant d’une douzaine d’années (Jean-Pierre Cargol) est découvert dans une forêt de l’Aveyron où il semble vivre depuis un certain temps. Manifestant plusieurs traits de désocialisation (incapacité à communiquer, absence de conscience de soi…), il est rapidement considéré comme un « enfant sauvage » abandonné très jeune par ses parents et revenu à un…
par
Benoît Smith
Parmi les films issus de la Nouvelle Vague française et brandis en référence (notamment par des cinéastes ultérieurs), Jules et Jim (1962) est volontiers cité aux côtés d'À bout de souffle, de Pierrot le fou et des Quatre Cents Coups. Mais on s'en doute : derrière l'étiquette "film emblématique", chacun de ceux-là recèle sa singularité propre, émanant principalement de celle…
par
Arnaud Hée
Temps contre temps Des circonstances qui resteront secrètes ont fait se rencontrer récemment L’Argent de poche (1976) de François Truffaut et Le Passager (1974) d’Abbas Kiarostami. Dans l’un et l’autre, deux segments mettent en scène le temps, révélant le lien de l’enfance à celui-ci et des approches cinématographiques pour le moins contrastées. Time-code des séquences (éditions DVD) : - L’Argent…
par
Alissa Wenz
Depuis l'édition MK2, très complète et soignée, de 13 films de Truffaut, quelques œuvres manquaient encore à l'appel ; la sortie DVD de La mariée était en noir et de La Chambre verte, réalisés respectivement en 1967 et 1978, comble partiellement cette lacune. Elle offre l'occasion de découvrir ou redécouvrir deux films dont le second, bien que rarement diffusé, est…
par
Ariane Beauvillard
Truffaut tourne La Nuit américaine en 1973 après une dizaine d'années de cinéma. On y trouve dès les premiers travellings les amours naturelles du réalisateur : la marche rapide d'un homme et de figurants entre les arbres comme dans Baisers volés, le goût des scènes de rue foisonnantes, et... Jean-Pierre Léaud, son mentor, son Doinel, prénommé ici Alphonse, du nom…