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La rédaction
Chaque semaine durant le confinement, nos rédacteurs profitent de rediffusions télévisées pour évoquer quelques films marquants. Element of Crime de Lars Von Trier Disponible en replay sur OCS jusqu'au 31/12/2020. L’un des tous premiers plans d’Element of Crime capte, en plongée verticale, le courant d’une eau épaisse et boueuse. Se succèdent sous nos yeux les immondices qu’elle charrie : quelques…
par
Josué Morel
En faisant mine de suivre les pérégrinations d’un tueur en série iconoclaste, The House That Jack Built se présente comme une méditation sur la création. Au fil du dialogue philosophique structurant le film, Jack, qui revêt à la fois les habits du meurtrier, de l’architecte et du photographe, envisage ainsi ses méfaits comme le fruit d’un travail artistique. Chacune des…
par
Raphaëlle Pireyre
Rancunier, Lars Von Trier ruminait son bannissement du Festival de Cannes depuis 2011, suite à ses propos ambigus concernant Hitler en marge de la présentation de Melancholia. Son purgatoire prend fin avec ce film en forme de règlement de compte qui retourne en tous sens l’obsession du mal et de la création. Au détour d'une route forestière, Jack (Matt Dillon)…
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Clément Graminiès
Lorsqu'en janvier 2014, sont sortis sur nos écrans les deux volumes de Nymphomaniac, l'information selon laquelle la version diffusée en salles avait reçu l'accord du réalisateur mais «sans aucune autre implication de sa part» a largement été commentée. De la part de Lars Von Trier, réalisateur habitué aux polémiques (qu'elles soient liées au contenu même de ses films ou à…
par
Julien Marsa
On avait laissé une Joe (Stacy Martin) en pleine fleur de l'âge, étendue et inerte à la fin de la première partie de ce diptyque, stupéfaite d'avoir perdu la moindre sensation de plaisir sexuel, ouvrant un gouffre béant sur le second volet de ses aventures. Comme un écho au début du film, où la nymphomane, sous les traits de Charlotte…
par
Louis Blanchot
Il y a deux manières d'envisager Nymphomaniac : frontalement, ou par les bords. Frontalement, programme numéro un : le « cas nymphomane » traité par Lars von Trier (gros sujet) ; par les bords, programme numéro deux : le « cas LVT » traité au filtre de la nymphomanie (moindre sujet). Ces deux programmes (masculin et féminin, peur et extase,…
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Anne-Violaine Houcke
Lars von Trier, un des réalisateurs « chouchou » du festival de Cannes, aura beaucoup fait parler de lui cette année. Et assurément pour le meilleur et pour le pire. Passons sur le pire, cette désastreuse conférence de presse qui le rendit persona non grata – l’indésirable du festival, le mouton noir vite renvoyé dans ses pénates. Et passons au…
par
Frédéric Caillard
Le modernisme de Greenberg Le critique d’art Clement Greenberg développe – dans une série d’articles – sa théorie du modernisme au milieu du XXe siècle. Elle est publiée en 1961 dans son célèbre recueil Art and Culture. Une des questions principales qui y est posée est celle de l’essence de chaque médium artistique (peinture, sculpture, théâtre, etc…). Selon lui, l’art…
par
Sarah Elkaïm
Alors que sort, dix jours après son aventure cannoise, le sulfureux Antichrist, se profile à l’horizon une rétrospective du cinéaste danois. Pendant deux semaines, le Centre Pompidou offre une tribune à un réalisateur sacrément gonflé. Adulé, controversé, hué, voué tantôt aux nues, tantôt aux gémonies, Lars von Trier avance tel un ovni sur la planète cinématographique. Avec ses peurs et…
par
Sarah Elkaïm
Avec Antichrist, le cinéaste danois repousse plus loin qu’il ne l’avait jamais fait les limites, d’une part, de ses expérimentations formelles, d’autre part, de la mise en scène de ses propres démons. Film somme, film thérapie, il est, de l’aveu de son auteur, le plus important de toute sa filmographie. Déroutant, brutal, ce dernier opus figure les fantasmagories d’un réalisateur…
par
Mathieu Macheret
Le plus navrant dans le dernier film de Lars Von Trier, Antichrist, ce n’est ni son coït plein cadre dès le deuxième plan du film (ah, les testicules qui ballottent au ralenti), ni ces mêmes roubignolles défoncées à coups de bûche, ni l’éjaculation sanguinolente qui s’en suit, ni sa scène de crucifixion d’un mollet à la meuleuse, ni même l’excision…
par
Frédéric Caillard
The Brown Bunny : le corps spectral de Vincent Gallo, rongé par la douleur, avale mètre par mètre les routes des États-Unis et trouve temporairement refuge dans un quotidien bien réglé: motels, volant, musique folk, stations-service… À 7000km de là, au Danemark, les corps nus et ordinaires de la troupe des Idiots de Lars von Trier se pourchassent dans le…
par
Arnaud Hée
Pour son 60e anniversaire, le festival de Cannes convoque ses champions palmés ou primés autour d'un thème : la salle de cinéma. 33 courts-métrages de 3 minutes défilent, indépendants les uns des autres, simplement liés par cette seule thématique. Alors ? Inégal forcément, c'est la règle. Mais beaucoup de cinéastes ont à dire, à transmettre et donnent à penser sur…
par
Claudine Le Pallec Marand
Le décor fantoche du film, qui rappelle celui des séries télévisées de divertissement de Caméra Café (M6) ou Brother and Brother (Canal+) avec leurs squelettes d'entreprises high tech aux décors froids, au rayonnement international et aux prises de décision «hors champ» évoque bien le paradigme contemporain de la structure de travail. A priori, rien d'humain ne peut être associé à…
par
Xavier Collet
L'intégralité de la série culte de Lars von Trier découverte il y a six ans sur Arte sort enfin en DVD chez Opening Vidéo, et nous rappelle, après l'aride Manderlay, que le réalisateur danois possède également un solide sens de l'humour, doublé d'un goût prononcé pour le bizarre. On a souvent comparé, à raison, la série de Lars von Trier…
par
Claudine Le Pallec Marand, Sarah Elkaïm
La trilogie américaine de Lars von Trier met en scène la question philosophique de la liberté. Le propos fuyant est religieusement inspiré, malgré l'absence de signes ostentatoires. Parfois dérangeant, ce second opus est marqué par l'écho des révoltes occidentales des années 1960 et 70 qui mirent au jour la «colonisation» des opprimés de classe, de race ou de genre. Manderlay…
par
Clément Graminiès
Pourtant favori au Festival de Cannes, Dogville s'est fait voler la vedette par le fabuleux Elephant de Gus Van Sant, mais aussi le pitoyable Les Invasions barbares de Denys Arcand. Pourtant, ce premier volet d'une trilogie consacrée aux États-Unis avait de quoi retenir l'attention. Dogville, sous ses aspects faussement compliqués, est un film intéressant bien que formel, bien plus audacieux…