par
Alain Zind
De la pièce originale (Hôtel Europe de Bernard-Henri Levy), le réalisateur Danis Tanović n'a quasiment rien gardé - mis à part, selon ses propres mots, "l'esprit" du texte et l'idée de départ, celle d'un homme répétant un discours dans sa chambre d'hôtel. Si l’on accepte d’un œil bienveillant cette prise de distance avec une pièce aux enjeux politico-moraux douteux (le parti-pris…
par
Pierre-Édouard Peillon
Une décennie après avoir raillé l'obscène pavane médiatique dans les tranchées de la guerre de Bosnie avec No Man's Land, Danis Tanović prend cette fois-ci la direction inverse en se faufilant sur le terrain d'un fait divers peu médiatisé. Déjà passé par le documentaire au début de sa carrière, le cinéaste ne revient pas sur ses pas en choisissant une…
par
Théo Ribeton
Bosnie-Herzégovine, 1991. Martin et sa mère Lucija vivent de la rente d’un père absent, Divko, exilé vingt ans plus tôt en Allemagne. À l’effondrement du communisme, Divko revient, riche, et accompagné d’une séduisante jeune femme. Il entend reprendre possession de sa maison, de ses biens, de son argent, et s’il le peut, de son fils. Avec Cirkus Columbia, Tanović ferme…
par
Ariane Beauvillard
Si No Man's Land comportait quelques idées de mise en scène que l'on ne reprocherait pas à un premier long-métrage, L'Enfer était déjà pavé de clichés sociaux, affectifs et de chichis visuels agaçants. Avec Eyes of War, Danis Tanović revient à ses premières amours, et à ses plus gros défauts : à trop vouloir choquer, il fait de ses personnages,…
par
Chloé Larouchi
Un protagoniste de L'Enfer cite Mesa Selimović, écrivain bosniaque : « Je me suis perdu en me cherchant. » Petite phrase qui ne mange pas de pain mais révèle l'intention de Kieslowski : mener de front trois portraits de femmes mélancoliques en quête d'un fragment d'identité. Parcours inscrits dans un scénario trop mécanique mais contre-balancé par une mise en scène…