Critikat

L’après-coup – Les Safdie dos à dos

par Fabrice Fuentes

Une fois par mois, L’après-coup revient sur un motif, une image ou une série de plans tirés d’un ou plusieurs films récents. Ce mois-ci : les déambulations de personnages filmés de dos par Benny et Josh Safdie.   En réalisant tous les deux un biopic de sportif, les frères Safdie n’ont pas totalement coupé les ponts susceptibles de les relier…

Smashing Machine

par Josué Morel

Étonnante trajectoire que celle des frères Safdie, passés en dix ans des marges du cinéma indé aux honneurs des Oscars, et qui ont désormais décidé, pour acter leur séparation (même si Josh signait déjà seul, en 2009, The Pleasure of Being Robbed), de réaliser chacun de leur côté le portrait d’un sportif. Premier à entrer sur le ring : Benny Safdie,…

Top 10 de l’année 2020

par Josué Morel

1. City Hall – Frederick Wiseman 2. Mank – David Fincher 3. Le Cas Richard Jewell – Clint Eastwood 4. Uncut Gems – Joshua et Ben Safdie 5. Les Choses qu'on dit, les choses qu'on fait – Emmanuel Mouret 6. La Femme qui s'est enfuie – Hong Sang-soo 7. Malmkrog – Cristi Puiu 8. Avant l'effondrement du Mont Blanc – Jacques…

Retour sur Uncut Gems

par Josué Morel, Thomas Grignon, Victor Bournerias

En prolongement de notre critique d’Uncut Gems, nous avons souhaité revenir sur le film, en compagnie de Victor Bournerias, programmateur au Grand Action et fin connaisseur de l’œuvre des deux frères new-yorkais. Josué Morel : Je voudrais commencer par te donner la parole, Victor. Thomas et moi-même avons été agréablement surpris par Uncut Gems des frères Safdie, dont les précédents…

Uncut Gems

par Chloé Cavillier

À travers un plan-séquence reliant l’intérieur d’une pierre précieuse à un côlon, le début d’Uncut Gems résume parfaitement le cinéma des frères Safdie, où la beauté se tapit dans ce qu’il y a plus de sale et trivial. Après la vagabonde cleptomane de The Pleasure of Being Robbed, les amants toxicos de Mad Love in New York ou encore les…

Fragments choisis (Les années 2010)

par La rédaction

Le retour du refoulé (Good Time) Comme dans les précédents films des frères Safdie, Good Time pénètre dans la ville pour explorer une âme écorchée – en l’occurrence Nick (Ben Safdie, d’une sincérité désarmante), jeune handicapé mental dont le regard vide révèle la détresse. Au début du film, la caméra effectue ainsi un zoom avant sur un building new-yorkais, puis…

Mad Love in New York (Génériques)

par Chloé Cavillier

Les premiers cartons de Mad Love in New York défilent sur les images de deux junkies à la rue, Harley (Arielle Holmes) et Ilya (Caleb Landry Jones), qui s’étreignent à même le sol dans un flot de notes aquatiques et extra-terrestres composées par Isao Tomita. Leurs visages exsangues et leurs ongles noircis par la crasse sont les stigmates de leurs…

Good Time

par Fabien Reyre

Aux nostalgiques du cinéma indé américain des années 1990, celui des polars granuleux qui suivent avec affection et empathie les destins cabossés qui errent dans les bas-fonds des métropoles, les frères Safdie réactivent avec Good Time (présenté à Cannes en compétition officielle cette année) les heures glorieuses de Sundance et de Miramax. Tout y est : l’image grossière, la caméra…

Good Time

par Adrien Dénouette

Sous ses dehors de trip survolté façon Pusher, Good Time est surtout une belle histoire de frangins. Le film s’ouvre sur le visage filmé très près de Nick, handicapé mental, prié à cet instant de répondre aux questions d’un thérapeute qui l’intimide. Il se sent coincé, l’image le montre : ses yeux sont perdus dans le vague (Benny Safdie, également coréalisateur…

Mad Love in New York

par Adrien Dénouette

Vendu comme une chronique de laissés pour compte, dans l’héritage des drames toxiques façon Requiem for a Dream, on aurait tort de résumer Mad Love in NY (déjà vu, et traité à Venise) à ses produits d’appel : les kids et la défonce. Principalement parce que le dernier film des frères Safdie, malgré les références massives qui le cernent de…

Mad Love in New York

par Benoît Smith

Avec de précédents films comme The Pleasure of Being Robbed ou Lenny and the Kids (Go Get Some Rosemary), les frères Safdie ont été un peu montés en épingle comme les figures de proue d'un cinéma indépendant new-yorkais fauché mais énergique, avec John Cassavetes pour ancêtre (on peut associer à ce mouvement Ronald Bronstein, un de leurs collaborateurs réguliers, par…

Lenny and the Kids

par Bélinda Saligot

Coup de chapeau aux frères Safdie pour ce premier long métrage malicieux et quasi autobiographique, Lenny and the Kids, l’histoire d’un père divorcé peu ordinaire, projectionniste fou, prêt à accueillir deux semaines ses jeunes garçons dans un minuscule appartement new-yorkais. Dans la joie et la bonne humeur, ce film se questionne sur des temps révolus et réinvente, avec une mélancolie…

Lenny and the Kids

par Vincent Avenel

Ce film aura-t-il jamais les honneurs d’une distribution française ? Les entrées de The Pleasure of Being Robbed y seront pour beaucoup – en tout cas, ce ne serait que justice, tant le nouveau film de Joshua Safdie, ici flanqué de son frère Benny, se révèle bien meilleur que le précédent. Lenny a divorcé de la mère de ses enfants,…