Ciné-club Critikat : Cœurs
par La rédaction
Le ciné-club Critikat vous donne rendez-vous le jeudi 29 février à 20h30 aux 3 Luxembourg pour une projection de Cœurs d'Alain Resnais, suivie d’un débat animé par Marin Gérard et Josué Morel.
par La rédaction
Le ciné-club Critikat vous donne rendez-vous le jeudi 29 février à 20h30 aux 3 Luxembourg pour une projection de Cœurs d'Alain Resnais, suivie d’un débat animé par Marin Gérard et Josué Morel.
par Thomas Lequeu
Mon oncle d’Amérique s’ouvre avec la voix-off du neurobiologiste Henri Laborit. Le professeur jette les bases de la théorie qu’il développera tout au long du film, celle des trois cerveaux humains guidant les trois principaux comportements de l’espèce : la consommation qui assure la survie élémentaire, l’inhibition face à l’agression et la mémoire que l’individu utilise comme une forme d’autojustification.…
par Audrey Jeamart, Ariane Beauvillard
L'Année dernière à Marienbad, Lion d'or cette année-là au festival de Venise, est le second film d'Alain Resnais. Il le réalisa en 1961, sur un scénario du romancier Alain Robbe-Grillet. Tous deux trouvèrent dans cette œuvre une nouvelle forme d'expression cinématographique, libérée des carcans de la représentation traditionnelle. Resnais ébauche également ici une toile de thèmes qui seront souvent les…
S’il fallait offrir un titre au diptyque que composent désormais Vous n’avez encore rien vu et Aimer, boire et chanter, on pourrait opter pour Laughing / Not Laughing tant les deux films ne cessent de se renvoyer la balle d’une même obsession (la mort), mais en s’appliquant chacun à prendre l’autre à contre-pied par le biais de tons et d’effets…
Alain Resnais est mort. Après soixante-dix ans de carrière cinématographique, il laisse derrière lui une filmographie à la diversité saisissante : tenté un temps par la carrière de comédien, c'est finalement sur les bancs de l'IDHEC (actuelle FEMIS) qu'Alain Resnais commence à réaliser des courts-métrages et à monter les films d'autres réalisateurs, comme le documentaire de Nicole Vedrès, Paris 1900…
Le 1er mars 2014 s'est éteint l'immense Alain Resnais, à l'âge de 91 ans. Encore en activité peu avant son décès (son dernier film, Aimer, boire et chanter sortira sur nos écrans le 26 mars prochain), le réalisateur a officié sur près de huit décennies. Après une série de courts-métrages dans les années 1940, Resnais s'impose en 1956 avec le…
par Mathieu Macheret
Avec Providence, Resnais signait un grand film sur la vision active du monde, ou comment un vieil écrivain mourant relance, du fond de sa chambre, les dés de sa vie (et celle de ses proches) au bénéfice d'une œuvre littéraire. Mais Providence fait partie de ces films qui peuvent en cacher un autre, lové à rebours du premier. Celui-là nous…
Commander à Alain Resnais en 1959 un film sur la paix, c'était évidemment provoquer chez cet admirateur du Nouveau Roman une nouvelle forme cinématographique qui avait à peine éclos en quelques films. Ouvrant la voix à L'Année dernière à Marienbad, réalisé deux ans plus tard, Hiroshima mon amour est un film torturé, emprunt des blessures physiques de chacun, des séquelles…
par Pierre Eugène
Alain Resnais continue de faire des siennes dans son dernier long métrage. Éternel joueur indifférent à toutes les modes ou les manières de faire, il réalise un film assez retors, mais aux ambitions simples: montrer, entre nostalgie et expérimentation, une vraie rencontre formelle entre des œuvres (ici, de théâtre et de cinéma), tout en restant fidèle aux acteurs. Qu’on ait…
par Mathieu Macheret
"Je vous appelle pour vous faire part d’une sombre nouvelle." C’est sur cette phrase, scandée une petite vingtaine de fois, que s’ouvre le dernier film d’Alain Resnais. Les acteurs familiers du cinéaste sont conviés, suite à un mystérieux coup de fil, à entendre les dernières volontés d’un ami défunt, auteur de théâtre réputé, et dans l’Eurydice duquel ils ont tous…
par Carole Milleliri
Il est peut-être le plus étonnant et éclectique des cinéastes français : Alain Resnais, l’infatigable passionné du cinéma, jouant avec délectation de ses potentialités formelles, Alain Resnais, l’éternel amoureux des acteurs. S’il a enchanté la Croisette cette année avec Les Herbes folles, il n’en est reparti qu’avec une récompense symbolique, donnant l’impression d’enterrer le cinéaste plutôt que de l’honorer. Alors,…
Alain Resnais n'a jamais été ce que l'on pourrait appeler le suppôt d'une dramaturgie classique de qualité française. Bien qu'il revienne ici à un schéma de narration plus cassé que dans ses derniers films (notamment Cœurs), une impression d'inachevé étreint l'aventurier spectateur des Herbes folles. Mais, allez savoir, c'est peut-être le plus grand talent de Resnais : savoir, peu ou…
Marguerite Muir achète des chaussures. Tant de formes, tant de couleurs. Son choix s’arrête sur une paire. En sortant du magasin, elle se fait voler son sac, rend ses chaussures, reviendra peut-être les acheter. Édouard Baer, en voix off, introduit ce récit sans queue ni tête. Georges Palet trouve le portefeuille, et s’intéresse à cette femme à l’air si triste…
Après les déambulations de L'Année dernière à Marienbad, Alain Resnais poursuit ses investigations sur les méandres de l'esprit humain au travers d'un personnage, Diego/Carlos, communiste espagnol qui milite clandestinement entre son pays d'origine et la France, et d'une époque, les années 1960, avant l'explosion d'un certain mois de Mai. Épousant à l'image la forme spirituelle du doute et de l'ébranlement,…
Ils ont trente, quarante, cinquante ans ou plus. Ils vivent dans le XIIIe arrondissement, près de la BNF, s'y terrent, entre deux chutes de neige. Alain Resnais compose encore ses films comme ses troupes d'acteurs : il y a les anciennes et les nouvelles recrues, les auto-références et la passion d'un cinéaste qui s'intéresse toujours aux films contemporains. Cœurs est…
par admin