par
Joffrey Liagre
Lucy Muir, tout juste sortie du deuil de son mari, décide de quitter sa belle-famille pour s’installer avec sa fille et sa gouvernante dans un cottage en bord de mer. L’endroit, manifestement hanté, lui est fortement déconseillé par son agent immobilier. Mais plutôt qu’un spectre vengeur et terrifiant, l’esprit qui occupe sa demeure s’avère être un ancien capitaine de marine…
par
Clément Graminiès
Récompensé par plusieurs Oscars, Chaînes conjugales est un film précurseur, d'une modernité étonnante. Sorte de Desperate Housewives de la fin des années 1940, le film n'a pas pris une ride, autant virtuose dans sa mise en scène que pétillant dans ses dialogues. À consommer sans modération. Ce qui impressionne dès les premières minutes de Chaînes conjugales, c'est cette capacité qu'avait…
par
Ariane Beauvillard
Il serait presque topique d'évoquer la dernière partie de la filmographie, qu'inaugure ce Guêpier pour trois abeilles, comme un dernier élan crépusculaire. Il y a pourtant quelque chose d'étrangement figé dans ces films plus théoriques, donc celui-ci, sorti en 1967, qui joue, par la mise en abyme et l'adaptation (en l'occurrence celle de Volpone de Ben Jonson), sur une reconstitution…
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Alissa Wenz
Réalisé en 1950, le film de Joseph L. Mankiewicz All about Eve (traduit de manière très partielle par le lapidaire Eve) est sans doute celui qui condense avec le plus de brio ce qui a fait la réputation du cinéaste : des dialogues incisifs, une interprétation de qualité, mais aussi un réel sens de la construction, qui manie les flash-backs…
par
Alissa Wenz
Quatrième film de Mankiewicz, L'Aventure de Madame Muir est certainement l'une des plus belles réussites du cinéaste. Le film, singulier dans la carrière du réalisateur, étonne par la simplicité de sa construction et l'épuration de sa forme, inhabituelles chez le cinéaste des narrations enchevêtrées ; la patte de Mankiewicz, qui ne signait pas encore ses scénarios, est pourtant bien présente,…
par
Ariane Beauvillard
Mankiewicz est probablement l'un des représentants les plus honorables du cinéma mental. Si Quelque part dans la nuit est un rejeton plus mineur de sa filmographie que Soudain, l'été dernier ou Chaînes conjugales, il témoigne néanmoins de la complétude d'un cinéma qui n'oscille pas entre deux genres (le drame psychologique et le film noir) ou deux entités (le personnage et…
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Clément Graminiès
Premier grand chef d’œuvre de Mankiewicz, L’Aventure de Mme Muir fait partie de ces grands classiques qui ont marqué l’histoire du mélodrame d’après-guerre. Si le film, sorti en 1947, arrive très tôt dans la carrière du réalisateur de Cléopâtre, il n’en porte pas moins les thématiques que l’auteur n’aura de cesse de développer par la suite. Avec ce portrait d’une…
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Mathieu Macheret
Non content de signer, avec The Late George Apley, une comédie brillante, doublée d’une étude de mœurs incomparable de finesse et de mordant, le grand Mankiewicz nous invite au plus beau spectacle cinématographique qui soit : le spectacle d’un homme qui change et, ce faisant, élargit son horizon. Mettre en scène l’inflexion d’un caractère aveugle et borné est l’une des…
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Clément Graminiès
Film méconnu dans le parcours de Mankiewicz, tourné loin d'Hollywood et sans véritable star, Un Américain bien tranquille est pourtant une rareté à (re)découvrir. En adaptant très librement le roman de Graham Greene, le réalisateur multi-oscarisé de Chaînes conjugales et Eve livre une nouvelle fois une brillante leçon de mise en scène, essentiellement basée sur ce qui est devenu au…
par
Clément Graminiès
Avant-dernier film de Joseph L. Mankiewicz, Le Reptile est la seule incursion du réalisateur d’Eve dans le western. Parodique et cynique, l’œuvre reprend certaines grandes thématiques chères au cinéaste et se prend un malin plaisir à dynamiter les codes du genre. Généralement considéré comme mineur, Le Reptile ne laisse effectivement pas un souvenir impérissable mais reste une curiosité à redécouvrir…
par
Clément Graminiès
Film hybride et inclassable dans la filmographie de Joseph L. Mankiewicz, le méconnu L’Affaire Cicéron mélange les genres et brouille les pistes avec le brio perfectionniste que l’on connaît du réalisateur d'Eve. Servi par un James Mason ambigu et une Danielle Darrieux vénéneuse et inattendue, le film développe une habile réflexion sur la soumission (amoureuse et/ou idéologique) sur fond de…
par
Anne-Violaine Houcke
Mankiewicz, quatre Oscars en poche, veut quitter Hollywood, ce pays de l'inculture selon lui, pour l'univers plus intellectuel du théâtre, quand la MGM de Dore Shary lui offre un contrat en or, qui laisse au cinéaste une grande liberté dans le choix des sujets. John Houseman, producteur à la MGM, lui propose alors d'adapter Jules César de Shakespeare à l'écran…
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Clément Graminiès
Quelques années après La Ménagerie de verre (1950), Un tramway nommé Désir (1952) et Baby Doll (1956), tous deux réalisés par Elia Kazan, ou encore La Chatte sur un toit brûlant (1958), Mankiewicz s'intéresse à son tour aux écrits de Tennessee Williams, le dramaturge le plus en vogue et le plus controversé d'Hollywood. Même si la collaboration s'est soldée par…
par
Clément Graminiès
Réalisé la même année que le cultissime Eve, soit en 1950, On murmure dans la ville fait pourtant partie des œuvres relativement oubliées de la filmographie de Mankiewicz. Seule collaboration entre le réalisateur et Cary Grant, le film vaut surtout pour son progressisme affiché, même si l'ensemble se révèle finalement assez inégal. En 1950, lorsque Joseph Leo Mankiewicz réalise On…