par
Ariane Beauvillard
L’adaptation comme point de fuite Le Dernier Nabab est le dernier roman d’un Fitzgerald qui n’eut pas le temps d’y poser les dernières touches ; c’est aussi le dernier film d’Elia Kazan qui mêle le spectaculaire au crépusculaire ; c’est enfin une œuvre polyphonique, énigmatique par endroits, dont l’adaptation d’Harold Pinter souligne les errements laissés par l’inachèvement, et en comble…
par
Ariane Beauvillard
Chuck Glover, ingénieur de la Tennessee Valley Authority, est chargé de convaincre les derniers propriétaires terriens réticents de vendre leur terre au gouvernement de Roosevelt. Chuck doit en effet entamer la construction du barrage qui permettra de dompter les eaux du fleuve, de plus en plus meurtrières. Parmi les éléments rebelles, la vielle Ella Garth s'accroche à sa terre tandis…
par
Carole Milleliri
En 1999, Elia Kazan, âgé de 90 ans, reçoit un Oscar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Mais cette reconnaissance officielle suscite une très vive controverse. La Guilde des auteurs réclame même le retrait d'une récompense jugée illégitime. Cette réaction peu commune s'explique par le parcours professionnel et personnel d'Elia Kazan dans les années 1950. En 1955, son film Sur…
par
Clément Graminiès
Produit et réalisé en 1961, La Fièvre dans le sang est probablement le film le plus accompli d’Elia Kazan. Intense et mélancolique, cette œuvre au Technicolor flamboyant marque la consécration d’une jeune actrice trop vite disparue : Natalie Wood. Histoire d’un amour passionné mais non consommé, La Fièvre dans le sang est aussi le témoignage d’une époque – la frénésie…
par
Clément Graminiès
Premier gros succès dans la carrière d’Elia Kazan, Le Mur invisible n’en fut pas moins une œuvre peu louée par l’auteur lui-même, même si elle lui apporta la consécration (plusieurs Oscars, dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur). Projet voulu et très contrôlé par son producteur (l’incontournable Zanuck), Le Mur invisible a tous les symptômes du film à…
par
Alissa Wenz
Pour sa 38ème édition, le festival de La Rochelle a présenté, une nouvelle fois, un programme varié et riche (136 longs métrages), dans un esprit de partage, qui revendique l'absence de compétition et le simple plaisir du film. Proposant des rétrospectives à des cinéastes classiques, mais aussi des hommages, en leur présence, à des cinéastes plus ou moins connus, ou…
par
Ophélie Wiel
À l'est d'Eden, réalisé par Elia Kazan, premier film de James Dean, et La Fureur de vivre, de Nicholas Ray, ont bien plus en commun que la simple présence du comédien. Ils sont avant tout le symbole de ces étonnantes années 1950, où l'Amérique triomphante commence à subir les contrecoups d'une contestation qui culminera au temps de la rébellion douce…
par
Clément Graminiès
Réalisé en 1951 d'après une pièce de Tennessee Williams qu'Elia Kazan a lui-même montée à Broadway en 1947, Un tramway nommé Désir s'est rapidement élevé au rang de mythe cinématographique. Du texte controversé à la mise en scène étouffante en passant par la performance au bord du gouffre de Vivien Leigh et l'explosion du jeune et très sexuel Marlon Brando,…
par
Ophélie Wiel
« Pauvre Mexique, si loin de Dieu et si près des États-Unis » disait Porfirio Diaz, le dictateur mexicain renversé par une révolution en 1910. Il ne croyait pas si bien dire, puisque c'est de la voisine Amérique que surgit alors l'un des leaders de la contestation démocratique, Francisco I. Madero, soutenu à l'intérieur du pays par des leaders rebelles,…